Rencontre avec un cerf de montagne

Au moment du brame, les médias ont l’habitude de nous vendre des images prises dans des cadres idylliques mais qui sont très souvent filmées depuis des miradors, dans des enclos avec de magnifiques pelouses bien tondues, lumineuses et bordées de forêts luxuriantes. Là, on assiste à des scènes où un grand cerf magnifiquement casqué, trône sur un harem d’une vingtaine de biches et ne manque pas une occasion pour affronter ses rivaux dans des combats épiques. En montagne, la réalité est tout autre. Les conditions de vie sont difficiles, les hardes sont un peu déstructurées, hétéroclites  et malgré qu’il y ait une rude concurrence, on se rend compte que les males les plus faibles, préfèrent trouver le salut dans la fuite que dans l’affrontement ; il est vrai, comme disait mon père que « des peureux, il s’en sauve toujours quelques-uns ».🤣

Rencontre avec un « maous costaud »

La saison du brame a été un peu tronquée à cause, encore une fois, des excès de la société humaine. Il y a quelques jours, en fuyant la plaine, en pleine période de pénurie de carburant, avec un temps incertain, j’ai décidé de braver les éléments et d’aller en montagne; en fait, je voulais voir si le taux de testostérone des cerfs avait baissé, eh bien, je n’ai pas regretté. Comme cadre, une météo chaotique, aucune présence humaine et, dans les estives, une scène de théâtre, semblable à une arène antique. Les acteurs, quelques cervidés et comme public, une dizaine de vautours dans les gradins d’un éboulis de rochers. Ces derniers semblaient attendre paisiblement la fin de la scène…😱. C’était magique !

Un cerf « maous costaud »

Trois cerfs étaient en concurrence pour conquérir les biches présentes sur la place de brame mais, très vite, le dominant, un dix cors irrégulier pour qui la morphologie laissait penser qu’il n’aurait aucun soucis, à se faire sa place. Quelques brames et quelques courses poursuites plus tard, le » maous »,  toute concurrence repoussée, à pris son rôle de maître des lieux. J’ai souvent vu des cerfs avec un trophée bien plus flamboyant mais jamais un, affichant une telle prestance ; un vrai taureau de combat. Son goitre était massif, sa robe sombre, ses bois longs et maculés de boue ce qui donnait à l’animal, un air de gladiateur ; ses cris gutturaux, ne venaient qu’amplifier cette impression de puissance. C’était un moment inoubliable, que l’on ne vit et que l’on ne savoure que parce qu’il garde un caractère exceptionnel.

L’image d’un tel animal, on ne peut pas l’oublier …

Pour cette saison, la page du brame est tournée . Pour ma part, j’ai soufflé le chaud et le froid avec des rencontres altérées par des comportements humains déphasés. Je garderai quand même globalement, un excellent souvenir tout simplement parce que la volonté de m’isoler m’a permis, encore une fois, de voir ce que les autres n’ont pas vu.

Du côté du partage avec le public, j’ai fait, dans la semaine, un retour sur les bancs de l’école avec une intervention à l’école primaire de Cintegabelle dans la classe de Maryline PUYO. Les enfants ont, parait-il, trouvé ça « génial » (moi aussi) alors, pour donner suite, nous avons programmé une expo pour l’ensemble de l’école pour mars 2023.

Je vous rappelle aussi que l’exposition « c’est dans ma nature » s’installe à PINSAGUEL à partir du 25 octobre et ceci jusqu’au 15 décembre. Une rencontre avec le public est prévue le vendredi 25 novembre à 21H (visite commentée et diffusion de diaporamas inédits).

N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires directement sur le blog, par émail (ger31l@hotmail.fr) ou sur Facebook.

Merci de votre fidélité et à très bientôt.

Gérard

6 réflexions sur “Rencontre avec un cerf de montagne

  1. Tu as raison Gérard, les gens deviennent de plus en plus con, et ils bravent tous les interdits. Et donc maintenant l’accès à la place du Brame nous est interdit. Je te souhaite de pouvoir continuer longtemps avec les enfants, ils sont encore réceptifs.

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