La nature me fait bouger.

Ces derniers semaines, j’aurais pût évaluer à quel point mes activités « natures » peuvent être diverses et variées. En ce qui me concerne, le déconfinement aidant, j’ai repris un peu la route des sommets mais j’ai constaté, comme pour beaucoup de choses que j’étais passé à côté. En montagne, il était presque déjà trop tard pour voir les petits agneaux de mouflons vivre leurs premiers pas ; Malheureusement pour moi et heureusement pour eux, ça grandit très vite ces petites peluches, question de survie. En campagne avoisinante, là aussi c’est compliqué avec une végétation abondante et l’impossibilité de repérer les animaux de loin. Heureusement deux mammifères dont le lièvre et le ragondin ainsi qu’un petit oiseau, le tarier pâtre ont répondu présents. La semaine dernière aura été aussi marquée par un retour à l’école (maternelle s’il vous plait) à l’école Chanfreau de Carbonne ou j’ai présenté une petite exposition et il m’a semblé que j’étais un peu grand pour être chez des si petits.

Les règles sanitaires m’ont fait manquer les naissances des jeunes mouflons.

Au même titre que la période des amours, il ne faut pas manquer cette période des mises bas; elle se déroule durant les derniers jours d’avril. Règles du confinement oblige, je suis allé sur mon site de prédilection, situé sur la « soulane » de Porte Puymorens  mais une quinzaine de jours trop tard. Les agnelages passés, la météo étant clémente, de nombreuses hardes avaient repris un peu d’altitude. J’ai bien surpris quelques dizaines d’individus mais, numériquement parlant, bien loin des effectifs habituels. Chez les  mammifères, les nouveaux nés ont cette particularité de se mettre très vite sur patte avec une croissance ultra rapide car c’est pour eux une condition de survie. Ceci étant, j’ai quand même réussi à faire quelques clichés d’agneaux âgés de quelques jours; en les voyant vous comprendrez pourquoi ces naissances, c’est un moment sacré qu’ il ne faut absolument pas manquer.

Un tête qui ne laisse pas indifférent.
Si jeune et déjà une posture de dominant vis à vis des visiteurs

Que se passe-il en plaine ?

RENCONTRE DE SAISON AVEC LE LIEVRE:

Il faut essayer de profiter au mieux de ce que la nature vous offre et quand on a un peu d’expérience on sait où il faut aller chercher les animaux à l’instant T. Les chevreuils préférant profiter du couvert de l’épaisse végétation actuelle, mieux vaut aller traquer le lièvre. Lui, à cette période, si vous voulez le voir, il faut privilégier certains critères de recherche ; bordures de bois,  espaces où la végétation est rase (prés fauchés et cultures naissantes), de préférence lieux ombragés et à l’abri du vent. Ensuite, une condition primordiale, le voir avant qu’il ne vous voit. Ces règles observées ça donne lieu à de sacrément belles rencontres. Dans une soirée il n’y a rien d’étonnant d’en rencontrer une bonne dizaine.

Ce lièvre assis dans un champs de tournesol avait une idée derrière la tête et un air un peu canaille…

J’AI ASSISTE A UN REPAS DU RAGONDIN:

Il y a parfois des choses que l’on peut assimiler à de l’imprévu. Qui aurait crut que je me retrouverais un jour à moins de 3 mètres d’un ragondin impassible, somnolent, en train de savourer des jeunes pousses de ronces ? Vous allez avoir du mal à me croire mais j’étais tellement près que j’entendais les ronces craquer sous ses dents.

Vraiment tranquille l’animal …

UN PETIT OISEAU DIFFICILE A IDENTIFIER:

Pour ne pas déconnecter avec le monde des oiseaux, j’ai voulu vous présenter cet oiseau, que j’ai eu beaucoup de mal à identifier. Rien ne vaut l’avis de spécialistes lorsqu’on a le moindre doute sur l’identification d’une espèce, surtout sur des sujets juvéniles. Après identification, je vous présente une photo assez sympathique d’un jeune tarier pâtre. Il était gros comme un bouchon de champagne. Ah, au fait ! la toile d’araignée garnie de moucherons, n’était pas sur mon objectif 😜.

Un jeune tarier pätre tellement frêle.

Dernière activité du moment, le partage.

La semaine dernière, j’étais invité à l ‘école maternelle Chanfreau à CARBONNE. Faire une présentation de la faune locale à des bambins âgés de 3 à 6 ans, c’était un nouveau défi. Fort heureusement, le personnel enseignant m’a donné un sacré coup de pouce pour adapter mon intervention à ce très jeune public. C’est assez compliqué de capter l’attention des petits car après quelques minutes, on a tendance à les perdre ; malgré tout, tous ont montré un réel intérêt. Avec les grandes sections, rien à dire, ils étaient à fond dedans. Quatre classes se sont succédées; c’était un réel moment de plaisir. Un grand merci pour ce moment de partage au directeur, Sébastien MERIC ainsi qu’à sa fort sympathique équipe enseignante. Belle initiative !

La sympathique équipe enseignante de l’école maternelle Chanfreau

Le mot du Directeur Sébastien MERIC: « Monsieur Laurent, amoureux de la nature, a proposé une exposition « clef en mains » de photos et d’objets sur le thème de la faune locale, que nous avons installée dans une salle dédiée. La composition de l’exposition et la nature de son intervention ont été préalablement définies avec l’équipe enseignante. Après une semaine d’installation, M. Laurent a répondu aux questions le plus souvent pertinentes des élèves, en s’adaptant à l’âge de son public, avec bienveillance et précision. L’exposition a été l’objet d’ateliers préparatoires en classe, et sera exploitée dans les différents domaines d’apprentissages. L’équipe enseignante remercie M. Laurent pour sa grande disponibilité et la richesse des objets et des photos proposées. Ce fut sa première intervention devant un public aussi jeune, et elle restera certainement dans beaucoup de mémoires, tout comme l’exposition du  renard naturalisé qui a conclu les échanges avec les enfants ».

Ces dernières semaines, beaucoup d’activités diverses et variées. Les rencontres avec les animaux sont vraiment exceptionnelles à vivre mais à partager, c’est le top ; Partage sur les bancs des écoles mais aussi avec vous, fidèles lecteurs du blog. L’activité semble avoir repris normalement alors j’espère vous faire profiter de mes futures rencontres mais en cette période d’incertitude, la prudence est de mise alors, profitons de l’instant présent...

Merci à tous pour votre fidélité et surtout, n’hésitez pas à réagir sur le blog, par émail ou sur le compte Facebook « Gérard Laurent Photographie ». Je vous dis à très bientôt.

Gérard

Les oiseaux me font mentir.

Comme je vous le dis souvent, lorsque vous faites de la photo animalière, vous avez beau partir avec un objectif, à la fin c’est la nature qui décide. J’avais envisagé de changer de cible en vous faisant partager quelques clichés de quadrupèdes et bien c’est raté ! Il est vrai que la nature est perturbée par ces humains brutalement déconfinés et qui se précipitent dans la nature au mépris de certaines règles de savoir vivre et de savoir être à la limite de se demander si nous vivons dans une société civilisée. Les animaux dans tout ça, ils subissent les assauts de ces « hardes sauvages » contraints de changer leurs habitudes et leurs heures de sortie; tiens ! comme les humains. Ces derniers jours, le seul moment ou l’on pouvait  espérer apercevoir  le moindre animal et surtout les oiseaux, c’était à l’aube, à l’heure ou blanchit la campagne…Il y a une explication beaucoup moins romantique que je vous laisse imaginer.

 Un bihoreau gris me fait encore craquer.

Lors de la précédente parution, je vous ai parlé de cet oiseau magnifique qui, personnellement me fait craquer. Il a un œil pétillant,  un regard très expressif qui dévoile immédiatement ses intentions. Quand vous le voyez, vous pouvez être certain qu’il vous a déjà vu; s’il reste sur sa branche, vous pouvez en déduire qu’il se prête au jeu et qu’il veut vous faire plaisir. Je ne me lasserai jamais de voir et revoir ce magnifique oiseau. Le plaisir est-il partagé ?

Le bihoreau gris avec ce regard de feu, rouge orangé si expressif.

Une nouvelle venue, la fauvette.

Au petit matin, bon nombre d’oiseau s’en donnent à cœur joie et leur chants trahissent leur présence. Vous cherchez désespérément à les voir et … rien; vous avez l’impression que ce sont les arbres qui chantent. Et puis, après un moment d’observation méticuleux, un mouvement se dévoile entre deux branches et enfin vous repérez l’artiste. Cette fauvette, je l’espérais depuis des lustres, j’avais le son et jamais l’image et bien c’est fait. C’est un petit passereau parfois migrateur mais quelques individus sont sédentaires. Celle-ci je ne sais pas d’ou elle venait mais une chose est certaine, niveau « belcanto » elle avait le profil pour concourir à « the voyce ».

La fauvette à tête noire enfin dans l’objectif.

L’aigrette Garzette; l’élégance d’une mariée.

Elle aussi fait partie des stars du blog mais chaque rencontre est particulière. Cette fois, j’étais à l’affut lorsqu’elle a daigné se poser à quelques mètres de moi. Comme pour le bihoreau, la fréquence des rencontres n’y enlève aucun intérêt. En vol, cet oiseau ne va pas forcément attirer votre attention mais au sol, c’est un oiseau tellement élégant que chaque mouvement dévoile une facette de sa beauté. Ce jour là, contrairement au film de François Truffaut, la mariée était en blanc.

Une aigrette Garzette qui ne peut que faire craquer des coeurs.

Le tarier Pâtre, un passereau peu connu.

Comme la fauvette dont nous avons parlé précédemment, le Tarier Pâtre est un oiseau qui a l’art de passer inaperçu. Je l’ai rencontré à plusieurs reprises particulièrement en montagne mais là, il était en plaine sur les rives d’un lac. Sur la photographie nous avons affaire à un mâle adulte en costume nuptial d’identification facile de par son plumage tricolore, noir, blanc et roux. La grosse difficulté avec ce genre d’espèce au contour de l’œil noir est de trouver un angle de prise de vue ou la petite bille noire va briller; que faire si ce n’est s’obstiner à mitrailler en espérant qu’un cliché vous rende ce que vous attendez. Pour cet oiseau, vu son obstination a rester sur place je pense que sa femelle couvait dans les parages et il s’évertuait a détourner mon attention.

Tout petit, tout fragile est tellement espiègle.

Ces derniers jours j’ai assisté, médusé à des comportements humains que je ne peux que qualifier de débiles. La sortie de confinement peut expliquer certaines dérives mais tout de même; je ne m’attarderai pas sur les détails mais je vous laisse imaginer ! Comme pourraient le faire des animaux traqués, j’envisage dans les prochains jours de me mettre moi même en posture animale et prendre le maquis et surtout de l’altitude; Dès que l’ accès motorisé  est réglementé et que le dénivelé est conséquent, la sélection du promeneur s’opère naturellement. La nature est un refuge or, quand on est en terre d’accueil, on la respecte ou …on y va pas.

Merci à tous pour votre fidélité et surtout, n’hésitez pas à réagir sur le blog, par émail ou sur le compte Facebook « Gérard Laurent Photographie ».

A très bientôt

Gérard

Un vaccin nommé nature.

Je ne sais pas vous, mais moi, la situation actuelle est en train de me rendre dingue; enfin, quand on s’en rend compte, il parait que c’est moins grave. Entre la télévision qui nous gave d’informations anxiogènes ou démagogiques, les sondages et les réseaux (pas très) sociaux qui nous incitent plus à la haine, qu’à la solidarité  comment s’en sortir ? Aujourd’hui tout le monde est en extase pour tout ce qui se passe dans l’espace et des milliards qui y sont investis. Moi, qu’il y ait de l’eau sur mars, je vais être clair, je m’en fout je préfère être sûr qu’il y ait encore de l’eau sur terre dans quelques décennies. Cette eau, source de vie a été depuis la nuit des temps, recherchée par l’homme et l’animal. Alors ou voulez vous aller chercher des animaux, au bord ou plus rarement dans l’eau.

Vous savez ce qu’est un A.N.N.I ?

Rassurez-vous je viens d’inventer ce terme, il s’agit d’un « Animal Nageant Non Identifié ». J’ai publié il y a quelques jours une vidéo sur Facebook que je vous invite à visionner (Gérard Laurent Photographie). Pour ce qui ne sont pas adeptes des réseaux (pas très) sociaux, je me devais aussi de partager une scène, peu banale, à travers une photo. J’ai été dans l’obligation d’interroger plusieurs organismes spécialisés dans la cynégétique et la biodiversité pour identifier l’animal (je suis sérieux). Réponse unanime des spécialistes mais aussi des non initiés, il s’agirait d’un écureuil. Alors malgré tout je vous avoue que je reste sceptique car que ferait un écureuil au milieu d’un lac quand on sait qu’il n’y a pas de noisettes ? Plus sérieusement, l’animal n’était pas traqué, ni paniqué et nageait de façon rectiligne. Regardez bien cette photo, je pense qu’elle est assez exceptionnelle non pas par la qualité, mais par son caractère insolite. C’était juste incroyable !!!!!

Il paraitrait que ce serait un écureuil ?????

Plus conventionnel; un petit rouge gorge, m’escorte.

Je vous l’ai présenté à diverses occasions mais encore une fois, je n’ai pas résisté, je lui devait bien ça. Comme à l’accoutumée, vous vous baladez et ce petit espiègle vous suit, vous observe, vous escorte, c’est très surprenant. Il est parfois très pudique et dès que vous l’avez dans le viseur, il détale. J’ai eu un peu de chance, de faire une photo assez « bucolique ».

Rouge gorge et ange gardien ?

Grand cormoran, pêcheur émérite !!!!!

Il est sans conteste l’ennemi juré des pêcheurs; c’est un véritable « aspirateur à poissons ». En Asie, capturés jeunes, les cormorans sont utilisés pour pêcher au profit de l’homme comme on peut faire chasser un rapace. Cette oiseau à un physique pas très avantageux mais on doit avouer qu’il a « une gueule « qui ne laisse pas indifférent. La notion de beauté est relative et l’ami GAINBOURG disait « la laideur est supérieure à la beauté car elle dure plus longtemps ».

Un grand cormoran, une sacrée gueule !

Le bihoreau gris, attend patiemment.

Actuellement vous le surprenez assez facilement au bord des plans d’eau car il est impatient d’être « papa » (ou plutôt de retrouver « maman »). La femelle couve et lui, manifestement, il s’ennuie. En attendant les éclosions, de temps à autre il change de branche, mais que c’est long …. Et oui ! les dames-oiselles se font toujours désirer.

L’attente est longue pour ce bihoreau gris; il s’en arrache les plumes…

Un grèbe huppé magnifique.

Cette image m’a fait craquer. Inexplicablement, dans une série, une photo peut sortir du lot. J’étais posté au niveau de l’eau pour essayer de surprendre un furtif, martin-pêcheur et ce beau grèbe huppé est passé tout près de moi avec sa grâce, sa beauté bonifiée par la présence de quelques gouttelettes sur son plumage. Magnifique ! Pour le martin-pêcheur il est passé …

Grèbe huppé ou l’art de la séduction.

Heureusement, encore une fois, j’arrive à me ressourcer et me vacciner dans cette nature si apaisante et aux vertus thérapeutiques insoupçonnées. Les nouvelles semblent meilleures et l’horizon s’éclaircir en vue d’élargir le territoire de chasse justifiant le vieil adage « en mai, fais ce qu’il te plait »(enfin presque !). Espérons maintenant que les sorties nature, expositions et autres interventions dans les écoles puissent toutes reprendre de façon quasi normale. Tout est programmé ou en cours de programmation mais…

Je vous remercie à tous pour votre fidélité, vos encouragements et vos messages qui me boostent.

Je vous dis à très bientôt en espérant vous faire partager un article, mettant en scène quelques quadrupèdes terrestres et non aquatiques.

Gérard

On va finir par y laisser des plumes

Nous traversons une période vraiment particulière. Bridés et muselés de toute part, nous cherchons tous un peu d’oxygène dans ce périmètre limité, chose qui est très frustrante. On s’imagine très vite que l’on a fait le tour du sujet mais la nature est pleine de ressources; Pour le photographe, il suffit alors de changer ses habitudes, ses heures, sa technique de chasse et il y a toujours de sacrées et belles surprises. On découvre que certains animaux sont exubérants, d’autres craintifs, discrets parfois même fantomatiques, mais voilà ce qui prime dans cette passion, c’est l’imprévu. Cet article, va encore faire la part belle aux oiseaux, peut -être un peu par défaut, je le concède, mais parfois se satisfaire de peu aujourd’hui, permet ensuite de se délecter des grands moments du lendemain.

L’aigrette garzette, un as de la pêche.

Même si ce n’est pas forcément ma tasse de thé, lorqu’ on se poste, tel un prédateur en attente de quelques cibles potentielles, il est vrai que l’on a le temps d’observer les animaux sous toutes leurs facettes. Cela a été le cas pour cette aigrette Garzette; quel formidable pêcheur ! En fait, elle longe les berges est de temps à autre, elle fait trembler une patte dans la vase pour faire sortir quelques bestioles. Le coup de bec, ne tarde pas venir et pour l’avoir observée scrupuleusement, chaque coup est gagnant; grenouilles, têtards, poissons, écrevisses, comme on dit « tout fait ventre ». Je ne sais pas la fréquence des repas mais ils sont copieux et dignes des grandes tables! Comment la reconnaitre ? plumage blanc, huppe blanche, bec noir pattes noires et doigts de pieds jaune-orangé. Elle se tient sur les berges, pattes dans l’eau mais ne se baigne pas intégralement. Frileuse ?

Une aigrette garzette, elle a la pêche en elle !

La corneille, difficile à mettre en boite.

Certains vont probablement dire « pourquoi il a photographié un corbeau, ça n’a rien de rare, il y en a partout ? » Tout d’abord il faut préciser que chez nous, ce que nous appelons corbeau est en fait une corneille, je le sais depuis peu mais j’ai retenu la leçon. Particularité de cet oiseau, sa malice et surtout une méfiance extrême vis a vis de l’homme, peut-être à juste raison. Résultat, je n’arrivais pas à faire une photo correcte pour la mettre sur le blog. Outre les raisons invoquées, c’est un oiseau, comme je dis à « l’œil noir » donc très peu expressif. Il faut donc, lors de la prise de vue bénéficier d’une surexposition au soleil afin de voir à minima, l’expression de son regard. Déjà que la nature ne l’a pas gâté en variété de couleurs, si l’œil ne pétille pas, bonjour la tristesse de la photo. Celle qui suit n’est pas d’une qualité extraordinaire, mais vu la difficulté je vais dire modestement que je vais m’en contenter.

Une corneille, toujours sur le quivive

Le foulque macroule ne se prendrait-il pas pour jésus ?

Il colonise les lacs et gravières de notre région et est souvent qualifié à tort de « poule d’eau ». Comment le reconnaitre ?Bec blanc se prolongeant par un tubercule, il ne vole quasiment pas et prend la fuite en marchant sur l’eau, grâce à des pattes  courtes, verdâtres avec de grands doigts lobés bleuâtres à la morphologie bien particulière. En ce moment c’est la pleine saison des amours; j’ai fait quelques photos des ébats amoureux de cette espèce mais comme les préliminaires et l’accouplement sont assez violents je me suis abstenu de publier ces clichés car les scènes s’apparentent plus à un féminicide qu’à des scènes d’amour et de tendresse🔞. Je ne veux en aucun cas me heurter à des mouvements féministes. Au risque de décevoir certains d’entre vous, sur la photo ci dessous vous vous contenterez d’apprécier la morphologie des doigts de cet oiseau.

Un foulque Macroule perturbé par une trépidentante vie amoureuse

Famille nombreuse, la vie en XXL.

Parfois à force de faire des « gouzigouzi » arrive ce qui devait arriver avec des naissances multiples version XXL. Cette canne colvert était accompagnée de 9 cannetons, véritables pompons de plumes flottants. Habituellement très bruyante et expressive par ses cris, lorsqu’elle est en position « assistante maternelle », la canne fait preuve de beaucoup de discrétion afin d’éviter d’attirer l’attention des prédateurs.

Une canne colvert et sa progéniture

Martin pêcheur, enfin je l’ai eu !

S’il est un oiseau qui est convoité par les amateurs de photos c’est bien lui. L’apercevoir, je devrais dire l’entrapercevoir, c’est assez fréquent mais le photographier, hormis pour les pros qui font de l’affut, ça relève du miracle. Oiseau d’assez petite taille, très « lumineux » (ventre orangé, gorge blanche et dos bleu-turquoise moucheté) et d’une beauté rare, le martin pêcheur est un véritable feu follet, il n’arrête pas de bouger. Vous pouvez bien sûr le surprendre lorsqu’il pêche mais là, cette chance n’est réservée qu’aux professionnels. Personnellement, même si la photo que j’ai prise n’est pas exceptionnelle, j’étais très satisfait de l’avoir faite surtout  en cette période ou les oiseaux nichent et ne sont pas aussi actifs que quand ils doivent nourrir leur progéniture. Je ferai peut-être mieux la prochaine fois, mais comme je le disais plus haut, parfois il faut savoir savourer l’instant présent et s’en satisfaire.

Le très convoité martin pêcheur.

J’espère que dans mon prochain article, je pourrai vous faire profiter de quelques clichés « post confinement » sur un périmètre  un peu plus adapté à mon instinct « sauvage ».

Je tiens à vous remercier encore une fois de votre fidélité et surtout des retours que vous me faites suite à ces petites parutions sur le blog. Continuez dans cette voie, c’est un véritable stimulant, pour mon appareil photo, mon moral  et surtout pour ma modeste plume.

A très bientôt.

Gérard

les oiseaux font l’actualité

On croyait que les choses allaient repartir normalement et puis « patatrac », tout s’écroule, enfin presque. On se retrouve confinés, enfin nous dirons bridés avec des règles aléatoires qui sont censées améliorer la situation sanitaire. Alors que faire ? Personnellement je me suis une nouvelle fois tourné vers mon environnement proche. Heureusement les oiseaux sont là; certains sont de retour sur notre territoire après une migration hivernale vers des pays aux températures plus clémentes. Et oui ! Hirondelles, huppes, milans noirs et autres réapparaissent un à un. Certains comme l’élanion ont disparu subitement en toute fin d’hiver; les spécialistes auraient certainement une explication à ces migrations mi- saisonnières, moi je ne m’y hasarderais pas car on découvre au jour le jour, de nouvelles donnes. Ce printemps nouvellement arrivé est propice à de belles envolées amoureuses pour les oiseaux. Notre société à d’étranges similitudes avec la vie des oiseaux nous allons en découvrir quelques facettes dans cet article.

Le Grèbe huppé ou l’art de la séduction

Un couple de grèbes huppés tendrement amoureux😍

Dans notre proche environnement, c’est certainement l’oiseau du milieu aquatique, le plus présent et le plus sociable. Magnifique plumage, allure élégante, masque coloré, huppette, postures toujours plus farfelues et intrigantes. Ces derniers jours, au petit matin, j’ai surpris une parade amoureuse digne d’un ballet d’opéra. C’était très « glamour » a tel point qu’à un moment j’ai pensé que Monsieur allait conclure mais, pudeur oblige, le couple a voulu rester digne et trouver un cadre plus intime; merci🔞 ! En matière de photographie, les conditions de prise de vue sont parfois défavorables mais cette fois ça a donné un petit quelque chose d’inattendu au niveau des couleurs; 100 % sans retouche !!!

Parade nuptiale pour ces grèbes huppés.🔞

Retour du milan noir sur le territoire

Début mars, les premiers couples de milans noirs reviennent d’Afrique et réoccupent les nids disponibles, entrant parfois en concurrence avec les milans royaux restés sur place pendant l’hiver. Ils choisissent des emplacements sur des grands arbres situés souvent au voisinage de l’eau, bords de lacs ou de rivières, qu’ils survolent en quête de poissons morts ou autres cadavres. Ils peuvent aussi rechercher insectes et rongeurs dans les champs. Quelques couples ont colonisé le territoire proche de chez moi, à mon plus grand bonheur. Côté photo, c’est compliqué car ils y voient clair les bougres !

Milan noir à l’affut sur la cime d’un arbre👀

Un coq faisan sur une place de chant

Il est malheureusement à la chasse ce que la truite arc en ciel est à la pêche, un « gain ». Victime d’une bien triste réputation car peu farouche, il n’en est pas moins un superbe oiseau. Le faisan de Colchide a une robe magnifique mais très voyante ce qui peut parfois lui nuire. Dans la nature, très coloré, c’est un véritable « sapin de noël », par contre s’il se sent menacé il est capable de se blottir dans un trou et se faire tout petit. Le matin où j’ai fait la photo qui suit, ce magnifique coq m’a gratifié d’une magnifique parade amoureuse; il appelait les femelles. Même si la scène est bien plus banale, elle n’a rien a envier à celle d’un coq de bruyère. La posture, le chant, il y avait tout, le son et l’image. J’ai été pris de court, car une vidéo aurait été la bienvenue. Ce sera pour autre fois.

Un coq faisan de Colchide sur une place de chant.😍

Un perdreau avec la bague à la patte

Je vous le disait en préambule, il y a d’étranges similitudes entre l’homme et l’oiseau. Ce petit perdreau, une bague à la patte avait la particularité d’être « identifié ». Pour l’homme, c’est une façon d’étudier ses déplacements et de déterminer son âge. Dans notre triste société d’humain, la justice décide parfois de baguer certains drôles d’oiseaux qui ont eux aussi… volé. Parfois pour éviter « la case prison »👮‍♂️, principalement à certains hauts dignitaires qui ont mis le doigt dans le pot de confiture, la justice décide de les « baguer », eux aussi. Il y a toutefois une nuance entre le perdreau pour lequel on veut savoir d’où il vient et « le beau linge » pour lequel on veut surtout savoir où il va. Le perdreau vous dira « je n’ai rien fait de mal mais je préfère vivre avec une bague à la patte, en liberté, plutôt que de vivre en volière ». Jean de La Fontaine y trouverait matière à écrire une fable…

Un perdreau, la bague … à la patte.

Au niveau actualité, l’exposition se poursuit à la médiathèque de Saint Sulpice sur Lèze jusqu’au 14 avril. Avec les dernières directives gouvernementales, les vacances scolaires ayant été avancées, l’intervention avec la classe qui devait avoir lieu le 15 avril a donc été annulée; c’est regrettable mais nous n’avions pas vraiment d’autres choix.

Les prochains jours risquent d’être très longs et en temps normal, cette saison est habituellement très prolifique en matière de prises de vue. Sur un périmètre aussi restreint que pouvons nous espérer ? la montagne me tendait les bras mais le problème est qu’elle se trouve à plus de 10 kms. Mince ! pas de dispositif dérogatoire.

Je vous donne rendez-vous au plus tôt sur ce blog pour un nouvel article. N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires (sur le blog, par émail ou sur Facebook), ça aurait tendance à me booster et en ce moment, la motivation, c’est le carburant du cerveau.

Prenez soin de vous et si vous voulez vous détendre, évitez surtout d’aller dans des banquets clandestins dans certains palais parisiens, c’est interdit, dangereux et ça ne passe pas vraiment inaperçu.

Je vous remercie de votre fidélité et vous dis à très bientôt.

Gérard

Enfin, une bouffée d’Oxygène !

Après une année quasiment blanche, quel bonheur de retrouver un peu de lien social, de partager et d’échanger avec du public. Après un retour sur les bancs de l’école à Miremont il y a quelques jours, voici maintenant les écoles qui sont venues à moi à la médiathèque de Saint Sulpice sur Lèze. La question qui se posait était « comment partager ma passion avec ces jeunes enfants ? ». L’expérience aidant, on se rend vite compte que rien ne vaut le récit, le vécu, le parlé simple… Mon but initial n’est pas d’étaler un savoir quelconque car je n’en ai d’ailleurs pas les capacités, mais de partager mes expériences, parler de mes rencontres avec le monde animal. Là, l’enfant est attentif, participatif, interrogatif et parfois même passionné. Quel plaisir en fin de séance d’entendre le maitre ou la maitresse dire « ils n’ont jamais été aussi attentifs » et là ça veut dire que l’on a gagné, que le message est passé.

Je profite de l’occasion qui m’est donnée pour évoquer le fait que certains adultes sont souvent réticents à l’idée d’utiliser, lors des expositions, des supports pédagogiques du type, animaux naturalisés ou autres bois de cerf. Il paraitrait que l’enfant pourrait-être traumatisé; pour les petits je l’admets car on ne peut pas donner une explication adaptée. Pour ce qui concerne les plus grands, ils sont parfois surpris, parfois interrogatifs sur ce choix mais si les réponses sont rassurantes et qu’ils voient qu’ils n’ont pas affaire à un « monstre sanguinaire »😈, ils se passionnent encore plus et se montrent toujours plus curieux. J’irais même jusqu’à dire qu’ils s’intéressent plus aux animaux naturalisés qu’aux photographies. Certains jeux vidéos et certaines émissions de télé sont, je pense beaucoup plus violents et traumatisants pour l’enfant, que tout ce que je peux exposer. La vie de demain, leur montrera très certainement, des choses bien plus choquantes. Le débat est ouvert…

Quel message passer aux enfants ?

Bien entendu, la priorité numéro un est de sensibiliser les enfants à la cause de la faune sauvage et à la préservation de son habitat. Ensuite, j’ai fait le choix d’aborder quelques sujets majeurs comme, les persuader que dans notre secteur, nous n’avons que des chevreuils et pas des biches; l’amalgame est monnaie courante (même chez les adultes😜). Autre objectif, réhabiliter l’image de certains animaux comme, le vautour fauve ou le renard et surtout insister sur leur rôle essentiel dans la chaine alimentaire. Autre objectif, faire la distinction entre les bois du chevreuil ou du cerf (qui tombent tous les ans) et les cornes qui croissent progressivement sans tomber chez l’isard ou le mouflon. Si en fin de séance, les enfants ont retenu ces messages, le pari est gagné. En tout état de cause on se rend compte, lors des échanges que les enfants aiment tous les animaux et ça j’adore.

Je suis une chevrette (chevreuil femelle) pas un biche, merci !

Le vautour, éboueur de cimes et « Goupil », prédateur tellement crapule mais si beau !

A part l’expo, que fait-on ?

Vous ne pouvez pas vous imaginer comme parfois, en mettant de l’ordre dans les archives on découvre certaines photos qui étaient passées inaperçues et qui méritent un autre sort. Ça a été le cas par exemple, de cette photo d’un moineau domestique prise chez moi pour laquelle, après des mois, mon regard a changé …

Un moineau domestique surpris au bain, avec une goutte d’eau sur la tête; craquant !!!

Même au ralenti la chasse photo, continue.

Je n’ai pas eu beaucoup de temps à consacrer à la quête de nouvelles photos mais malgré tout, un passereau est venu enrichir ma petite galerie, le « chardonneret, élégant ». Il est assez commun dans notre région mais aussi assez capricieux et j’ai mis pas mal de temps à le mettre virtuellement en boite. Malheureusement la luminosité est venue perturber mon cliché mais cela fait partie de la règle du jeu; Si c’était facile, ça se saurait et ça ne présenterait pas le même intérêt.

Un « chardonneret élégant » qui porte vraiment bien son nom.

Depuis mon dernier article, j’ai priorisé l’actualité en étant assez présent à la médiathèque de Saint Sulpice sur Lèze. Des ateliers ont été mis en place pour sensibiliser les jeunes enfants à la connaissance de la faune et de son milieu naturel; très belle initiative qui a été fort appréciée par le jeune public (et les grands aussi). Ma présence m’a aussi permis de rencontrer les parents de quelques enfants qui étaient venus avec des classes. Ça fait plaisir d’entendre une maman dire à quel point sa fille a apprécié la visite au point d’en raconter tous les détails en famille durant toute la soirée. Oui il est certain que l’enfant est sensible à la cause animale, je n’ai plus aucun doute.

Je vous rappelle aussi que l’exposition de Saint Sulpice sur Lèze est visible jusqu’au 16 avril.

Je vous donne rendez-vous très prochainement pour un nouvel article.

Je vous remercie de votre fidélité et vous invite à me faire part de vos réactions sur le blog, par émail ou sur le compte Facebook.

A bientôt

Gérard

Exposition « C’est dans ma nature » à la médiathèque de Saint Sulpice sur Lèze-31

Pour les abonnés qui sont fâchés avec les réseaux sociaux, voici un petit écho de l’exposition de Saint Sulpice sur Lèze avec cet article de la dépêche publié samedi 6 mars. Je profite de l’occasion pour remercier mon ami René MERIC qui m’a soutenu dans ce projet; Merci à la municipalité de Saint Sulpice; merci à Lene et Fanny les deux bibliothécaires de la Médiathèque ainsi qu’à la correspondante de la dépêche Nadia LAGARDE.

Je sais, certains vont me chahuter et me dire que nous n’avions pas le masque sur la photo, mais je vous ferais remarquer que nous nous tenions à plus d’un mètre les uns des autres et nous avons repris la posture « anti COVID » immédiatement après. Je préfère préciser pour rassurer tout le monde que rien n’a été oublié, le gel hydro alcoolique étant disponible à l’entrée. Vu que j’ai les certificats de vaccination de tous mes animaux, théoriquement tout est fait pour que ma petite faune ne vous contamine pas 😜; alors allez y jeter un petit coup d’œil.👀.

Gérard Laurent : C’est dans ma nature !.

Publié le 06/03/2021

Saint Sulpice sur Lèze, la faune régionale s’expose

Gérard Laurent a toujours aimé la nature, depuis sa plus tendre enfance. Le virus lui a été donné par son père quand il était tout petit et qu’ils allaient aux champignons. Aussi, à l’âge de la retraite, le policier municipal a décidé de poser le képi et s’est offert un bel appareil photos digne d’un pro pour capturer de belles scènes animalières. Ainsi, depuis quelques années, il se consacre à sa passion pour les animaux et la fait partager au travers d’expositions photos et de conférences, interventions sous forme de diaporamas dans les médiathèques et écoles du coin (prochainement à l’école de Miremont). C’est juste pour le plaisir, et ses interventions sont gratuites. A la médiathèque de Saint-Sulpice, il nous présente donc ses photographies animalières mais aussi des animaux naturalisés, des bois de cerfs et chevreuils. Ces trésors, il les a trouvés dans les environs, dans la campagne Toulousaine et les Pyrénées. Il privilégie les approches, c’est de la chasse photo ! Gérard revendique qu’il est amateur et que toutes les photos sont prises en milieu naturel, sans trucage et dans la nature, pas dans un zoo… Sa collection est d’une grande richesse et mérite d’être découverte. Donc, n’hésitez pas à venir : écureuils, sangliers, renards et bouquetins… sont à l’honneur !

La dépêche du midi

Rencontres « z’ ailées ».

La semaine dernière, certains d’entre vous ont vu les publications sur Facebook de petites vidéos faites au domaine des oiseaux à Mazères (09). Outre ces épisodes, j’ai fait de belles rencontres avec quelques oiseaux dont un que je traquais depuis longtemps, le pic vert. Rencontres « z’ailées » avec des oiseaux mais j’ai eu aussi la confirmation que l’on pouvait faire des rencontres avec des personnes « zélées ». Le site du domaine des oiseaux accueille de nombreux passionnés et professionnels de la photographie animalière et lors de ma sortie, nos chemins se sont croisés. Respect pour ce qu’ils font mais déception quant à leur état d’esprit! Il est vrai que je n’ai peut-être pas eu la chance de tomber sur de bons interlocuteurs mais ces échanges m’ont permis de me faire ma petite idée. J’en ai conclu qu’ en fait il s’agit d’un monde particulier, plein de rivalités, de surenchères en matière matérielle et où le culte du « moi je » prédomine; en fait tout ce que je n’aime pas dans notre société. L’homme m’ayant encore une fois déçu, parlons oiseaux ….

Rencontre surprise avec une oie à tête barrée

Au petit matin, tant que les oiseaux ne sont pas dérangés par l’activité humaine, l’observation méticuleuse permet de déceler des choses qui pourraient passer inaperçues. Au milieu d’un groupe d’oies cendrées, mon attention a été attirée par un animal, dirons nous, un peu différent, l’oie à tête barrée. Elle ne pouvait porter un nom plus révélateur. L’Oie à tête barrée est un peu comme c’est souvent le cas pour le cygne tuberculé, présente sur le territoire suite à l’intervention humaine. Originaire d’Asie centrale, il y aurait quand même quelques couples nicheurs en France. Je lui trouve une tête de peluche, d’aspect juvénile et un regard plein de douceur; qu’en pensez-vous ?

Une oie tête barrée qui ne peut pas mieux porter son nom.

L’oie cendrée, la concierge du Domaine

Elle est partout sur le domaine des oiseaux et facilement visible. Parfois même on peut la surprendre à se substituer à une tondeuse à gazon et brouter sur les berges des lacs. Contrairement à beaucoup d’autres espèces, même les « lève tard » peuvent arriver à la voir. Il y a souvent des centaines d’individus répartis sur l’ensemble du territoire et croyez moi « ça piaille ferme ». Il semble que la présence humaine ne la dérange pas mais « faut pas abuser quand même ». C’est une véritable concierge qui a, dirons nous, un profil très protecteur. En cas de danger, l’alerte est donnée à grands cris et la colonie réagit immédiatement pour se mettre en sécurité. La légende dit que les oies auraient sauvé les romains au Capitole en donnant l’alerte; moi, ça ne m’étonne pas, cet oiseau est un vigile, un beau et gros vigile (jusqu’à 4 kg).

L’oie cendrée, un « gros vigile ».

Une mésange a attiré mon attention

C’est certainement l’espèce la plus présente sur le domaine des oiseaux et pourtant le comportement de cet oiseau, sa curiosité ont attiré mon attention. Peur cette mésange ? non et je suis persuadé que si j’avais eu de quoi manger, elle serait venue dans ma main. Parfois les choses ne s’expliquent pas, elle se vivent. Malgré cette situation, je n’ai pas fait énormément de photos de cet oiseau; Lever le nez du viseur, pour profiter du moment, c’est une autre vision de la photographie, celle qui reste dans la tête et qu’on ne partage que grâce aux récits.

Une mésange, on ne peut plus sociable.

Le Pic vert ou l’art du camouflage

Enfant, j’étais fan de Woody Woodpecker, vous savez ce pic vert, héro de dessins animés, qui poussait des cris ou rires si particuliers. Par sa nature même d’oiseau piqueur, il faisait des dégâts dans le bois, mais à la vitesse vertigineuse d’un marteau-piqueur. Ces souvenirs d’enfance en tête, le pic vert, je le traquais depuis des mois, vu et revu mais impossible de lui tirer le portrait. Au niveau de la difficulté à photographier, je le mettrais au niveau du geai. Un vrai comportement de concierge lorsque vous investissez son territoire; il pousse des cris d’alerte (des Kiaks très sonores) qui alertent les autres animaux; lors de sa fuite, il a un vol très ondulant. Cet oiseau a un œil particulièrement expressif, révélateur de sa malice. Essentiellement arboricole, on le retrouve très souvent accroché aux troncs d’arbres pour y chercher des larves; Pour ma part, j’ai eu l’opportunité de le photographier au sol. Si je ne l’avais pas vu arriver, je passais une nouvelle fois à côté; Au sol, sur l’herbe, seul, le rouge de son crâne peut trahir sa présence. Admirez la beauté de cet oiseau; des plumes jaunes, comparables à des fleurs de mimosa ornent le bas de son dos et la base de sa queue. Alors que certains, recherchent les petits hommes verts sur la planète mars j’ai enfin rencontré le petit oiseau vert sur terre, chacun trouve son intérêt où il peut. Il m’en a fait voir de toutes les couleurs mais maintenant que j’ai une photo référence, je suis persuadé que d’autres vont suivre.

Un œil pétillant, révélateur de sa malice

La semaine dernière aura été marquée par les rencontres « z’ailées » avec ces oiseaux mais aussi avec d’autres espèces que vous pouvez voir ou revoir sur le blog à la page « photographie oiseaux » (oiseaux des zones humides). Cette semaine a débuté l’exposition « c’est dans ma nature » à la médiathèque de Saint Sulpice sur Lèze. Une visite commentée était programmée mais les contraintes sanitaires étant trop strictes ( jauges de 6 personnes) nous avons renoncé à cette présentation. Pour les scolaires les animations sont maintenues; Une rencontre fort sympathique avec une classe a eu lieu aujourd’hui et d’autres vont suivre le 18 mars ainsi que les 1er et 15 avril. Ce partage avec les enfants est un pur moment de bonheur, que je savoure particulièrement surtout après en avoir été privé durant quasiment une année.

Je vous donne rendez-vous très prochainement pour, espérons le, quelques clichés mais aussi des échos de l’exposition à Saint Sulpice sur Lèze. N’hésitez pas à me faire part de vos réactions sur le blog, par email ou sur la page Facebook « Gérard Laurent Photographie ».

Merci de votre fidélité

Gérard

Première sortie en montagne.

Après l’épisode studieux vécu à l’école de MIREMONT-31, un retour sur le terrain s’imposait avec cette semaine, la première sortie en montagne. Comme je vous le dis souvent, ce n’est pas le photographe qui décide de la thématique de la sortie, mais la nature; Je partais avec la ferme intention de photographier des isards et …. je n’en ai pas vu l’ombre d’un. Malgré tout, j’ai fait de belles rencontres, certaines même surprenantes.

PETIT TOUR EN CERDAGNE AVEC LES MOUFLONS

Je vous avais déjà présenté le mouflon mais, dans la nature, il y a toujours un élément qui fait que … Même si l’animal est connu, son comportement, sa posture ponctuelle, son look ne me laissent jamais indifférent. Lors de cette sortie de reprise sur la soulane de PORTE PUYMORENS -66, ça a été les retrouvailles avec une femelle mouflon à la dégaine un peu déroutante; Pour ceux et celles qui ne sont pas des adeptes des réseaux sociaux, j’ai tenu à remettre une photo sur le blog afin de vous présenter cette bête avec une robe, dirons-nous, un peu spéciale. En effet, cette femelle mouflon, ne peut être confondue avec aucune autre de ses congénères. Elle a l’arrière train blanc, peut-être une preuve qu’il y a eu un problème d’adultère dans ces ascendants ou que maman a dû jouer un peu à « saute-mouton »🔞. Il se dit que les « rencontres amoureuses » entre les deux espèces sont monnaie courante. Point à vérifier mais, les preuves semblent être accablantes. Il me tarde de voir si cette femelle mettra au monde un petit avec le même genre de costume; ce sera fin avril, début mai que l’on verra ça.

Retrouvaille avec cette « mouflone » au look quelque peu déroutant

PARFOIS UN ANIMAL VOUS CAPTIVE, TOUT SIMPLEMENT PARCE QU’IL ATTENDRISSANT

N’auriez-vous pas craqué vous aussi pour ce bel animal, avec une bouille digne d’une peluche. Parfois, il est difficile d’expliquer pourquoi, lorsque vous avez une multitude de choix, vous focalisez sur un animal en particulier; il semble comprendre l’intérêt que vous lui portez et n’hésite pas à son montrer sous son meilleur visage, tout simplement pour vous faire plaisir.

Pas mignonne cette peluche ?

GOUPIL SE PREND POUR UN ISARD.

J’étais tellement obsédé par l’idée de rencontrer des isards que je marchais la tête en l’air en privilégiant l’observation des crêtes avoisinantes. Tiens !!! une tête émerge, c’est un mouflon ou un isard ? Je prends mes jumelles et stupeur ! P…. c’est Goupil ! Enorme surprise de voir un renard dans cette posture, sur les sommets (à 2000 m environ) en train de surveiller ce qui se passait quelques mètres plus bas. Les rencontres avec les renards ne sont pas très communes en journée toutefois, on a le bonheur d’en voir de temps à autre mais dans ces conditions, ja-mais !!! Et puis, il a été sympa, il s’est laissé tirer le portrait, avant de s’évaporer à pas de loup. Quoique, c’était peut-être le re-loup ???

Magnifique Goupil en posture « isard ».

UN PETIT RETOUR EN PLAINE

Je ne pouvais pas terminer la semaine, sans revenir sur cette rencontre avec deux chevrettes dans la campagne avoisinante. J’ai déjà fait paraitre une vidéo dans Facebook (Gérard Laurent photographie) que je vous invite à aller voir ou revoir. Scène on ne peut plus insolite avec ces deux chevrettes qui alertées par un élément particulier (visiblement mon odeur) ont montré des signes de panique et se sont mises toutes les deux au même moment à faire un gros pipi (il parait que ça arrive quand on a peur). Allez voir la vidéo, ça vaut le détour. C’est ce que l’on appelle, aller dans l’intimité des animaux. Voici une photo de ces adeptes des postures synchronisées.

Pause « pipi » synchronisée pour ces chevrettes apeurées .

Des semaines comme ça, riches en rencontres imprévues, insolites, captivantes, il en faudrait souvent. Une petite déception toutefois d’avoir fait un bide avec les isards mais la saison ne fait que commencer et vu mon obstination, ça devrait le faire. Je profite de l’opportunité pour vous remercier à tous d’être allés si nombreux sur le blog, ce mois ci, avec 152 visiteurs et 2428 images vues, un record depuis sa création (et le mois n’est pas encore terminé). Je pense que le passage par l’école de MIREMONT n’y est pas pour rien. Croyez moi, ça fait plaisir.

Je vous invite à me faire part de vos réactions, suggestions et autres commentaires sur le blog, par émail ou sur Facebook. N’hésitez pas, ça me motive et ça me permet aussi de progresser.

Merci de votre fidélité et à très bientôt

Gérard

Retour plein d’émotion sur le banc de l’école.

Quasiment un an après ma dernière intervention en milieu scolaire (c’était à l’école d’ESPERCE -31), cette semaine a été marquée par un retour gagnant à l’école de MIREMONT-31. C’est la classe de CM1/ CM2 de Christelle CHEVALLIER qui m’accueillait pour faire une présentation, tout en images d’une soixantaine d’espèces d’oiseaux présents dans notre région (plaine et montagne). Cette rencontre a été pour moi un grand moment d’émotion car après plusieurs mois d’inactivité, j’ai eu le plaisir de partager de nouveau les produits de ma « chasse photo » qui plus est, avec des enfants et ce fut un réel bonheur.

Un exposé dans la bonne humeur, mais aussi dans le respect des règles sanitaires.

Une présentation pas si évidente

Outre la longue coupure, liée à la crise sanitaire, c’était sans jeu de mot, le « baptême de l’air » pour cette présentation des oiseaux de notre région. Initialement, ma passion reste les grands mammifères mais comme dans la vie rien n’est figé, je me suis peu à peu intéressé à ce monde si particulier des oiseaux. Pas si évident de constituer une galerie de photos même si les espèces abondent, faut-il encore que les volatiles soient coopératifs. Malgré mon expérience de terrain, ça a été pour moi un défit, d’aller à la chasse à l’image, de faire quelques recherches afin de lever quelques doutes sur certaines les espèces et enfin réaliser des diaporamas. En fait, à travers ce projet, le monde des oiseaux, m’est apparu encore plus mystérieux que celui des mammifères; je me suis rendu compte qu’en fait, j’étais très loin de tout savoir .. Comme je le fais souvent avec les enfants, j’ai préféré miser sur le concept « une photo/une anecdote » plutôt que de tenir un discours très rébarbatif qui aurait été, je le pense beaucoup moins apprécié. J’ai eu la confirmation que les enfants adorent…. le vécu. Du petit passereau, au grand vautour fauve, une soixantaine d’espèces appartenant à diverses familles a été passée au crible.

Quelques stars de la présentation, avec un vautour Fauve, qui n’a pas laissé les enfants indifférents.

Le mot de la maitresse Christelle CHEVALLIER: « Gérard Laurent intervient dans ma classe de CM1-CM2 dans le cadre d’un projet sur les oiseaux. Notre classe traite ce thème, cette année en poésie. Je souhaitais que les enfants puissent mettre des images sur les oiseaux qu’ils rencontrent dans les textes poétiques et au-delà de ces images qu’ils aient une référence à un vécu. Gérard Laurent nous a parlé de ces oiseaux que nous pouvons tous côtoyer et observer au quotidien dans notre région mais il nous a aussi raconté ces rencontres. Ainsi l’univers des oiseaux avec tout le vocabulaire qui s’y rattache devient plus concret pour les élèves. Ils ont été particulièrement attentifs à ses récits et s’étant intéressés à son blog ils souhaitent le revoir pour en savoir plus sur les autres animaux qu’il photographie.
Encore merci et à bientôt.
Christelle

Cette séance de reprise a été, pour moi, une véritable bouffée d’oxygène; Revoir du monde et partager, voilà ce qui me faisait le plus défaut. Les enfants ont été attentifs à mes récits, curieux et parfois même piégeux … J’ai été inondé de » bonjours » de « mercis » et certains même m’ont fait des dessins en me souhaitant « bonnes vacances », c’est pas beau ça👍 ? Des rendez-vous ont été pris pour diverses autres interventions au sein de l’école, la preuve étant que, lorsque la volonté est là, tout peut se faire. Merci à l’école de Miremont et particulièrement à la classe de CM1/CM2 de Christelle CHEVALLIER de m’avoir accueilli et redonné un peu de courage. J’en terminerai avec un appel en direction de ceux qui se complaisent dans l’immobilisme créé par la crise sanitaire; bien que je n’ai pas fait des études scientifiques, « je suis affirmatif, la covid (y compris les mutants) ne se transmet pas par le biais de la photo » (je vérifie le passeport sanitaire de tous les oiseaux avant la diffusion du diaporama)😜.

Je vous donne rendez-vous très prochainement j’espère, pour un article, dirons nous, plus traditionnel, mais la photographie va se chercher sur le terrain et doit aussi se partager et aujourd’hui c’était le cas.

Merci de votre fidélité et à très bientôt.

Gérard