Ces derniers semaines, j’aurais pût évaluer à quel point mes activités « natures » peuvent être diverses et variées. En ce qui me concerne, le déconfinement aidant, j’ai repris un peu la route des sommets mais j’ai constaté, comme pour beaucoup de choses que j’étais passé à côté. En montagne, il était presque déjà trop tard pour voir les petits agneaux de mouflons vivre leurs premiers pas ; Malheureusement pour moi et heureusement pour eux, ça grandit très vite ces petites peluches, question de survie. En campagne avoisinante, là aussi c’est compliqué avec une végétation abondante et l’impossibilité de repérer les animaux de loin. Heureusement deux mammifères dont le lièvre et le ragondin ainsi qu’un petit oiseau, le tarier pâtre ont répondu présents. La semaine dernière aura été aussi marquée par un retour à l’école (maternelle s’il vous plait) à l’école Chanfreau de Carbonne ou j’ai présenté une petite exposition et il m’a semblé que j’étais un peu grand pour être chez des si petits.
Les règles sanitaires m’ont fait manquer les naissances des jeunes mouflons.
Au même titre que la période des amours, il ne faut pas manquer cette période des mises bas; elle se déroule durant les derniers jours d’avril. Règles du confinement oblige, je suis allé sur mon site de prédilection, situé sur la « soulane » de Porte Puymorens mais une quinzaine de jours trop tard. Les agnelages passés, la météo étant clémente, de nombreuses hardes avaient repris un peu d’altitude. J’ai bien surpris quelques dizaines d’individus mais, numériquement parlant, bien loin des effectifs habituels. Chez les mammifères, les nouveaux nés ont cette particularité de se mettre très vite sur patte avec une croissance ultra rapide car c’est pour eux une condition de survie. Ceci étant, j’ai quand même réussi à faire quelques clichés d’agneaux âgés de quelques jours; en les voyant vous comprendrez pourquoi ces naissances, c’est un moment sacré qu’ il ne faut absolument pas manquer.


Que se passe-il en plaine ?
RENCONTRE DE SAISON AVEC LE LIEVRE:
Il faut essayer de profiter au mieux de ce que la nature vous offre et quand on a un peu d’expérience on sait où il faut aller chercher les animaux à l’instant T. Les chevreuils préférant profiter du couvert de l’épaisse végétation actuelle, mieux vaut aller traquer le lièvre. Lui, à cette période, si vous voulez le voir, il faut privilégier certains critères de recherche ; bordures de bois, espaces où la végétation est rase (prés fauchés et cultures naissantes), de préférence lieux ombragés et à l’abri du vent. Ensuite, une condition primordiale, le voir avant qu’il ne vous voit. Ces règles observées ça donne lieu à de sacrément belles rencontres. Dans une soirée il n’y a rien d’étonnant d’en rencontrer une bonne dizaine.

J’AI ASSISTE A UN REPAS DU RAGONDIN:
Il y a parfois des choses que l’on peut assimiler à de l’imprévu. Qui aurait crut que je me retrouverais un jour à moins de 3 mètres d’un ragondin impassible, somnolent, en train de savourer des jeunes pousses de ronces ? Vous allez avoir du mal à me croire mais j’étais tellement près que j’entendais les ronces craquer sous ses dents.

UN PETIT OISEAU DIFFICILE A IDENTIFIER:
Pour ne pas déconnecter avec le monde des oiseaux, j’ai voulu vous présenter cet oiseau, que j’ai eu beaucoup de mal à identifier. Rien ne vaut l’avis de spécialistes lorsqu’on a le moindre doute sur l’identification d’une espèce, surtout sur des sujets juvéniles. Après identification, je vous présente une photo assez sympathique d’un jeune tarier pâtre. Il était gros comme un bouchon de champagne. Ah, au fait ! la toile d’araignée garnie de moucherons, n’était pas sur mon objectif 😜.

Dernière activité du moment, le partage.
La semaine dernière, j’étais invité à l ‘école maternelle Chanfreau à CARBONNE. Faire une présentation de la faune locale à des bambins âgés de 3 à 6 ans, c’était un nouveau défi. Fort heureusement, le personnel enseignant m’a donné un sacré coup de pouce pour adapter mon intervention à ce très jeune public. C’est assez compliqué de capter l’attention des petits car après quelques minutes, on a tendance à les perdre ; malgré tout, tous ont montré un réel intérêt. Avec les grandes sections, rien à dire, ils étaient à fond dedans. Quatre classes se sont succédées; c’était un réel moment de plaisir. Un grand merci pour ce moment de partage au directeur, Sébastien MERIC ainsi qu’à sa fort sympathique équipe enseignante. Belle initiative !

Le mot du Directeur Sébastien MERIC: « Monsieur Laurent, amoureux de la nature, a proposé une exposition « clef en mains » de photos et d’objets sur le thème de la faune locale, que nous avons installée dans une salle dédiée. La composition de l’exposition et la nature de son intervention ont été préalablement définies avec l’équipe enseignante. Après une semaine d’installation, M. Laurent a répondu aux questions le plus souvent pertinentes des élèves, en s’adaptant à l’âge de son public, avec bienveillance et précision. L’exposition a été l’objet d’ateliers préparatoires en classe, et sera exploitée dans les différents domaines d’apprentissages. L’équipe enseignante remercie M. Laurent pour sa grande disponibilité et la richesse des objets et des photos proposées. Ce fut sa première intervention devant un public aussi jeune, et elle restera certainement dans beaucoup de mémoires, tout comme l’exposition du renard naturalisé qui a conclu les échanges avec les enfants ».
Ces dernières semaines, beaucoup d’activités diverses et variées. Les rencontres avec les animaux sont vraiment exceptionnelles à vivre mais à partager, c’est le top ; Partage sur les bancs des écoles mais aussi avec vous, fidèles lecteurs du blog. L’activité semble avoir repris normalement alors j’espère vous faire profiter de mes futures rencontres mais en cette période d’incertitude, la prudence est de mise alors, profitons de l’instant présent...
Merci à tous pour votre fidélité et surtout, n’hésitez pas à réagir sur le blog, par émail ou sur le compte Facebook « Gérard Laurent Photographie ». Je vous dis à très bientôt.
Gérard









































