L’homme et l’animal

Si modeste soit-elle, vous ne pouvez pas vous lancer  dans l’aventure de la photographie animalière par hasard. Vous devez avant tout vouer une véritable passion pour les animaux mais aussi vous poser certaines questions sur le rapport homme-animal. Depuis la nuit des temps, l’homme se considère supérieur; il est le « super prédateur » qui trône en haut de la chaine alimentaire, aussi, par nature, il n’aime pas les autres prédateurs. De tous temps il a donc essayé de jeter le discrédit sur ces individus qui mangent les animaux plus faibles. Au moyen âge, des légendes sont nées et ont souvent provoqué une haine envers certaines espèces a qui on prêtait de porter malheur ou parfois de s’en prendre à l’homme. En ces temps reculés, on pouvait le comprendre mais aujourd’hui, il paraitrait que l’homme a évolué…Notre société nous montre au quotidien qu’elle abrite des individus qui tuent par perversion, alors quelles que soient les intentions qu’on leur prête, chez les animaux, les prédateurs ne tuent que pour se nourrir. Pour moi, respect !!! car ces espèces généralement assez farouches sont difficiles à approcher et donc à photographier, c’est chaque fois, un vrai défit. Du « gentil » chevreuil, aux « méchants » oiseaux de proie, tout un monde…

Le photographe et l’animal: une belle histoire

La chasse photo, n’est pas anodine. C’est un réel plaisir d’approcher un animal, de prendre un cliché mais l’important est de ne pas le perturber; c’est vous qui devez aller vers l’animal et non l’inverse.  Lui  doit garder un périmètre de sécurité envers l’homme, gage tôt ou tard de survie; Il doit rester méfiant. Revoir un animal plusieurs fois c’est super sympa mais attention, il ne faut pas trop « s’attacher » car le jour ou on ne le revoit pas on se pose plein de questions. J’avais rencontré ce brocard à plusieurs reprises puis plus rien pendant plusieurs jours, je m’interrogeais…  Il y a deux jours je l’ai revu.

Les oiseaux de proie respectent la distanciation … avec l’homme

Vous l’avez certainement déjà aperçu faire du vol statique au dessus d’une proie potentielle, c’est le faucon crécerelle. S’il y a des animaux qui savent garder un périmètre de sécurité, ce sont bien les oiseaux de proies. Ces derniers jours j’ai croisé le vol de deux faucons crécerelles qui m’on gratifié d’un » remake » de la saint Valentin. C’est plutôt rare d’en voir plusieurs ensembles mais là, c’était les grands amours.

Un milan noir, perché et en observation.

Les oiseaux de proie prospectent régulièrement  des territoires en faisant des vols de reconnaissance. C’est le cas, par exemple  des buses et des milans, entre autre. Mais parfois, pour ces oiseaux,  une position statique stratégiquement élevée leur permet de surveiller leur environnement;  ils sont dotés d’une vue exceptionnelle. Alors, pourquoi se fatiguer lorsqu’on peut faire la même chose sans bouger ? Le choix d’un arbre mort comme perchoir n’est pas anodin car la végétation ne fait pas obstacle à l’observation ni à leur accès rapide. L’approche d’un humain ou la présence d’une proie et c’est le grand plongeon dans le vide. Ces oiseaux sont des virtuoses de la voltige. Je ne suis pas très fier car mon approche maladroite a fait fuir ce magnifique milan noir.

La chasse photographique n’est pas une science exacte. Vous pouvez être levé aux aurores, plein de bonne volonté,   équipé du meilleur matériel, bénéficier de conditions exceptionnelles et malgré tout vous ne réussissez rien de bon; contrejour, animal tourné du mauvais côté, maladresse et c’est le flop. Quand tous les éléments sont contre vous, il faut vous  ressaisir et vous dire que c’est comme dans le sport on ne peut pas gagner tout le temps. Dans ce petit jeu, c’est l’animal qui a toujours le dernier mot.

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Merci de votre fidélité et à très bientôt, pour un nouvel article.

Gérard

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