Parfois certains oiseaux sont mal aimés parce qu’ils ont vocation à tuer pour se nourrir, mais peut-on vraiment leur en tenir rigueur ? D’autres sont tout simplement victimes de « délit de sale gueule ». Dans cet article, j’ai décidé de vous présenter un corvidé très commun mais qu’en fait peu de gens connaissent « le choucas des tours » et un rapace beaucoup plus connu « le vautour fauve ». Ce n’est pas vraiment le hasard qui m’a fait faire ce choix, mais tout simplement le fait qu’ils aient été les seuls animaux disposés à se faire tirer le portrait. Le mois de novembre est connu pour être en matière photographique, une période de « vache maigres » alors il faut savoir se contenter de ce que la nature nous offre et c’est déjà bien.
Le vautour fauve, une réputation sulfureuse, pas toujours justifiée.
Qui ne se souvient pas de ce volatile mis en vedette dans les BD de Lucky Luke où il accompagnait, pas à pas son patron, le croque mort en se léchant les babines dès qu’un cadavre potentiel se dessinait ? En fait pour lui, en tout être vivant, il y avait un cadavre qui sommeillait.😨
Dans la réalité, cet oiseau nécrophage est tout simplement victime d’un délit de sale gueule. Son régime alimentaire est conditionné par les aléas de la mort des autres, sinon c’est ceinture pendant des jours. Certains lui prêtent des actes de prédation sur des animaux vivants mais pour l’avoir vu, revu et scruté à maintes reprises, je peux vous affirmer que s’il s’en prend à des êtres vivants, ce sont vraiment des individus qui, comme je dis souvent, « ont la mouche sur l’œil ». Outre cette réputation plus ou moins justifiée, on ne peut nier son utilité dans le cadre de l’élimination « 100% bio » des cadavres d’animaux sauvages et domestiques en montagne. Physique ingrat ? à vous de juger mais si vous l’avez déjà aperçu faire ses vols de repérage en montagne, je pense que, comme moi vous en avez une autre image. Si comme le préconise Benjamin C., vous voulez calculer son IMC, je peux vous dire que son poids avoisine les 9 kilos, pour une taille de 1 mètre et une envergure de 2,70 m ; à vos calculettes.

Le choucas des tours, si commun et méconnu.
Par définition, un oiseau noir est très difficile à photographier car il est très délicat de trouver une exposition à la lumière qui puisse mettre son regard en valeur; Dans ce cas de figure, le pétillant de l’œil fait, en grande partie, la qualité d’un cliché.
Appelé aussi « corneille des clochers », le choucas fait partie de la famille des corvidés. Tout le monde en a vu ou entendu mais pour le commun des mortels, on le qualifie de corbeau. Si on prend le temps de l’observer, on se rend compte que les nuancés de son plumage méritent qu’on le scrute en détail. De loin, il est noir mais en focalisant on découvre que les couleurs de sa robe passent du noir au gris et au bleu. Sur les lieux d’observation de prédilections (tours anciennes, clochers, châteaux abandonnés et ruines) on assiste fréquemment à des remakes des scènes mythiques des « oiseaux » d’Hitchcock. Comme un certain nombres de ses cousins corvidés (chocards, craves, corneilles, corbeaux), le choucas vit en grandes colonies; côté physique et morphologique je lui trouve beaucoup de point commun avec un autre corvidé, le geai, particulièrement avec de très beaux yeux et un regard très expressif. Côté popularité, comme beaucoup de prédateurs, il n’est pas vraiment bien aimé à l’exception de sa capacité à réguler les populations de pigeons sur les clochers. Comme quoi …

Coté actualité, cette semaine va être marquée par l’installation de mon exposition »C’est dans ma nature » à la médiathèque d’Auterive visible du 19 novembre au 22 décembre. A cette occasion vous pourrez découvrir différentes espèces d’animaux de notre région (mammifères et oiseaux). Outres les accueils de scolaires, des visites commentées auxquelles vous êtes invités à participer sont programmées:
- Mercredi 1er décembre 2021 à 14H15.
- Samedi 11 décembre 2021 à 14H15.
Après tous ces mois de frustration que nous venons de traverser, j’espère vous retrouver pour partager, certes, ma passion pour la faune mais aussi vivre tout simplement, un moment de convivialité.
Je vous remercie de votre fidélité et vous dis à très bientôt.
Gérard





























