« Le Petit Prince »

Déjà en vedette lors de mon précédent article, le chevreuil vient souvent sauver ces bien tristes journées d’hiver. Il ne faut pas trop que je me plaigne car la chance a quand même été de mon côté cette semaine avec la rencontre imprévue avec cette compagnie de sangliers (vous pouvez voir une petite vidéo sur le compte Facebook « Gérard Laurent Photographie ») . Oui, le chevreuil reste une valeur sure et croiser cet animal, me procure toujours un immense plaisir. Lors d’une sortie matinale, j’en ai rencontré plus de 30 individus. j’ai pu observer, photographier, filmer preuve que ma présence répétée sur leurs territoires ne les perturbe pas; à quelques exceptions près, il se sont habitués à moi. Quel bonheur !

Un brocard en pleine mue.

Ce brocard rencontré régulièrement sur la commune de Lautignac-31 vit en harde avec quatre femelles; je le rencontre régulièrement depuis plus d’un an. Ma présence ne semble pas du tout le déranger et, je pense que si les femelles qui l’accompagnent ne lui donnaient pas l’alerte, je m’approcherais encore plus près de lui. Bref ! je sens que l’on est devenus potes.

Un brocard, bien familier.

Un chevrette, pas rassurée du tout.

Contrairement à son congénère, cette chevrette isolée a montré beaucoup de fébrilité lorsque j’ai débarqué dans son périmètre. Sa posture évoque un peu celle d’un chien apeuré du style « la queue entre les jambes ». Elle a tout de même eu la délicatesse de se laisser tirer le portrait, enfin plutôt le fessier.

Un chevrette apeurée, « la queue entre les jambes »

Le magnifique brocard ressort du bois.

Je vous l’avais présenté lors du précédent article et j’ai eu la chance de le revoir dans cette réserve de la commune de POUCHARRAMET-31 habituellement fréquentée par les sangliers. Aujourd’hui, faute de sanglier, on photographie du brocard. Cet animal, arbore un magnifique trophée qui ne sera pas loin d’atteindre les records, car il n’est pas encore à son apogée. Sur la deuxième photo, vous jugerez mieux la taille de ses bois ; sachant que les oreilles font environ 13 cm au niveau du plat du crâne, je vous laisse faire l’estimation. Cet animal, c’est la classe !

Pour moi, il est ressorti du bois.
Un trophée qui va battre des records

Eh oui ! la nature vous réserve de belles surprises, mais j’avoue que cette semaine ces rencontres m’ont procuré plus de plaisir que d’habitude. Pourquoi direz-vous ? Tout simplement parce que quand vous avez le moral miné par cette actualité anxiogène et rébarbative, la moindre source de satisfaction est pleinement savourée. L’été, il est vrai que je flashe beaucoup sur le cerf et cet hiver, mon rayon de soleil c’est vraiment ce « Petit Prince ».

Je vous invite à aller voir quelques photos complémentaires et des petites vidéos sur mon compte Facebook, en espérant que toutes ces images auront les mêmes vertus thérapeutiques que pour moi.

Je vous dit à très bientôt pour une nouvelle parution en fonction de l’humeur de nos amis les bêtes (enfin pas si bêtes que ça). N’hésitez pas à me faire part de vos réaction sur le blog, par émail ou sur le compte Facebook.

Merci de votre fidélité.

Gérard

S’il n’y en avait qu’un …

La vie nous apprend que parfois il faut se contenter de peu et ce peu, si infime soit-il, il faut surtout le savourer. Nous passons trop souvent devant des choses qui, au moment nous paraissent banales et qui par la suite doivent nous faire réfléchir et parfois nous enchanter. Après une belle sortie, le soir en s’endormant il faut se dire « tu te rends compte de ce que tu as vu ? ». Cette semaine, une simple rencontre avec un chevreuil, dans notre campagne environnante m’a émerveillé. Pour vous faire partager ce moment, dans cet article, j’ai fait le choix de ne faire paraitre qu’une photo, parce que c’était lui.

Un brocard avec un trophée assez exceptionnel

Alors que j’essayais de retrouver la trace des sangliers rencontrés la semaine passée, ce magnifique brocard a croisé mon chemin. J’ai immédiatement flashé sur la taille de son trophée. Après une approche méthodique, j’ai fait quelques clichés mais la présence d’autres congénères a perturbé ma progression. L’animal a été alerté et malgré sa tête sympathique n’ a pas toléré d’enfreindre aux lois de son périmètre de sécurité. En pleine période de repousse des bois, imaginez déjà la taille des velours. A mon avis, le trophée, pour notre région est assez exceptionnel. Il fallait rendre honneur à cet animal, à sa beauté et à sa prestance. Vous en pensez quoi ?

Si le cerf est le roi de la forêt, j’ai rencontré son dauphin « le petit prince »

Petite réflexion sur la photographie animalière… En cette période assez creuse, du moins pour moi qui je ne prospecte que mon proche environnement, cela me laisse le temps de la réflexion. Je regarde ce que font ceux qui, comme moi, partagent la même passion, parfois j’échange. C’est très enrichissant et cela me conforte dans ma position de vouloir rester à ma place, loin de la surenchère matérielle et de la concurrence exacerbée. Je souhaite simplement continuer à me faire plaisir et, en ces temps difficiles, cela m’est salutaire.

Je vous donne rendez-vous très prochainement pour un nouvel article. Pour ceux qui ont un compte Facebook, n’hésitez pas aussi à consulter ma page « Gérard Laurent Photographie » ou je passe parfois quelques clichés en cours de semaine.

Merci de votre fidélité et à très bientôt.

Gérard

Brrr !!!! Quelques oiseaux bravant d’hiver.

Dans le précédent article je vous avais dit que les oiseaux allaient faire la une, c’est effectivement le cas. Lorsqu’on fait de la photo animalière, on ne choisit pas toujours le sujet mais il faut sentir les bons coups. C’est compliqué en cette période, où certains matins, le vent aidant, on avait des températures « frisquettes » voire « sibériennes » . Quelques oiseaux bravant le froid et parfois la neige ont daigné poser.

La chouette chevêche, sous la neige.

La Palice n’aurait pas fait mieux, mais il n’est pas du tout logique de faire des photos de rapaces nocturnes en plein jour. Pourtant cette chouette chevêche sera la première de sa famille à rentrer dans  ma galerie « rapace de nuit ». Dans la famille Dalton on l’aurait baptisée Jack; elle n’est pas la plus petite qui est la chevêchette mais juste la taille au dessus;. Cette variété reste un petit gabarit (200 g).  Alors, vous me direz comment avoir réussi à la  photographier en plein jour ? Je pense que le temps neigeux lui a imposé une pause forcée sur cette cheminée, sinon mon compteur serait resté vierge. Mon objectif serait de photographier l’ensemble de la famille Dalton, mais c’est loin d’être gagné.

C’était un jour à ne pas mettre une chouette chevêche dehors

Les cigognes bravent le froid.

A mon arrivée au domaine des oiseaux à Mazères- 09, le vent aidant, il faisait un froid polaire (ressenti -7°). Surprise! sur un  petit lac abrité du vent, dont une partie était dégelée,  une vingtaine de cigognes prenaient un bain de pieds. On a plutôt l’habitude de les voir dans leurs nids, haut perchées. Bien réfléchi, par rapport à la température de l’air, littéralement polaire, l’eau leur paraissait plus accueillante, enfin tout est relatif. Ce constat m’amène quand même à une réflexion sur la sédentarisation de cette espèce dans notre région. Aujourd’hui leurs congénères migratrices sont en  Afrique, ou même en Espagne (ça fait moins loin et ça reste dans espace Schengen) où les conditions météo sont un peu plus adaptées. Cette sédentarisation prouve, quand même que la France reste une belle terre d’accueil 😜

Pour cette cigogne, il faisait trop froid pour aller « livrer des bébés«  à leurs mamans.

Union sacrée  insolite entre deux coqs faisans.

D’après vous, qu’est ce qui peut expliquer la présence de milans royaux sur un territoire en dehors de travaux agricoles ? J’ai ma petite idée sur le sujet: ils arrivent souvent lorsqu’il y a eu des lâchers de gibier à plumes. Alerte générale ! En suivant les vols de repérage des milans,  je me dis, je vais voir du gibier. Ca a été le cas cette semaine où, grâce à cet indicateur, j’ai assisté  à une scène un peu insolite. Deux coqs faisans de deux variétés différentes (faisan de Colchide et faisan obscur) accompagnaient deux femelles. Habituellement les plumes auraient volé et là, le danger présent dans le  ciel,  ils en oubliaient leurs querelles de nature hormonale. Tout est possible, dans la nature, la preuve.  Au vu de ce genre de scène, je confirme que les milans royaux sont des opportunistes en matière d’alimentation; ils sont essentiellement  nécrophages mais quelque chose me dit … Malin, qui détient la vérité.

Faisan Obscur (à gauche) et faisan de Colchide, c’était l’union sacrée.

Un magnifique Elanion me défie

Lorsque vous faites de la photo à l’approche, en fonction des circonstances, vous décidez parfois de faire l’impasse sur un animal. Et puis, il est là, immobile, semblant vous défier, vous craquez. Cet élanion était visiblement habitué à la présence humaine car il m’a laissé faire une approche, on ne peut plus facile. Depuis que je me suis intéressé à cette espèce, je m’interroge:  comment un prédateur qui habituellement a  un plumage neutre, peut-il avoir une robe aussi voyante ? l’explication est peut-être dans ses origines africaines…nouvellement installé dans le sud ouest, il est possible que son plumage fasse comme le coronavirus , qu’il mute.

Elanion: un costume pas très adapté à la chasse

Après une période plus ou moins perturbée par les règles sanitaires, uniquement consacrée à la chasse terrain, des projets semblent se dessiner pour passer à la phase « partage ». Les interventions en milieu scolaire et autres expositions vont enfin repartir, chose qui j’espère, va donner le ton d’un retour progressif à la normale. Ces derniers mois, je me sentais comme en manque, car le contact avec le public lors de ces animations me manque vraiment. Une lueur d’espoir et là …personnellement, je veux sortir de ce marasme coute que coute.

N’hésitez pas à réagir, à partager et si ce n’est pas encore fait, à vous abonner.

Je vous dis à très bientôt sur le blog ou peut-être mieux … sur le terrain.

Gérard

Chevreuils en parure d’hiver.

En ce tout début d’année, mes sorties ont soufflé le chaud et le froid; surtout le froid d’ailleurs. Le gibier est assez peu présent à l’exception des chevreuils. Ces animaux, malins comme des singes, ont changé leurs habitudes en quittant le milieu couvert des bois pour s’installer en hardes, en plein découvert dans des chaumes. Double avantage pour eux,  trouver de la nourriture (maïs et tournesol) et surtout voir venir le danger de loin. Le fait de vivre en harde, ne rend pas la tâche facile de ceux qui veulent s’approcher car il y en a toujours un qui a la tête levée. Pour s’abriter du froid, une petite haie champêtre fait leur affaire. Malgré tout, lorsqu’on est souvent sur le terrain, que l’on connait leurs habitudes, la chance aidant on peut se hasarder à quelques approches.

Après midi, bain de soleil.

Le matin, lorsque le sol est gelé on ne peut pas faire une approche discrète, il semble que l’on marche sur des biscotes, ça craque sous le pas, mieux vaut privilégier la période du début du dégel. C’est alors que beaucoup d’animaux prennent du repos, installés à l’abri d’une haie champêtre ou d’un talus, en plein soleil. Même si on les repère de loin, l’approche est toujours délicate parfois impossible. Ce brocard (1ère photo) , confortablement  installé a mis un peu de temps à m’identifier, m’a laissé prendre un cliché et ensuite à pris la poudre d’escampette avec son compère (photo 2). Quand je fais fuir, mes animaux, je ne suis vraiment pas fier de moi et ça a été le cas.

(1) Un jeune brocard surpris lors du farniente au soleil
(2) Brocard avec de magnifiques velours, version cactus.

Une rencontre inattendue sur une butte.

Parfois, la configuration du terrain vous réserve une belle surprise. Arrivé en haut d’une butte, stupeur !  je me suis retrouvé face à face avec un brocard. En pareil cas, il faut s’arrêter et ne faire aucun mouvement. J’ai eu la chance que l’animal s’approche doucement pour essayer de m’identifier. Le soleil favorable pour l’approche ne l’a malheureusement pas été pour la photo ou je me suis retrouvé à contre jour. La contemplation mutuelle a duré un certain temps jusqu’à ce qu’il me sente et prenne le large. Vous remarquerez sur la deuxième photo comme ce brocard tire la langue et a de faux airs de girafe. J’avais oublié de vous dire, pour la chasse photo à l’approche, pas de gel douche et de parfum, il vaut mieux sentir le renard, enfin, pas trop quand même, parce qu’après il faut rentrer voir maman à la maison …🤢🤢🤢

Rencontre avec ce brocard et son air supérieur; on se demande lequel de nous deux a été le plus surpris.
Un brocard avec, tout de même de faux airs de girafe.

Je profite de l’opportunité pour vous remercier d’avoir été aussi fidèles à mon blog, où, par exemple, pour le jour de l’an, vous avez été plus de 80 visiteurs; pas mal pour un jour où  on a la tête ailleurs qu’à la photo (et souvent envahie par un pic vert). La conjoncture fait que l’avenir est assez incertain mais de mon côté je peux vous faire une confidence, sans la photo, la nature et les animaux, je pense que je serais hospitalisé en psychiatrie🤪🤪🤪. Il est certain qu’il faut avoir du temps libre et je dois avouer qu’aujourd’hui, je dois détenir le record du monde de présence hebdomadaire dans la nature. C’est un véritable sacerdoce; l’avantage par rapport à beaucoup de loisirs, c’est gratuit, ça fait du bien et ça ne nuit à personne.  

Je vous donne rendez-vous pour le prochain article ou, quelque chose me dit qu’il y aura de l’oiseau. N’hésitez pas à réagir directement sur le blog, par email ou sur le compte Facebook Gérard Laurent Photographie.

Merci de votre fidélité et à bientôt.

Gérard

Meilleurs vœux 🤩🤩🤩

Je n’oserai pas vous souhaiter une « bonne année » sachant qu’il y a un an, ça n’a pas été le top. En même temps, les plus optimistes diront, ce ne sera pas difficile de faire mieux …

Cette année, je me contenterai de vous souhaiter une « meilleure année »✨🎉🎊. 

J’ai chargé, ce couple de chevreuil (couple légitime, car j’ai assisté à leur mariage l’été dernier💍💍) de vous adresser tous mes vœux.

Repartons du bon pied pour 2021

Je vous fais, j’espère, la dernière bise « socialement distancé »

Gérard 

Un an déjà…🎂🎂🎂

Le calendrier, vient de me rappeler que cela fait déjà un an que le blog « c’est dans ma nature » a vu le jour. Merci à Pauline qui m’a convaincu et aidé à mettre en place ce projet. Aujourd’hui, vous êtes 90 abonnés et en moyenne plus de 100 visiteurs par mois (hors réseaux sociaux); il y a eu plus de 8000 vues d’images recensées. A ma grande surprise, j’ai constaté que quelques passionnés suivent parfois les articles hors hexagone depuis la Suisse, les Pays Bas,  l’Espagne, les Etats Unis et Monaco…(oui, c’est comme pour le vaccin, dès que vous êtes piqués, vous êtes fliqués 👮‍♂️👮‍♂️). Aujourd’hui vous avez sous les yeux, le 31ème article.

A partir du mois de mars dernier, les expositions et les interventions en milieu scolaire ayant été annulées, le blog m’a fort heureusement permis de continuer à vous faire partager ma passion de façon « virtuelle ». Pour être dans l’air du temps, en juin, j’ai décidé de booster un peu les publications en utilisant les réseaux sociaux et plus particulièrement Facebook. Les retours que j’ai régulièrement de la part des abonnés m’encouragent à poursuivre, mais je ne voudrais en aucun cas tomber dans les travers de toute surenchère. Comme vous tous, j’espère que la situation sanitaire va s’améliorer et que je pourrai reprendre mes activités de façon plus conventionnelle, sur le terrain car le contact humain me manque vraiment.

Un fin d’année en pente douce. Je vous ai dit à plusieurs reprises, que depuis un certain temps, le gibier est quasiment invisible certainement très méfiant vis à vis de l’homme. Bizarre, tout de même car l’an dernier, à pareille époque, ce n’était pas le cas; encore un mystère indéchiffrable de la nature. De plus, autre facteur, il est vrai que la météo est vraiment capricieuse. Les rares animaux que l’on peut observer aujourd’hui ce sont essentiellement les rapaces. Pour cette fin d’année, un écureuil déjà célèbre grâce à Facebook a bien voulu, lui aussi, me faire plaisir et venir agrémenter ma petite galerie.

Un buse, obsédée par une seule idée.

çà a été la surprise d’une de mes sorties. Emergeant du brouillard, j’ai remarqué cette buse posée dans une propriété privée sur un petit arbre à environ deux mètres du sol. Au pied, un chien et aucun des deux ne semblait contrarié par la présence de l’autre. Bizarre, car en temps normal « les plumes auraient volé ». Que se passait-il ? la buse, obsédée par une idée semblait lorgner vers le chien; lui ne bougeait pas et m’observait. Après avoir étudié la situation, je pense que c’était la gamelle du chien qui intéressait l’oiseau; rien ne peux faire oublier la peur de l’homme à part des vues sur une « bonne bouffe » facilement gagnée🥩🍗. La pauvre bête n’avait peut-être pas profité du réveillon de noël comme nous avons pu le faire …

Sortie du brouillard, une buse insensible à ma présence

Un faucon crécerelle, avec un regard de « killer ».

Je vous l’ai fait découvrir à maintes reprises mais j’ai encore craqué en voyant le regard de cet oiseau 👀. Ce faucon, semblait lui aussi figé et ne prêtait aucune attention à ma présence. Alors qu’il était posé sur un poteau, j’ai pu me positionner dessous à 4 ou 5 mètres de mon sujet. Encore une « bizarrerie » du comportement animal parce qu’en temps normal ce n’est quasiment pas envisageable même dans les rêves les plus fous. Je reste persuadé que les animaux savent à qui ils ont affaire.

Un faucon au regard de « killer »

L’écureuil fait son show.

J’ai décidé de mettre un brin de douceur dans cet article où les prédateurs ont la vedette. Après un passage très remarqué sur Facebook, j’ai décidé de remettre cet écureuil en vedette sur le blog; J’ai pensé à une petite frange d’abonnés qui m’ont dit, être allergiques aux réseaux sociaux et qui n’ont que l’accès au blog… eh oui ! ça existe…

L’écureuil est un véritable funambule dans les branches et lorsqu’il se pose, il ne faut pas rater son « shooting photo ». Magnifique l’animal avec, tel un lynx, ses pinceaux de poils au bout des oreilles, ses longues moustaches et son œil pétillant. Adorable bestiole !!!

Un écureuil roux, funambule dans les arbres

Je profite de la période pour vous remercier de m’apporter régulièrement votre aide, et me faire part de vos suggestions et appréciations. J’associe à ces remerciements les personnes qui, durant cette drôle d’année m’ont accompagné dans la nature pour découvrir ces scènes animales aussi surprenantes qu’imprévisibles. Il y a malheureusement eu des annulations liées aux caprices de la météo et aux contraintes imposées par la crise sanitaire; j’espère rattraper tout ça l’année prochaine. J’espère qu’en 2021, d’autres personnes « craqueront » et que leur refilerai mon virus. Apprécier c’est aussi partager, chose que je m’efforce de faire dès que j’en ai l’opportunité.

A très bientôt et bonne fin d’année. 🥳

Gérard

Quartiers d’hiver…

A l’heure du deuxième déconfinement, le périmètre s’est enfin élargit et permet d’aller prospecter un territoire plus vaste. Pour la montagne, on attendra quand même, la neige et moi, ça fait deux (non ! ce n’est pas à cause de la mise à l’arrêt des remontées mécaniques😁). Cette semaine, quelques  sorties et de belles rencontres avec des oiseaux, bien sûr, mais aussi avec un petit rouquin.

La mésange et le rouge gorge ont senti l’hiver arriver.


Une mésange dans un cadre dirait-on, printanier, pourtant …

La mésange, comme le rouge gorge réapparaissent quand les premiers froids arrivent. Ce sont des oiseaux hyperactifs donc difficiles à photographier. Même à l’affut, les clichés sont très délicats à prendre, il faut être persévérant et ne pas avoir peur de rater; fort heureusement, avec le numérique c’est possible.

La gorge colorée comme la braise !!!!

Une sittelle renversante

Nouvelle venue dans mon « tableau de chasse », la sittelle. Ce petit passereau, très coloré m’a donné le tournis. Très actif, il a aussi la particularité, pour se nourrir, de s’accrocher aux troncs d’arbre la tête en bas (recherche de vers et larves), chose qui inconsciemment vous perturbe au moment d’appuyer sur le déclencheur de votre appareil photo. Je ne connaissais pas trop cet oiseau et j’ai été émerveillé de le découvrir et enfin de pouvoir lui tirer le portrait. Figer l’instant par la photo, permet aussi à postériori, une analyse des traits, d’apprécier sa robe et de faire des recherches pour mieux le connaitre; c’est très enrichissant. Cet oiseau est assez présent dans notre région mais je suis sûr que beaucoup d’entre vous vont le découvrir.

La sitelle dans une position « renversante », une larve au bec.

Un sacré coup d’aile

Sur le vif, on ne se rend pas toujours compte de la qualité d’une photo; On a parfois de belles surprises en regardant les résultats à la maison. Voici un cliché d’un verdier d’Europe. En fait, au moment où je prenais la photo, un autre oiseau est venu faire un « effet d’aile  » au dessus de sa tête, ce qui donne cette ondulation. Conclusion: « Photoshop » est totalement dépassé; avec les oiseaux, les retouches, la nature s’en charge.

Un verdier d’Europe, orné d’un coup d’aile.

L’écureuil roux, un invité surprise, parfois amnésique.

Il est l’animal emblématique d’une grande banque, connu pour être le garant « des noisettes » que vous déposez dans son coffre💰. Au risque de vous effrayer, je vais vous faire une confidence; Dans la nature, l’écureuil fait des provisions de fruits secs (noisettes, noix, pignons de pins etc.) en vue de l’hiver. Il les cache ou les enterre mais…problème, il n’a pas de mémoire et n’en retrouve que très peu. Le geai, par exemple, profite des troubles de la mémoire de notre petit ami. Pour les fruits qui restent, la dissémination permet quand même la régénération des espaces boisés. Après ce récit anxiogène pour les épargnants🤑🤑, même si vous avez des craintes pour vos noisettes, je vous interdit d’appeler votre conseiller financier avant d’avoir terminé de lire cet  article.

Un petit rouquin, parfois amnésique.

Cette semaine donc, retour à une vie quasi normale, du moins pour des activités nature. Bien sympathiques les retrouvailles, ça fait du bien et ça régénère. Ouf !!!!!

Je vous donne rendez vous très prochainement; malgré les fêtes, la chasse photographique continue pour moi en espérant que le père noël me gâte.

N’hésitez pas à me faire part de vos réactions, à communiquer le lien à vos connaissances et peut-être à me donner quelques idées pour bonifier mon blog.

Merci pour votre fidélité et « bonnes fêtes ».

Gérard

Quelques rapaces bien de chez nous.

Citation: « Un oiseau assis sur un arbre n’a jamais peur que la branche casse, parce que sa confiance n’est pas dans la branche, mais dans ses propres ailes »

Rudes semaines, ou les animaux ont quasiment déserté les campagnes. Déserté, oui, mais partiellement car à la tombée de la nuit certains se hasardent …

Comme je vous l’ai maintes fois avoué, l’oiseau et plus particulièrement le rapace, est pour moi, modeste photographe, quasiment inaccessible quand il est en vol; au sol ou sur un arbre il en est autrement, mais sa méfiance de l’homme reste toujours intacte. Deux éléments le rendent vulnérable, la nourriture et l’amour. Tiens ? certains disent dans des termes plus « cash » qu’il en est de même pour l’homme😍🍗.

Dans les campagnes, les anciens faisaient la chasse à « l’Astou » (la buse) ou à « l’Astouret » (le faucon). Ces rapaces étaient redoutés pour des actes de prédation sur les jeunes volailles;  à l’époque on ne les épargnait pas, ils étaient accueillis au fusil. Aujourd’hui, fort heureusement, il en est autrement; On connait mieux les différentes espèces d’où,  on sait juger de leur utilité dans l’écosystème. Dans notre région de plaine, parmi les plus gros rapaces, on rencontre essentiellement la buse variable, le milan noir et le milan royal. Chez les plus petits, on trouve le faucon crécerelle, le faucon pèlerin ou encore l’élanion blanc. Découvrons en quelques spécimens, qui ont bien voulu se laisser approcher.. un peu.

La buse variable, un sacré phénomène celle là.

Elle est la plus commune et certainement la plus connue. Avec elle, on fait souvent l’amalgame avec ses cousins « milans ». Dans un passé assez récent, elle jouissait d’une très mauvaise réputation et progressivement, on l’a réhabilitée aux yeux de l’homme. Certes, prédatrice mais n’oublions pas qu’elle épure aussi les populations de rongeurs et de serpents. Au niveau photographique, je vous mets au défit d’essayer de faire un cliché , il faut dégainer très vite, à moins que …

Une magnifique buse attirée au sol par quelque chose de bon à manger

L’Elanion Blanc, un magnifique oiseau, très peu connu.

Lorsqu’on l’aperçoit, on pense parfois avoir affaire à un faucon.  La confusion vient souvent de sa technique de chasse. En observation sur un arbre, si vous le dérangez, il s’éloigne et se met immédiatement à chasser. Comme le faucon crécerelle, lorsqu’il a repéré une proie, il se met à la verticale et fait du vol statique avant de plonger sur sa victime.  Différence essentielle au niveau physique, son gabarit légèrement plus gros, un corps plus allongé, une robe blanche et un regard très perçant avec de magnifiques yeux d’un rouge orangé.

Un Elanion blanc en observation dans une haie.

Le faucon crécerelle, autre invité de la semaine.

Je vous l’ai présenté à maintes reprises mais comme il a eu la délicatesse d’enfreindre les lois du confinement, je ne pouvais que lui faire honneur et de vous présenter sa photo; merci l’oiseau !

Un faucon crécerelle à l’affut sur la cime d’un arbre mort.

Ces derniers jours, quelques rapaces sont venus sauver mes « sorties photos ». On aurait pu croire que le confinement humain ait eu une influence sur la tranquillité de la faune, or on ne voit quasiment plus de gibier, sauf parfois à la tombée de la nuit et là, la photo est aléatoire voire impossible.

J’espère vous retrouver plus régulièrement mais comme je vous le dit souvent: « c’est la nature qui décide ».

N’hésitez pas à réagir à cet article directement  sur le blog, par émail ou sur le compte Facebook (Gérard Laurent Photographie).

Merci de votre fidélité

 Gérard

Heureusement, il était là …

Cette seconde phase de confinement, je la traine comme un boulet; que faire durant ces journées, les plus courtes de l’année mais aussi si longues quand on cherche à  s’occuper ? Heureusement il était là, il a agrémenté ma semaine m’accompagnant pas à pas lors de mes travaux à l’extérieur ; Il me suivait, m’observait, me provoquait et me rappelait à l’ordre par son chant, indiquant qu’il était là. Lui, c’est le rouge gorge, mon petit rouge gorge.

Mon petit rouge gorge

La légende du Rouge-gorge: Un petit oiseau cherchait un arbre pour s’abriter du froid de l’hiver; Tous les arbres lui refusèrent l’hospitalité sauf le houx. Le petit oiseau se blessa avec ses feuilles piquantes, colorant ainsi son poitrail en rouge. C’est ainsi qu’il devint Rouge-gorge.
Depuis lors, comme par punition tous les arbres perdent leurs feuilles en hiver sauf le houx qui avait accepté de donner un abri au Rouge-gorge.
En souvenir de cette histoire, le houx porte toujours des baies rouges.

« On croit que tout est fini, mais alors il y a toujours un rouge gorge qui se met à chanter » Paul Claudel

Retour sur  la fin de saison et (re)découverte de quelques oiseaux

Contrairement au printemps dernier où la faune était en effervescence, aujourd’hui, à l’inverse des humains, tous les animaux  semblent respecter scrupuleusement les règles du confinement. Lorsqu’on veut faire des photos, les sorties ne sont pas de nature à vous enjouer, on a l’impression que tout est fini.😥

Pour essayer de pallier à cette situation, j’ai décidé de ressortir quelques clichés de fin de saison afin de satisfaire certains d’entre vous, passionnés d’oiseaux. Quand je me suis pris de passion pour la photo animalière, fasciné par le cerf, j’en oubliais tout le reste et puis progressivement, au fil des rencontres, d’autres animaux sont venus compléter mon modeste tableau de chasse. Progressivement  les oiseaux se sont invités à la fête mais je dois avouer que je triche un peu en ne les tirant pas en plein vol, car je n’en suis ni capable, ni équipé pour le faire. Posé au sol, sur un arbre, un rocher ou les pattes d’en l’eau ça peut être aussi sympa, non 😜?

Un héron cendré, à la pêche au coup dans l’Ariège.

S’il est un oiseau, de grande taille qui sait se faire discret c’est bien lui; grand et très élancé il profite de sa morphologie mais surtout fait jouer son mimétisme pour surprendre les petits alevins dans les bordures des courants. Admirez la couleur de son plumage qui ne fait qu’un avec les reflets de l’eau…

Discrétion, patience et malice, le secret d’un bon pêcheur

Le traquet Motteux et traquet Isabelle, passereaux des montagnes

Ces deux espèces de migrateurs font partie des « poids plumes » que l’on peut rencontrer en montagne. Comme pourraient le faire le rouge-gorge, ces espèces sont capables de vous suivre pendant de longs trajets de randonnée comme pour vous indiquer votre chemin.

Le Traquet Motteux
Le Traquet Isabelle ou Traquet sauteur

Le faucon crécerelle, un rapace qui se prête à ce qu’on le photographie en vol.

C’est l’exception qui confirme la règle. Il est à mon avis, avec son cousin le faucon pèlerin, un des rapaces que l’on peut assez aisément photographier en vol. Vous me direz pourquoi ? Et bien lorsqu’il chasse, il se positionne à la verticale de sa proie (petits oiseaux ou rongeurs), face au vent et fait du vol statique. Ses ailes battent à plein régime et le reste de son corps inerte, on pourrait le comparer à un hélicoptère. Par contre, lorsqu’il a localisé une proie et l’a identifiée, là, il fait un piqué digne d’un avion de chasse. Regardez ses pattes repliés tel un train d’atterrissage qui se déploiera en arrivant au contact de sa victime.

Le faucon crécerelle, en vol statique.

Drôle de période, qui personnellement me désole. L’activité « nature » tourne elle aussi au ralenti, tout semble déboussolé. Il est vrai que c’est généralement la période la moins propice à l’observation des animaux mais quelque chose ne tourne pas vraiment rond et ce n’est pas que dans ma tête…🤪

J’espère, comme vous, pouvoir repasser rapidement la ligne de démarcation des 1 kilomètre et me retrouver en zone libre, les animaux me manquent. Heureusement, ces derniers jours, que mon petit rouge gorge ne m »avait pas abandonné.

N’hésitez pas à réagir sur le blog, par émail ger31l@hotmail.fr ou sur le compte Facebook « Gérard Laurent photographie ».

Merci de votre fidélité et à très bientôt.

Gérard

Mouflon, le seigneur du Carlit.

Mouflon mâle, « barbe noire »

Comme je vous l’avais laissé entendre dans un précédent article, j’aurais bien aimé vous faire découvrir la saison des amours du mouflon, mais les mesures de confinement m’en ont privé; je peste👿 !!! . Cloué à domicile, pour pallier à cette situation,  j’ai fouillé dans mes archives photographiques pour vous permettre de découvrir cet ancêtre du mouton domestique, animal méconnu du grand public mais qui mérite vraiment que l’on s’intéresse à lui.

Cette espèce a été introduite en Cerdagne (66) sur le massif du Carlit en 1957, (provenance de CHAMBORD). Elle s’ est bien acclimaté dans le secteur et sa population n’a cessé d’augmenter. De nombreuses hardes mixtes de mouflons viennent passer les  vacances d’hiver sur la « soulane »(versant ensoleillé)  de Porté Puymorens. Profitant d’un micro climat et d’une végétation de type  méditerranéen, fin avril et début mai, les femelles mettent bas et le site se transforme vite en véritable nurserie. Durant cette période  lorsqu’on se promène dans ce secteur, impossible de ne pas en apercevoir un mouflon (sinon « tchintchin »👓), les populations pullulent.  Aux premiers signes de l’été,  toutes les colonies prennent de la hauteur en se dirigeant principalement vers le Carlit et les sommets avoisinants (2500 à 3000 m).

Hardes mixtes avant la période des naissances

A la rude saison, des hardes mixtes colonisent « la soulane » de Porté Puymorens. La cohabitation des animaux est parfaite pour le plus grand bonheur des promeneurs. Ici deux magnifiques grands mâles , un plus jeune et sept femelles. Une précision, on peut évaluer l’âge d’un animal en fonction de la taille de ses cornes; un vieux sujet a les cornes qui s’enroulent au dessous de son oreille.

Harde mixte profitant des rayons du soleil hivernal.

Printemps rime avec heureux évènements

Fin avril, début mai, la population de mouflons voit l’arrivée de petites peluches que l’on appelle agneaux (portée d’un ou deux). Sur la photo ci-dessous, une harde de femelles avec une flopées d’agneaux; le printemps a été productif. A ce moment de l’année, les mâles ont pris certaines distances quoique, parfois, ils continuent à accompagner ces dames et leur progéniture.

A gauche, sur la photo, vous remarquerez que la robe de la femelle tire vraiment sur le blanc; certainement que les gênes des ascendants n’y sont pas étrangers et il paraitrait que des croissements avec les moutons domestiques sont possibles. Ce n’est pas très sérieux tout ça !!!!😕

Des femelles bien identifiables

Il y a plus de vingt ans, quand j’ai découvert le site de cette colonie de mouflons, il s’avère que l’identification du sexe des sujets était plus délicate qu’aujourd’hui. En effet, comme c’est le cas pour les brebis domestiques certaines femelles arboraient des mini-cornes (souvent dissymétriques), d’où des confusions possibles. Depuis quelques années, les femelles sont tête nue; les mâles seraient-ils devenus fidèles ?😜

Des femelles « tête nue »

Deux mouflons peuvent avoir un « look » très différent.

Selon les gênes de leurs ascendants, les sujets sont très différents. L’habitat et les conditions d’existence peuvent aussi avoir une incidence sur la couleur de la robe et des cornes. Quoi qu’il en soit, les animaux sont très fiers et le montrent.

Jeune mâle, robe et cornes sombres
Jeune mâle, robe et cornes claires., tête blanche.

Un pied montagnard

Bien qu’il ne soit pas un as de la course en montagne comme l’est l’isard, le mouflon plus massif  (les mâles pèsent de 35 à 50 kg et mesurent 80 centimètres au garrot) à un pied très sûr dans les falaises escarpées; son sabot assez large s’écrase sur le sol et prend la forme du support. Il a le pied montagnard; Ci-dessous, sur son promontoire, il m’observe, très fier et dominateur.

Jeune mâle en posture dominante.

Le mouflon est certainement un des grands mammifères que j’ai pu approcher le plus facilement surtout pendant les périodes où les conditions de vie sont délicates; par contre, en été, son habitat avoisine les 3000 mètres et comme on dit « il faut aller le chercher »🥵.

Au vu de ma situation de « confiné », la quête photographique ayant été infructueuse autour de chez moi (1 km c’est peu), il m’était difficile d’attendre d’être « relâché » dans la nature pour vous faire profiter d’un petit article. Les circonstances m’ont poussé à faire quelques rangements et permis de publier ce petit article, en espérant que le prochain soit un peu plus d’actualité. Heureusement que les photos sont intemporelles; Vous remarquerez que j’ai été honnête, car vous n’y auriez vu que du feu 😜.

Je vous donne rendez vous au plus tôt sur ce blog en espérant que vous soyez toujours plus nombreux à nous y rejoindre (Bientôt le 1000ème visiteur est attendu, mais il n’y a rien à gagner🤑). N’hésitez pas à me faire part de vos réactions sur le blog, par émail ger31l@hotmail.fr ou sur le compte Facebook « Gérard Laurent Photographie ».

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