VOUS AVEZ DIT « ISARD » ?

Il est l’animal emblématique des Pyrénées. Cousin germain du chamois des alpes, c’est à mon avis, le mammifère le plus difficile à photographier. Il est, par définition, d’une nature très méfiante et son petit gabarit (+ -70 cm au garrot) ne facilite pas la tâche du photographe. Le jour où vous avez décidé de le traquer, il faut, bien entendu qu’il daigne être au rendez mais aussi que vous l’aperceviez avant qu’il ne vous voit. S’il vous domine et se trouve sur un éperon rocheux, ça peut le faire sinon, c’est l’échec assuré. Son habitat habituel, se situe au dessus des zones boisées (sauf en hiver où il descend ) sur des parois escarpées. Ces conditions lui permettent de voir venir les choses de loin et surtout de se préserver un peu des attaques de son principal prédateur, l’aigle royal.  Une certitude, lorsque vous partez sur ses traces, soyez en bonne condition physique car c’est un redoutable escaladeur.

Une femelle avec un « éterlou » sur une crête

Un bouc, marque son territoire.

Habituellement les mâles sont solitaires; en automne, c’est la saison des amours qui débute par un marquage de territoire. Comme le feraient certains animaux en urinant, les mâles marquent leur territoire en frottant leurs cornes sur les végétaux. Ici, à proximité d’une chevrée (groupe constitué de femelles et petits), un vieux mâle, vient mettre « sa carte d’identité » sur son périmètre amoureux. Vous remarquerez qu’il s’est cassé une corne ce qui laisse croire que c’est  un sacré combattant. Contrairement au bois des cerfs, la corne ne repoussera jamais; c’est cassé, c’est cassé ! Malgré ce look décalé , il semble encore bien décidé à conquérir quelques belles demoiselles.

Un câlin quelque peu violent aux végétaux
Une corne cassée signifie que ce vieux monsieur est un bagarreur

Une jeune pousse, nommée « éterlou ».

Dans les Pyrénées, les anciens nomment les jeunes isards, « éterle » pour les femelles et « éterlou » pour les mâles. On considère que cette appellation concerne les animaux dont les cornes ne dépassent pas le sommet de l’oreille. A mon avis, celui ci est âgé d’environ un an et demi (né en mai, juin 2019).

Un « éterlou » ou une « éterle » dans une barre rocheuse

Comment identifier un grand mâle ?

Le mâle est solitaire à l’exception de la période du rut, où il rejoint les hardes de femelles accompagnées des jeunes  « éterlous ». On arrive à les identifier en regardant la « crinière dorsale » (poils hérissés sur l’arête dorsale) et le pinceau pénien.

C’est un garçon, bien mûr !

Ou voir des isards dans la région ?

Par expérience personnelle, je vous dirais qu’il faut se rendre sur quelques sites bien spécifiques comme la réserve d’Orlu (09), la réserve du Mont Valier (09) ou encore sur la « soulane »(versant sud exposé plein soleil) de Porté Puymorens (66). Il y a, bien entendu, d’autres sites où on peut le rencontrer mais tout est souvent lié au facteur chance.  Certains toulousains vont essayer de vous faire croire qu’il faut aller dans le quartier des isards à Toulouse; c’est une « fake news », j’ai vérifié, il n’y en a pas. 😂

Dans la région, l’isard est avec le mouflon, l’animal légèrement retardataire quand on évoque la saison des amours😍. J’ai vu, lors de ma dernière rando que pour les isards ça commençait à picoter du côté des boucs, dans quelques jours ça va être le tour des mouflons. Faudra-t-il encore arriver au moment opportun ? j’y pense….

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Merci de votre fidélité et à très bientôt.

Gérard

Couleurs d’automne.

Dernière visite de la vallée de la Barousse pour cet automne; Cette année, dans la région, nous aurons été privés de l’été indien, cette arrière saison qu’habituellement,  nous apprécions tant. Nous sommes passés, sans transition, de l’été caniculaire à un automne bien maussade, pluvieux (neigeux en montagne) mais qui nous réserve pendant les éclaircies, de magnifiques images. En montagne, les robes des animaux viennent se fondre dans la végétation pourpre, parfois créer de magnifiques contrastes avec les arrières plans. Et puis, il y a toujours quelques scènes insolites qui nous font rêver et parfois sourire. L’image gardera toujours un temps d’avance sur la vidéo parce qu’elle fige une seconde particulière laissant place à l’imaginaire.

Un faon émerge des fougères

Ce jeune faon m’est apparu au milieu de  la végétation, venu de nulle part. Il n’était pas seul, bien entendu, mais mon objectif s’est figé sur sa « belle bougne », une image qui en appelle à la  tendresse. La robe du faon est en parfaite harmonie avec la couleur vert pourpré des fougères. Peintres, à vos palettes !!!

Un faon digne de  « Walt Disney« 

Un faucon crécerelle irrésistible

Ce petit rapace, est un fantastique chasseur qui a un habitat fort diversifié; il est présent en plaine mais aussi jusqu’à très haute altitude. Celui ci s’accordait un petit moment de répit sur un fil électrique. Bel oiseau, magnifique arrière plan verdoyant, je n’ai pas pu résister d’autant qu’il a été sympa de se la jouer tranquille et poser pour moi. Les photographes animaliers professionnels, vont me maudire car il paraitrait que photographier un oiseau sur un fil électrique ça ne se fait pas. Je leur répondrai, « désolé j’ai pas choisi son perchoir et les retouches, je sais  pas faire ».

Faucon crécerelle en mode pause ou pose ?

Une biche en sous bois

C’est assez compliqué de faire une photo en sous bois à cause de la couverture végétale et des obstacles;  cette biche solitaire  a été surprise la feuille aux dents. Remarquez la couleur de sa robe qui se confond avec l’environnement, il y a un véritable mimétisme.

La feuille aux dents 🎶

La biche et son ange gardien

C’est dans ces moments que la photo n’a pas d’égal; figer une scène que vous n’avez ni choisie ni cherchée. Cette scène, je l’ai baptisée « la biche et son ange gardien ». Dans ce type de circonstances, vous ne décidez de rien, ni des conditions de prise de vue, ni des circonstances, ni des acteurs; c’est la nature qui décide de tout, c’est  magique ! Cet intrépide rouge gorge est venu se poser sur le piquet sous le nez de cette biche. Jean de la Fontaine y aurait trouvé, lui aussi, source d’inspiration.

Scène romantique « La biche et son ange gardien ».

Pitié !!! ne regardez pas les photos sur un « smartphone ».

Encore une fois, je vais me faire des amis en répétant qu’une photo se prend avec un appareil photo et se regarde sur un grand écran d’ordinateur. Je revendique être un « anti Smartphone primaire » (là,  je vais prendre une avalanche de  réactions sur le blog). Je dis ça, parce qu’avec le smartphone (ou autre appareil de haute technologie, je n’y connais rien) trop d’entre vous passent à côté de détails. Le parfait exemple avec cette photo qui, au premier regard n’a absolument rien d’exceptionnel,  mais quand on la regarde de près, un petit détail peut prêter à sourire. On pourrait croire qu’il s’agit d’une biche mécanique remontée avec une clé👉👉👉 vous aviez remarqué la position de l’isolateur de clôture ? Non, non ! c’est bien une vraie en chair et en os et pas une biche remontée comme un coucou suisse.

Le faon et la biche « remontée »

Et oui, nous sommes tombés dans une autre saison, parfois triste mais il faut se dire que tout repartira de plus belle au printemps prochain. Cet hiver, comme je suis en déficit de photos d’animaux dans la neige, je vais essayer de relever le défit à moins que… nous n’ayons pas d’hiver, nous n’en serions pas à ça près.

Les prochains articles risquent à s’espacer. Thème très prisé des photographes, la saison des amours de la plupart des animaux, est maintenant révolue, sauf pour quelques espèces 😏… Nous verrons bien quelle actualité, les animaux nous réservent …

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Gérard

« La cerf thérapie », vous connaissez ?

Quelle vie nous menons ! Moi, je fais partie de la minorité silencieuse  qui tolère  le  masque mais qui en a marre  d’en entendre parler. Quelle solution adopter pour oublier cette actualité anxiogène, le masque avec ses adeptes et ses détracteurs ? Alors  que faire à part s’exiler dans la nature, sans TV et surtout sans réseau. Ma solution  pour tout oublier, c’est la « cerf thérapie » (ça ne coute pas 25€ comme chez votre médecin).

Dans cet article, l’actualité animale m’a contraint de vous parler certainement pour la dernière fois de la saison, du brame et de ses mystères. Il est évident que je suis addict à cette espèce animale, peut-être même un peu cinglé mais ça ne me gêne pas vu que dans notre société, les dingues sont si nombreux que l’on a tendance à ne plus les remarquer😁.

Que se passe -t-il en bas dans la vallée de la Barousse?

Les grand mâles, attirés par les biches ont investi les abords des villages. Quelques uns ont été surpris en infraction de « polygamie manifeste »(attention aux contrôleurs de la CAF quand même, faut pas abuser).  Il n’y  avait pas moins d’une quinzaine de prétendantes pour ce magnifique cerf qui donnait un récital de chant; belle santé l’animal 🥵!!!!

Voici » l’ignoble polygame » en train de bramer

Comment ! je me serais trompé sur Jean Claude ????

Dans le précédent article je vous parlais de « Jean Claude », vous savez, l’infatigable séducteur des bronzés. Lorsque je l’avais rencontré la première fois, il était en compagnie d’un autre mâle, un peu plus mûr.  C’est la bizarrerie de la saison , je l’ai retrouvé occupant la même place de brame que son compagnon (mais installé à l’écart); une seule biche était à séduire. Son copain semblait bien passionné et amoureux alors que « Jean Claude » paraissait  totalement passif et désintéressé. Je me serais donc trompé sur les pulsions obsessionnelles de « Jean Claude » ? Bien réfléchi, pourquoi se quereller pour une biche, même qu’elle ait de beaux yeux, au risque de détruire une si belle amitié ?

Jean Claude, assiste médusé aux frasques amoureuses de son copain

Présentation « d’un d’jeun »

Le daguet c’est » l’ado » de la famille ; Il est assez parfois accepté dans les hardes constituées pendant le brame car il ne présente pas une concurrence pour les grand mâles. On l’appelle « daguet » tout simplement parce que sa tête est surmontée des premiers bois qui ont une forme de dague. Celui ci, très filiforme, a besoin un peu de se remplumer, mais ça va venir avec le temps; dans quelques années, il sera peut-être le maitre de la place de brame.

Un daguet un peu « séquet » !!!

Retrouvailles avec ce magnifique grand cerf et sa harde imposante

Rencontré sur une place de brame toute proche l’an passé, le voilà réapparu, puissant, dévastateur  et effrayant pour les jeunes pousses de la harde.  Ces  faons, nés en juin, sont encore sous la protection de leurs mamans qu’ils ne lâchent pas d’une semelle, pardon, d’un sabot. Les jeux sexuels des adultes les inquiètent mais c’est surtout le râle profond du cerf qui les fait, à chaque fois, sursauter et s’écarter soudainement. Les courses poursuites et les déplacements brusques se multiplient pendant ces scènes de brame, ils sont affolés. Ce n’est quand même pas très moral de faire ça devant des enfants…👿

Le grand cerf et sa harde pas tout à fait complète

Cette année m’a montré que, malgré le nombre constant d’individus, il n’est pas toujours facile de se retrouver dans de bonnes conditions pour prendre des photos; il fallait avoir, entre autre, envie d’affronter la météo et ses caprices. La grande satisfaction aura été de revoir quelques animaux, preuve que certains ont survécu aux affres du temps et à bien d’autres entraves  de la vie sauvage animale.

Certains abonnés m’ont demandé si j’avais déjà assisté à des combats entre mâles et bien, non. De belles courses poursuite avec de grand éclats de voix, ça je l’ai souvent constaté. Pour imager,  le cerf est un peu comme l’homme, il a beaucoup de « g..…. » mais au risque d’être ridicule, il préfère s’en aller plutôt que de prendre « une danse ». Plus sérieusement les cerfs qui ont un très grand espace vital, comme c’est le cas en montagne,  n’ont que très rarement l’occasion d’en découdre physiquement avec leurs congénères. A mon avis, c’est souvent la promiscuité qui fait qu’il y a combat.

Je vous donne rendez-vous très prochainement pour un autre petit article.

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 Gérard

Brame; rafraichissement général

Comment pouvait-il en être autrement ? Comme c’est le cas pour  notre société, la nature marche aussi sur la tête. En montagne, après les changements brutaux de température, la pluie et la neige se sont invitées mettant souvent à mal, la vie animale. Les éleveurs qui ont des bêtes dans les estives font leurs comptes. Les intempéries brutales ont perturbé les animaux jusqu’à parfois avoir des conséquences fatales pour eux; En moins d’une semaine, la météo a eu raison de quatre bêtes  sur une estive du port de Balès et il y a ce tout ce que l’on ne voit pas. S’il y en a qui ont profité de la situation ce sont bien les vautours, ils étaient bien présents et repus. Concernant  les cervidés, pour lesquels ce devait être l’apogée de la saison, rafraichissement général; les acteurs sont bien présents, mais les scènes de brame se sont faites très discrètes et les hardes ont tendance à descendre plus bas dans la vallée retardant cette belle sérénade.

Les acteurs sont présents en nombre mais…

Les biches, sont bien au rendez-vous avec, comme à l’accoutumée, leur progéniture de l’année . Au moment de la période du rut, les grands mâles tolèrent la présence de  ces jeunes pousses (les faons ont plus ou moins trois mois) car, même si ce sont des garçons, ils ne représentent pas une concurrence.

Le faon et sa mère en attendant …

Et pendant ce temps certains mâles…

Avec toutes ces perturbations, j’ai assisté cette année à une scène assez insolite. Le brame, « arme de séduction massive » est habituellement  destiné à appeler les biches et surtout à repousser les mâles concurrents du territoire. Le magnifique cerf ci-dessous, membre d’ une harde de cinq mâles bramait et était chaud comme la braise et s’excitait comme jamais. Allez y comprendre quelque chose ?????

Magnifique mâle, membre d’une harde exclusivement masculine.
Le même grand cerf , montrant des signes d’excitation en grattant le sol avec ses bois et ses pattes

Jean-Claude, vous connaissez ?

Jean-Claude, c’était un personnage atypique du film  » les bronzés », un brin gringalet  et qui s’obstinait à séduire la junte féminine en espérant « conclure ». Son expression « je vais m’la faire » est resté dans toutes les mémoires. C’est pour cette raison que j’ai donné ce prénom très sympa à cette génération de jeunes cerfs qui trainent sur les places de brame, pleins d’espoir… Ils sont très souvent chassés comme des malpropres mais, parfois, quand le « vieux » est occupé ailleurs ou a la tête tournée, il arrive parfois, sur un malentendu, qu’ils arrivent à conclure. Pas si bête les  « Jean Claude ».

Jean Claude réfléchit à une stratégie pour conclure le jour J , heure H !!!!

Drôle de période de brame cette année à l’image de la société où l’on a plus aucune certitude; l’ordre établi  est bafoué, et les surprises s’enchainent. Les techniciens de l’environnement  ont du soucis à se faire car toutes les pseudos certitudes sont mises à mal. Pour ma part,  tout modestement, au fil des saisons, je sais  que je ne sais rien sur le monde animal et sur cette nature si capricieuse.

Je vous donne rendez-vous très prochainement avec au programme …. ce que la nature décidera. Peut-être quelques échos un peu plus conventionnels sur la fin de la période du brame mais…

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Gérard

Vautour, un invité surprise…

Comme je vous le disais dans un précédent article, lorsque vous partez en quête photographique, ce n’est pas vous qui décidez qui vous allez rencontrer mais la nature et c’est très bien comme ça. Les amoureux des oiseaux vont être déçus car celui là, ce n’est pas le spécimen le plus glamour mais il n’en est pas moins passionnant de le découvrir.

La curée des vautours

Ce jour là, je partais pour rencontrer des cerfs et ma sortie a été « parasitée » par une scène pas tout à fait banale qui m’a écarté de mon chemin initial. J’ai repéré à longue distance, la présence d’un groupe de vautours. Au risque d’en dégouter certains, la présence de la dépouille d’une vache n’y était pas pour rien (je vous épargnerais la vue du cliché). La curée était terminée mais certains oiseaux étaient restés à proximité. Durant mon approche, quelques individus repus se sont envolés (très lourdement) mais quatre irréductibles ont fait de la résistance en me laissant approcher. Une observation méthodique de ce type de scène permet d’en apprendre toujours un peu plus sur les mœurs de ces oiseaux bien méconnus qui sont souvent victimes d’un délit de « sale gueule ». Certaines personnes auraient assisté à des attaques de bétail vivant; c’est possible… mais les ayant observés à maintes reprises, je n’imagine pas comment avec leur morphologie (envergure de près de 3 mètres), leur poids (10 à 11 kg), leur « pattes de poules », leur maladresse au sol, ils pourraient attaquer des proies vivantes et valides. J’ai constaté par le passé que parfois des vaches leur menaient la vie rude quand une de leur consœur été morte et qu’elles ne voulaient pas que les vautours la consomment. Comment au siècle ou l’on vit, tout le monde à un Smartphone (à part moi 😁) et personne n’a jamais filmé une attaque de vautours sur des animaux vivants et valides, je précise. J’attends la vidéo…

Bien malgré eux….

En attendant,  les vautours jouent un rôle écologique non négligeable et évitent aux éleveurs de faire appel à un service d’équarrissage qui aurait, au vu de certaines configurations géographiques, l’impossibilité d’intervenir. N’oublions pas que par le passé, le vautour occupait essentiellement le versant espagnol des Pyrénées car de grands élevages porcins lui assuraient le repas quasi quotidien. Depuis quelques années c’est interdit (à l’exception de quelques zones de nourrissage bien déterminées) alors les oiseaux ont passé les frontières (encore des sans papiers😉) pour occuper les zones d’estives françaises et jouer un rôle « d’éboueur des cimes ». La viande labellisée « AOC sud ouest » est la meilleure, c’est bien connu et aucun intermédiaire ne vient parasiter la traçabilité des produit😉

Deux superbes vautours fauves rassasiés après avoir consommé de la viande « AOC sud ouest »

Je me fais modestement  l’avocat de la cause de cet oiseau tant décrié et qui a des conditions d’existence très difficiles. Et oui ! il ne mange certainement pas tous les jours à sa faim comme nous et il nous faut donc être tolérants et accepter quelques pseudos dérapages (s’ils sont justifiés et bien réels). La difficulté de se mettre quelques chose sous la dent (enfin le bec) aurait une influence sur le taux de reproduction. La nature n’est pas si mal faite…

Je vous donne rendez-vous sur le blog pour un écho des premières scènes de brame du cerf (ça commence doucement mais surement) à moins que la nature ne me réserve encore une surprise et me détourne du droit chemin.

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Gérard

Cerfs, une journée inoubliable.

Au risque de décevoir les amoureux des oiseaux qui suivent régulièrement le blog, les animaux et les éléments en ont décidé autrement. Pour les oiseaux, je focaliserai sur le sujet cet hiver et au printemps, promis. Celui qui a vu un cerf pour la première fois a du mal, le soir à trouver le sommeil et ça se comprend. C’est vraiment le roi de forêt. En cette journée de fin de congés, la montagne désertée, j’ai vécu une fin d’après midi inoubliable. Découvrons quelques clichés de cet enchantement.

Un cerf un peu « dingo »

Ce cerf, un précoce…

Bien que la période du brame ne soit pas encore lancée, mon attention a été attirée par ce cerf un peu « dingo ». Il était accompagné d’une biche qui elle, avait des réactions on ne peut plus normales. Lui était sans réaction à ma présence et je l’ai même testé en sifflant et en bougeant pour voir s’il n’était pas blessé. Il ne réagissait pas normalement preuve que pour lui, la phase « testostérone » était engagée, un précoce, quoi ! Son regard en dit long …

Quelque chose me fait dire que c’est un garçon !

Des drôles de regroupements familiaux

En cette approche de la période du brame, j’ai constaté qu’il y avait des regroupements un peu inhabituels. Des cerfs étaient encore en groupe avec quelques biches isolées qui les accompagnaient avec les petits de l’année. Drôle de configuration.

Une famille recomposée avant le brame, bizarre …

Au bas de la vallée, l’école des faons

Cette année, jusqu’alors je n’avais pas vu trop de jeunes faons. Et bien, au bas de la vallée, aux abords des villages j’ai enfin découvert les nombreuses nurseries. Les biches élisent domicile proche des maisons pour garantir à leur progéniture une certaine quiétude. Les villages sont maintenant quasi désertés  et où se trouver mieux pour se la couler douce.

Scène insolite avec ces deux faons « gratouillant la pupuce » de manière synchronisée

Un grand moment d’observation

Lorsqu’on connait les habitudes des animaux en fonction des conditions météo et des horaires c’est le top. Cette fin d’après midi là, je me suis retrouvé devant deux hardes; quasiment une heure et demi d’observation ou j’ai vu les animaux sous toutes les coutures et puis, le summum avec ce cerf que j’ai vu et entendu bailler tellement j’étais proche. Une photo et un moment inoubliables.

IL y a des jours, comme on dit, ça veut faire. C’était le cas de cette fin d’après midi où la montagne était quasi déserte et c’est tant mieux pour moi. Le feeling, une approche méthodique et une observation discrète m’ont permis de vivre un grand moment jusqu’à ce qu’un élément vienne perturber la scène. En fait, un chien berger sans aucune surveillance est venu faire fuir les deux hardes avec pertes et fracas. Parfois les éleveurs se plaignent de l’effarouchement des troupeaux par les prédateurs et le fait qu’ils chutent accidentellement dans le vide. Là, le scénario ne mettait pas en scène les mêmes acteurs mais le résultat aurait put être identique. Dans ce cas précis, ce n’était pas une attaque de prédateur mais ceci peut nous éclairer sur les contre vérités qui peuvent parfois  être évoquées ça et là. Je vous laisse imaginer…

Je vous donne rendez-vous très prochainement pour un nouvel article dont le thème sera choisi par les animaux eux-mêmes. N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires directement sur le blog, par émail (ger31l@hotmail.fr) ou sur Facebook.

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Gérard

Barousse, « va y avoir du sport !!! »

La période du brame approche tout doucement. D’ici un petit mois, les choses sérieuses vont commencer dans la vallée de la Barousse (65) comme partout ailleurs où le cerf est présent.  Lors de mes derniers déplacements dans le secteur, j’ai pu constater que le cheptel de cerfs était toujours aussi phénoménal . Sur les estives du port de Balès, à chaque sortie j’ai vu entre 20 et 30 mâles. Dans quelques jours, ces hardes vont se disloquer et ces messieurs vont  se séparer, pour aller rejoindre des femelles et s’approprier divers territoires plus bas dans la vallée. Fort heureusement pour des amateurs comme moi, certains resteront dans les estives avec tout de même, quelques habitudes susceptibles de dérouter un peu les voyeurs que nous sommes. La population de cervidés étant conséquente, j’espère que la quête photographique sera à la hauteur de l’évènement. Je suis impatient …

Harde de cerfs dans les estives du port de Balès

Rencontre avec un cerf pas tout à fait comme les autres.

Depuis 2017, je rencontre régulièrement un animal pas tout à fait comme les  autres. Je l’ai observé à diverses reprises car il a la particularité d’avoir un trophée un peu déficient. Ses bois ressemblent un peu à des arcs et sont irréguliers (3 cors à droite et 2 à gauche). C’est cette particularité qui m’a poussé à m’intéresser à lui car il est facilement identifiable. Il n’a certes pas la beauté et la prestance de certains de ces congénères mais il a son charme et je l’aime bien. Lors de ma  dernière sortie dans le secteur il était dans une harde d’une dizaine de mâles  et sa présence m’a poussé à faire une petite approche. Vite repéré, j’ai tout de même réussi à faire quelques clichés. Vous verrez que l’année dernière dans des conditions climatiques difficiles (photo 1), sous une pluie battante il était déjà là, avec cette posture très fière, tête très haute. Sur le cliché suivant pris il y a quelques jours, il est présent (à droite) dans cette même posture. D’une année à l’autre ses bois, bien qu’ayant mué, ont toujours la même taille et la même forme.

La délicate période de la chute des velours.

Sur une des photos ci-dessous, vous verrez un autre mâle qui a la particularité de connaitre une métamorphoses des bois avec la mue de ses velours. A cette période (fin juillet, début août), de drôles de guirlandes ornent les bois des cerfs. Un moment  délicat pour les animaux qui avec leurs bois sanguinolents sont assaillis par les mouches. Cet épisode  passé,  les bois sont à leur apogée et représentent un signe de virilité et de puissance; c’est une arme de séduction massive … Comme quoi, le fait de porter des cornes (pardon, des bois pour le cerf), est diversement apprécié que l’on soit cervidé ou humain 😂

Des drôles de guirlandes sur le bois gauche de ce cerf.

Un rendez-vous à programmer, l’observation du  brame.

Rendez-vous incontournable pour les amateurs de nature et passionnés d’animaux, le brame du cerf a lieu entre le 15 septembre et le 15 octobre. Cette période peut varier un peu en fonction de l’humeur des animaux mais aussi des conditions climatiques. Pour celles et ceux qui voudraient assister à ce moment assez exceptionnel n’hésitez pas à me contacter. Une règle élémentaire: « apprécier c’est partager… »

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La température monte !

Après une période de vacances forcées, suite à une mauvaise chute (de mon appareil photo, je précise), me voici de retour sur le blog. Cette interruption m’a montré à quel point la photographie peut devenir une véritable addiction. Ces derniers jours, un épisode de canicule nous a un peu assommés. Cette hausse des températures à coïncidé avec une vive montée de testostérone chez le chevreuil; en effet, au cœur de l’été, entre mi juillet et mi août, le chevreuil  rentre en phase de rut. On assiste alors à un changement de comportement chez cet animal; le rut, pas aussi sonore que celui du cerf n’en est pas moins passionnant.

Certains mâles épuisés, s’exposent.

A plusieurs reprises , toujours à peu près à la même heure,  j’ai observé ce jeune brocard couché en bordure d’un champs de tournesol. Cette obstination à rester toujours au même endroit m’a intrigué. En fait, pendant le rut, les brocards parcourent activement leur territoire en quête de femelles réceptives. Après leur quête amoureuse, épuisés, ils prennent un peu de repos en perdant toute méfiance. Une aubaine pour les photographes.

Un romantique, au repos après une nuit agitée.

Les couples se forment

Pour les mâles qui ont  eu la chance de trouver l’âme sœur, ils  restent  en compagnie de la femelle pour s’accoupler régulièrement. Le mâle est alors très protecteur et n’hésite pas à « interpeller « les intrus (congénères ou humains) qui se hasarderaient sur leur territoire. On entend alors  de cris roques « Baou! » qui résonnent dans la forêt. Sur la première photo ci- dessous,  le brocard (regard fixe et oreilles dressées) que je croyais célibataire, a repéré une chevrette sur son  territoire mais il avait déjà conquis une charmante demoiselle. Elle  était couchée dans les herbes et je n’avais pas vue. Une fiancée, ça suffit !!!

Une autre femelle sur mon territoire ?
Mademoiselle était cachée !

Pour le chevreuil, il ne faut pas rater le coche…

La chevrette est réceptive pour la fécondation que 1 à 2 jours, seule période durant laquelle elle acceptera de s’accoupler avec le mâle. L’ovule fécondé ne se développera qu’en décembre (diapause embryonnaire). Cette diapause permet de synchroniser les naissances avec une période plus favorable au nourrissage. Les naissances auront lieu entre mai et juin. La nature est quand même bien faite.


Remarque: sur la photo ci-dessus, prise à la tombée de la nuit, j’ai été surpris  par le positionnement des bois du brocard; ils sont quasiment attenants à leur base et évasés vers le haut. C’est le genre de détail qui permet un bon suivi des animaux

Les périodes amoureuses permettent des approches plus faciles; les animaux,  fiévreux perdent un peu de leur méfiance habituelle, tant mieux pour nous. Ces épisodes de la vie sont passionnants et lorsqu’on prend le temps d’observer même si on est en phase de découverte de ce monde, on apprend toujours des choses. Les écrits, les récits ne remplaceront jamais l’expérience du terrain. Après il y a quelques jours,  les amours du lièvre, aujourd’hui le rut du chevreuil et bientôt le brame du cerf, je vous promets que je vous épargnerai un article sur la vie sexuelle des mouches !😂

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Gérard

Des lièvres comme s’il en pleuvait…

Ce qui fait la qualité d’une surprise, c’est souvent son caractère spontané et exceptionnel, ainsi la nature vous en réserve souvent une. Après une balade sans saveur particulière, j’ai fait une rencontre on ne peut plus insolite, un attroupement de pas moins de cinq lièvres. Au premier abord, je me suis dit « c’est des lapins, c’est pas possible « . Et bien non, après avoir bien observé, j’ai constaté qu’il s’agissait bien de lièvres. Ils étaient cantonnés sur quelques mètres carrés. D’abord calmes, limite somnolents, ils   se mettaient subitement à courir, bondir en se dressant parfois sur les pattes arrières comme pour boxer comme le font les kangourous. Quand on assiste à ce type de scène, on se frotte les yeux et on regarde s’il n’y a pas une caméra cachée; non, non je ne rêvais pas. Renseignement pris auprès d’un initié, cet attroupement serait lié au fait qu’une hase (lièvre femelle) était en chaleur et aurait attiré des prétendants sur son territoire. J’ai eu la chance de pouvoir prendre une trentaine de clichés sans faire fuir ces surprenants acteurs, ce qui me fait dire qu’effectivement, quelque chose les préoccupait bien plus que ma présence.  Voici quelques clichés de cette scène aussi surprenante qu’inattendue.

Un  lièvre avec un regard assez « stone ».

L’effet de surprise passé, j’ai eu le temps de m’attarder sur les « à coté » de la scène. Ainsi, j’ai remarqué le regard complètement « stone » de ce lièvre, c’était « stupéfiant ». C’est l’exemple type de ce qui me passionne dans la photographie animalière, l’expression du regard.  Jugez vous même.

Un lièvre avec la puce à l’oreille.

L’observation attentive permet parfois de s’attarder sur des détails. Ainsi j’ai remarqué qu’un lièvre avait « la puce à l’oreille ». Visiblement sa trajectoire intéresserait du monde…

Il y a des jours, ou la quête photographique n’est pas très riche en quantité mais peut l’être en qualité ou en caractère insolite,  ça a été le cas pour moi cette semaine. Après cette rencontre si particulière, je me hasarderais tout de même à donner un conseil à cette sulfureuse hase: « il ne faut jamais courir plusieurs lièvres à la fois … »

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Merci de votre fidélité et à très bientôt.

Gérard

L’homme et l’animal

Si modeste soit-elle, vous ne pouvez pas vous lancer  dans l’aventure de la photographie animalière par hasard. Vous devez avant tout vouer une véritable passion pour les animaux mais aussi vous poser certaines questions sur le rapport homme-animal. Depuis la nuit des temps, l’homme se considère supérieur; il est le « super prédateur » qui trône en haut de la chaine alimentaire, aussi, par nature, il n’aime pas les autres prédateurs. De tous temps il a donc essayé de jeter le discrédit sur ces individus qui mangent les animaux plus faibles. Au moyen âge, des légendes sont nées et ont souvent provoqué une haine envers certaines espèces a qui on prêtait de porter malheur ou parfois de s’en prendre à l’homme. En ces temps reculés, on pouvait le comprendre mais aujourd’hui, il paraitrait que l’homme a évolué…Notre société nous montre au quotidien qu’elle abrite des individus qui tuent par perversion, alors quelles que soient les intentions qu’on leur prête, chez les animaux, les prédateurs ne tuent que pour se nourrir. Pour moi, respect !!! car ces espèces généralement assez farouches sont difficiles à approcher et donc à photographier, c’est chaque fois, un vrai défit. Du « gentil » chevreuil, aux « méchants » oiseaux de proie, tout un monde…

Le photographe et l’animal: une belle histoire

La chasse photo, n’est pas anodine. C’est un réel plaisir d’approcher un animal, de prendre un cliché mais l’important est de ne pas le perturber; c’est vous qui devez aller vers l’animal et non l’inverse.  Lui  doit garder un périmètre de sécurité envers l’homme, gage tôt ou tard de survie; Il doit rester méfiant. Revoir un animal plusieurs fois c’est super sympa mais attention, il ne faut pas trop « s’attacher » car le jour ou on ne le revoit pas on se pose plein de questions. J’avais rencontré ce brocard à plusieurs reprises puis plus rien pendant plusieurs jours, je m’interrogeais…  Il y a deux jours je l’ai revu.

Les oiseaux de proie respectent la distanciation … avec l’homme

Vous l’avez certainement déjà aperçu faire du vol statique au dessus d’une proie potentielle, c’est le faucon crécerelle. S’il y a des animaux qui savent garder un périmètre de sécurité, ce sont bien les oiseaux de proies. Ces derniers jours j’ai croisé le vol de deux faucons crécerelles qui m’on gratifié d’un » remake » de la saint Valentin. C’est plutôt rare d’en voir plusieurs ensembles mais là, c’était les grands amours.

Un milan noir, perché et en observation.

Les oiseaux de proie prospectent régulièrement  des territoires en faisant des vols de reconnaissance. C’est le cas, par exemple  des buses et des milans, entre autre. Mais parfois, pour ces oiseaux,  une position statique stratégiquement élevée leur permet de surveiller leur environnement;  ils sont dotés d’une vue exceptionnelle. Alors, pourquoi se fatiguer lorsqu’on peut faire la même chose sans bouger ? Le choix d’un arbre mort comme perchoir n’est pas anodin car la végétation ne fait pas obstacle à l’observation ni à leur accès rapide. L’approche d’un humain ou la présence d’une proie et c’est le grand plongeon dans le vide. Ces oiseaux sont des virtuoses de la voltige. Je ne suis pas très fier car mon approche maladroite a fait fuir ce magnifique milan noir.

La chasse photographique n’est pas une science exacte. Vous pouvez être levé aux aurores, plein de bonne volonté,   équipé du meilleur matériel, bénéficier de conditions exceptionnelles et malgré tout vous ne réussissez rien de bon; contrejour, animal tourné du mauvais côté, maladresse et c’est le flop. Quand tous les éléments sont contre vous, il faut vous  ressaisir et vous dire que c’est comme dans le sport on ne peut pas gagner tout le temps. Dans ce petit jeu, c’est l’animal qui a toujours le dernier mot.

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Gérard