Au cœur de l’hiver …

On considère cette saison comme une période creuse ; je confirme… Il est très difficile de voir des animaux et quand c’est possible, la météo vient vous perturber surtout par l’absence récurrente de luminosité. Quelques rencontres intéressantes tout de même, d’autres bien tristes, vous allez comprendre ce que je veux dire. Dans cet article vous allez découvrir un oiseau qui fuyait jusqu’alors mon objectif, le pinson et un autre, bien moins commun rencontré dans de tristes circonstances, « l’autour des palombes ». Un petit bilan sur l’expo de GOYRANS, achevée il y a quelques jours, était aussi incontournable.

Le mystère du Pinson des arbres qui me fuyait.

C’est un oiseau, très commun dans notre région et qui est particulièrement visible et actif en cette saison. Alors qu’il venait tous les jours me défier dans la cour de la maison en se délectant des baies de chèvrefeuille,  je n’arrivais pas à lui tirer le portrait. Un jour, après son repas quotidien, monsieur prenait un bain dans une flaque d’eau à quelques centimètre de la façade, nullement perturbé par mon approche et là, je l’ai eu. La photo est spéciale car les reflets de l’eau et les gouttelettes sur les plumes de l’oiseau sont venus la sublimer. Merci Monsieur l’oiseau de m’avoir fait ce plaisir !

Le pinson tant attendu mais ça valait le coup d’attendre

Triste rencontre avec un « Autour des palombes ».

Comment une rencontre avec un rapace, qui aurait dû me réjouir m’a laissé un gout amer… Je surprends cet oiseau posé au bord d’un champs et comme à l’accoutumée, je m’empresse de le photographier . Dans la seconde qui suit, un promeneur m’indique que l’oiseau est blessé, l’aile visiblement cassée; C’est dans  ces moments là que l’on réalise que l’on est démuni. Personne dans les parages, pas de matériel, pas de contact, que faire sinon prendre le risque d’aggraver ses blessures ? En rentrant à la maison, je m’empresse de contacter une Association « compétente » qui ne me répondra ….24 heures après, m’indiquant qu’il n’y avait personne sur le terrain et qu’il serait visiblement trop tard pour intervenir. Dans son message, la personne me donne la marche à suivre au cas ou je me retrouverai de nouveau confronté à ce type de situation. Pour en revenir au destin de ce pauvre oiseau, j’ai pu constater à quel point nous étions impuissants, mal informés (j’en fais partie) et que si nous avions besoin de rien, nous étions bien servis. Pour ma part, vu les circonstances peu glorieuses, j’ai hésité à publier cette photo, mais ça aussi c’est la réalité de terrain et c’était quelque peu, une façon de faire honneur à ce magnifique rapace. Espérons pour ce bel oiseau que quelqu’un aura eu le bon geste, sinon…

Triste rencontre avec cet « Autour des palombes » mais le prendre en photo était lui rendre hommage.

L’expo de GOYRANS c’est fini.

Je tenais à remercier la Mairie de GOYRANS ainsi que la Réserve Naturelle Régionale de la confluence et particulièrement Béverlie avec qui nous avons travaillé sur le projet et assuré une conférence à deux voix sur la faune locale où le public a été visiblement conquis. Lien 👉https://rnr-confluence-garonne-ariege.fr/2023/01/30/conference-cest-dans-ma-nature/

Du côté des écoles, merci aussi aux enseignants et  je n’ai pas vraiment de mots pour qualifier la qualité des échanges avec ces enfants; voici quelques échos de la visite de la classe de Gwenaëlle FALERNE:  » Ce matin, nous sommes allés à une exposition de photos d’animaux de notre région qui se trouve dans la salle de la mairie. Nous avons rencontré Gérard Laurent, le photographe. Il nous a parlé des animaux qu’il a photographié, des prédateurs (Nous faisons partie des prédateurs !). Il a répondu à toutes nos questions. On a appris de nouvelles choses et on a trouvé cela très intéressant. Il nous a parlé des légendes autour de certains animaux et nous a expliqué que les animaux ne sont pas méchants : ils chassent pour se nourrir pas pour le plaisir ! Dans l’ensemble, les photos que nous avons préféré sont l’écureuil, le renard, le sanglier et le cerf.  On a observé une tête de sanglier, plusieurs têtes de biches ou de chevreuil, un renard empaillés, et aussi des bois de cerfs, des crânes d’isard, des champignons (faux !). Les photos des oiseaux étaient belles et il y avait des plumes pour comprendre la taille de l’oiseau. On a pu observer une empreinte d’ours, mais Gérard n’a jamais rencontré d’ours pour le prendre en photo. C’est son rêve ! C’était très bien et on a envie d’y amener Papa et maman ».

Ce début d’année est marqué par une multitude de projets sur les rails (médiathèques de Roques et Cugnaux, foyer rural de Caujac, Maison Ysalguier à Auterive) qui vont se rajouter aux interventions en milieu scolaire. Bref ! moi non plus, je ne suis pas prêt de prendre ma retraite 😉.

Je vous donne rendez-vous très prochainement pour un autre article en lien avec l’actualité que nous offrira la nature.

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Gérard

Retour anticipé en montagne.

A l’heure où dans notre société, les valeurs et traditions ont tendance à se perdre, au risque d’être ringard, je vous présente, naturellement,  « mes meilleurs vœux pour 2023 ».

Je ne pensais vraiment pas aller en montagne durant cette période mais la météo clémente, m’a littéralement éjecté du canapé. Décision prise,  plusieurs  sites me tendaient les bras dont un, un peu  plus que les autres, celui où trône le seigneur du Carlit, le mouflon. Sur place en cette saison, il faut souvent feinter avec les autres usagers de la montagne, particulièrement nos amis randonneurs espagnols qui sont connus pour ne pas être les plus discrets du monde, mais qui fort heureusement ne sont pas des lève tôt.  Il est quand même bon à préciser que la montagne peut se partager avec tout le monde à condition, bien entendu, d’être raisonnable. Le début de la ballade n’était pas très fructueux et j’ai très vite compris pourquoi ; deux chasseurs à l’affut scrutaient les sommets. Plus loin, un aigle tournoyait aussi sur le territoire; les éléments n’étaient pas vraiment favorables. Quelques mètres de dénivelé avalés, tout commence doucement avec le passage d’une belle harde de femelles mouflons sur les crêtes et plus loin, c’est au tour de quelques messieurs. Contrairement à la période de mises bas (fin avril), actuellement les mouflons gardent un bon périmètre de sécurité avec les humains, je vous laisse imaginer pour qu’elle raison. Outre les conditions d’approche, vous devez aussi jouer à cache-cache avec le soleil; De ce fait il est assez délicat de faire de bon clichés. Une belle photo est difficile à aller chercher mais ce qui compte, c’est la rencontre. Merci à ces beaux mâles qui ont bien voulu se prêter à une petite séance photo, mais ..à contrejour. Désolé !

Un magnifique grand mâle perché sur une barre rocheuse ; Il m’a vu !
Un deuxième, plus jeune mais tout aussi méfiant « Tu n’as rien à craindre avec moi ».

Lors de cette sortie, j’ai bien eu la confirmation que la nature pouvait se partager avec les autres usagers, sous réserve, bien entendu, que tout se passe dans le respect. Pour un photographe, il faut avoir la discrétion d’un prédateur, arriver à l’aube pour avoir toujours un temps d’avance sur les autres et surprendre les animaux. Oui, je confirme la récompense appartient à ceux qui se lèvent tôt ; je suis persuadé qu’une heure plus tard, rien n’aurait été pareil. Autre constat ; dès qu’ils vous aperçoivent, les animaux connaissent déjà vos intentions sinon ces clichés seraient impossibles.

Le prochain rendez-vous »expo » est fixé à GOYRANS (31) du 23 janvier au 3 février 2023 en collaboration avec la RNR de la confluence Garonne/Ariège. Point d’orgue de cette animation:

*Le vendredi 27 Janvier 2023 *

17H-19H30 visite de l’exposition

20H Conférence « regards croisés sur les espèces animales du territoire »

avec Gérard Laurent et la Réserve Naturelle

Je vous donne rendez-vous prochainement pour un article, mais encore une fois, ce sera la météo qui décidera de mon planning.

Merci de votre fidélité et à très bientôt.

Gérard

Un regard 👀particulier sur 2022

En cette fin d’année assez tranquille, j’ai décidé de revenir tout en humour 😂 sur des rencontres avec des oiseaux aux regards affirmés, du style de ceux qui vous regardent bien en face ; C’est rare mais ça existe. Pour illustrer ces postures, je vous propose une petite trilogie improvisée avec un bruant (le petit), un élanion blanc (le moyen) et un vautour fauve (le grand). Chez l’homme, la regard « les yeux dans les yeux » indique de la détermination et un état d’esprit franc et déterminé. Qu’en est-t-il chez ces oiseaux ? Essayons d’imaginer ce qu’il peut y avoir derrière leurs regards…

Le bruant proyer

J’ai découvert cet oiseau quand je me suis lancé dans la photo animalière à plumes. De loin, il a une silhouette qui pourrait vous faire penser à un moineau, mais de plus près, on peut dire qu’il a une « grande Gueule » à tout point de vue, physiquement et vocalement ; Quel chanteur !  Ce volatile a quelque chose de particulier même  dans sa façon d’être. S’il chante, c’est pour séduire et puis si vous arrivez, on peut dire que ça ne le perturbe pas au delà. Peur lui ? à mon avis, il a du tempérament et ce n’est pas la présence d’un humain qui va le bouleverser. Je n’avais jamais vu un si petit oiseau me défier du regard de la sorte ; c’était limite provocateur.

Le bruant proyer, un petit gabarit assez provocateur.

L’élanion Blanc.

C’est semble-t-il, le rapace local le plus méconnu de la population. En provenance d’Afrique (je vous rassure il est en position régulière) et nouvellement installé dans notre région, cet oiseau mérite vraiment que l’on s’attarde sur lui ; un magnifique plumage et des yeux à rendre jalouses, les starlettes de la croisette. La photo qui suit à sa petite histoire; cet oiseau qui en fait était une « dame oiselle » venait d’accomplir son devoir conjugal, juste sous mes yeux 🔞; ben voyons ! On imagine un peu ce que ce regard franc et déterminé peut bien vouloir dire, du style « ben quoi, t’as jamais rien vu ? »

le regard déterminé de l’élanion blanc, coupable mais pas honteux.

Le vautour fauve.

Très souvent condamné pour un délit de sale gueule, ce rapace nécrophage est un des piliers de l’écosystème en montagne. Cette année je n’ai eu que peu d’opportunités de le rencontrer car il n’a pas eu trop d’occasions de se mettre des ovins et des bovins sous la dent (enfin plutôt sous le bec). Habituellement quelques bêtes des troupeaux sont victimes de glissades fatales et meurent or, cette année, avec la sècheresse, pour glisser il fallait vraiment ne pas avoir de chance. Résultat, il a été rarement présent dans les estives et je n’ai pu en approcher qu’un seul lors de mes sorties, mais ça a été le top. Que penser quand on voit un si beau spécimen d’une dizaine de kilos perché sur une branche et qui, lui aussi, vous nargue ? Dans le cas présent je sais que son regard était intéressé car en fait, ce jour là, j’étais positif à la covid, alors il a peut-être imaginé des choses… 😰 Si, dans un avenir plus ou moins proche (plutôt moins, je vous le souhaite) vous envisagez de signer une convention obsèques 100% écolo pensez à lui, le SAV est assuré 🤣. 

Le vautour fauve affichant un sourire « commercial ».

AGENDA

PINSAGUEL, C’EST FINI ! Un gentil mot de Christine et Francine les bibliothécaires de PINSAGUEL:  » C’est avec beaucoup de plaisir que nous avons accueilli Gérard Laurent à la Médiathèque de Pinsaguel pour son exposition « C’est dans ma nature ». Amoureux de la nature, il a conçu une incroyable exposition de photos d’animaux de notre faune locale, du majestueux cerf, à la gentille marmotte et jusqu’au méconnu gypaète barbu. À la suite d’une visite guidée de l’exposition, il a commenté trois diaporamas de photos d’une qualité exceptionnelle, qui ont charmé tous les visiteurs. Il présente également des objets dont d’impressionnants bois de cervidés et d’animaux naturalisés comme un renard et une tête de sanglier qui ont fortement impressionné les jeunes visiteurs. Et ils furent nombreux puisque dix classes des écoles maternelle et élémentaire ont admiré l’exposition avec leurs enseignantes. Gérard a répondu à leurs questions, parfois insolites, avec bienveillance, précision et beaucoup d’humour. Certains sont même revenus à la médiathèque, attirant leurs parents par la même occasion et en leur racontant en détails les passionnantes anecdotes de Gérard sur ses méthodes de « chasse à l’image » et les conditions de vie de ces animaux, quelques fois menacés. Mission accomplie pour Gérard ! À n’en pas douter, il a su transmettre à la jeune génération son amour de la nature et de nombreux conseils pour sa préservation. ».

Prochain rendez-vous expo à GOYRANS en partenariat avec la Réserve Naturelle Régionale de la confluence Ariège-Garonne ceci à partir du 23 janvier 2023.

Je vous donne rendez-vous prochainement pour un nouvel article mais vu la saison, ne comptez pas trop sur un écho d’une sortie en montagne, les animaux sont frileux et moi aussi.🥶

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Bonnes fêtes 🎄

Gérard

Une rencontre tant espérée.

Ces derniers temps, je faisais une telle fixation sur le cerf que j’en avais oublié un de mes objectifs, à savoir, croiser enfin le bouquetin des Pyrénées. Au début de sa période de réintroduction (en 2014/2015), je l’avais déjà recherché au fin fond de l’Ariège ; je n’avais pas eu de chance mais je pense que les premiers individus n’étaient pas encore stabilisés sur le territoire et j’étais parti un peu trop à l’aventure. Il y a quelques jours,  « la terre courage » m’a apporté cette énorme satisfaction de rencontrer le bouquetin ibérique « made in Ariège ». Seul bémol, le temps étant quelque peu « mascagné » comme on dit localement, les photos ne sont pas d’une qualité exceptionnelle mais, encore une fois, peu importe, ce qui compte, c’est la rencontre. J’aurais pu tomber sur un individu quelconque, or j’ai eu la chance de rencontrer un magnifique mâle, qui arborait de magnifiques cornes torsadées ornant son casque, tel un guerrier gaulois. Que dire de la couleur de sa robe ? Sans chauvinisme aucun, je pense que nos nouveaux bouquetins Pyrénéens n’ont rien à envier à leurs cousins des alpes.  Oui, je l’ai cherché et je l’ai enfin trouvé !

Tel un miracle, le bouquetin apparait

Parti de très bonne heure, hors sentier, simplement obnubilé et guidé par la présence d’une chevrée d’isards, je me suis aventuré, non sans mal sur une crête rocheuse. En observation pendant quelques minutes, j’ai vu évoluer cette harde d’isards qui m’avait attiré et chose bizarre, j’ai été surpris par le fait qu’un de ces animaux semblait trouver la pente raide ; il tirait lui aussi la langue, chose qui m’a réconforté🥵. Quelques instants plus tard, je me retourne et stupeur ! la bête tant recherchée se présente à moi s’affichant même quelques instants pour une mini-séance de pause photo, c’était magique !

Que dire d’un tel animal quand vous l’attendez depuis des lustres. Une morphologie particulière avec des cornes de 90 cm torsadées et en forme de lyre. Le Bouquetin male mesure 85 cm au garrot pour un poids allant jusqu’à 90 kg. Majestueux, trapu, viril, un vrai bouc dans toute sa splendeur.

Je ne pouvais terminer cet article sans parler de Jean Noël d’AUZAT-09 qui, grâce au blog, m’a contacté et m’a donné de précieuses informations pour localiser quelques colonies de bouquetins sur le PNR ariégeois. Les indications étaient on ne peut plus fiables. Un grand merci à Jean Noël et plus largement à l’Ariège (le plus beau département de France, c’est confirmé 😂) qui m’ont permis de découvrir encore un trésor comme seule la nature peut vous en offrir.

Je vous rappelle aussi que l’exposition « c’est dans ma nature » est installée à Pinsaguel-31 jusqu’au 15 décembre. Dès la rentrée scolaire, je vais accueillir sur plusieurs séances, dix classes élémentaires et maternelles de la commune. 
Une rencontre avec le public est prévue le vendredi 25 novembre à 21H (visite commentée et diffusion de diaporamas inédits).

N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires directement sur le blog, par émail (ger31l@hotmail.fr) ou sur Facebook.

Merci de votre fidélité et à très bientôt.

Gérard

Rencontre avec un cerf de montagne

Au moment du brame, les médias ont l’habitude de nous vendre des images prises dans des cadres idylliques mais qui sont très souvent filmées depuis des miradors, dans des enclos avec de magnifiques pelouses bien tondues, lumineuses et bordées de forêts luxuriantes. Là, on assiste à des scènes où un grand cerf magnifiquement casqué, trône sur un harem d’une vingtaine de biches et ne manque pas une occasion pour affronter ses rivaux dans des combats épiques. En montagne, la réalité est tout autre. Les conditions de vie sont difficiles, les hardes sont un peu déstructurées, hétéroclites  et malgré qu’il y ait une rude concurrence, on se rend compte que les males les plus faibles, préfèrent trouver le salut dans la fuite que dans l’affrontement ; il est vrai, comme disait mon père que « des peureux, il s’en sauve toujours quelques-uns ».🤣

Rencontre avec un « maous costaud »

La saison du brame a été un peu tronquée à cause, encore une fois, des excès de la société humaine. Il y a quelques jours, en fuyant la plaine, en pleine période de pénurie de carburant, avec un temps incertain, j’ai décidé de braver les éléments et d’aller en montagne; en fait, je voulais voir si le taux de testostérone des cerfs avait baissé, eh bien, je n’ai pas regretté. Comme cadre, une météo chaotique, aucune présence humaine et, dans les estives, une scène de théâtre, semblable à une arène antique. Les acteurs, quelques cervidés et comme public, une dizaine de vautours dans les gradins d’un éboulis de rochers. Ces derniers semblaient attendre paisiblement la fin de la scène…😱. C’était magique !

Un cerf « maous costaud »

Trois cerfs étaient en concurrence pour conquérir les biches présentes sur la place de brame mais, très vite, le dominant, un dix cors irrégulier pour qui la morphologie laissait penser qu’il n’aurait aucun soucis, à se faire sa place. Quelques brames et quelques courses poursuites plus tard, le » maous »,  toute concurrence repoussée, à pris son rôle de maître des lieux. J’ai souvent vu des cerfs avec un trophée bien plus flamboyant mais jamais un, affichant une telle prestance ; un vrai taureau de combat. Son goitre était massif, sa robe sombre, ses bois longs et maculés de boue ce qui donnait à l’animal, un air de gladiateur ; ses cris gutturaux, ne venaient qu’amplifier cette impression de puissance. C’était un moment inoubliable, que l’on ne vit et que l’on ne savoure que parce qu’il garde un caractère exceptionnel.

L’image d’un tel animal, on ne peut pas l’oublier …

Pour cette saison, la page du brame est tournée . Pour ma part, j’ai soufflé le chaud et le froid avec des rencontres altérées par des comportements humains déphasés. Je garderai quand même globalement, un excellent souvenir tout simplement parce que la volonté de m’isoler m’a permis, encore une fois, de voir ce que les autres n’ont pas vu.

Du côté du partage avec le public, j’ai fait, dans la semaine, un retour sur les bancs de l’école avec une intervention à l’école primaire de Cintegabelle dans la classe de Maryline PUYO. Les enfants ont, parait-il, trouvé ça « génial » (moi aussi) alors, pour donner suite, nous avons programmé une expo pour l’ensemble de l’école pour mars 2023.

Je vous rappelle aussi que l’exposition « c’est dans ma nature » s’installe à PINSAGUEL à partir du 25 octobre et ceci jusqu’au 15 décembre. Une rencontre avec le public est prévue le vendredi 25 novembre à 21H (visite commentée et diffusion de diaporamas inédits).

N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires directement sur le blog, par émail (ger31l@hotmail.fr) ou sur Facebook.

Merci de votre fidélité et à très bientôt.

Gérard

Brame, l’instant magique, mais…

Le brame est pour bon nombre de photographes animaliers, l’apothéose de la saison. Il faut être présent, patient, obstiné et surtout ne pas avoir peur d’affronter les hardes sauvages humaines ; c’est là, le vrai problème. Oui, pour le brame il y a des biches, des cerfs et ceux qui sont certainement plus faciles à photographier …. « les idiots ». Ces derniers débarquent, surtout le weekend et en avant !!! … arrêt au milieu de la route, on lâche chiens et enfants, on crie pour exprimer sa joie mais surtout le summum est atteint avec les tenues vestimentaires ou ces « sauvageons » ont fait le choix de se déguiser en  sapin de noël; le jaune fluo et le rose fuchsia sont très tendance cette année. En résumé, la difficulté ne réside pas uniquement à rencontrer les animaux mais plutôt à essayer d’avoir toujours un temps d’avance pour voir ce que les autres ne verrons certainement jamais, parce que, tout simplement, ils ne le méritent pas. « Pitié messieurs, mesdames ressaisissez vous ou bien, restez chez vous ».

Les femmes et les enfants d’abord.

En matière de quête photographique, le brame ne se limite pas à prendre des clichés du roi de la forêt, il y a aussi biches et faons qui occupent le devant de la scène. A l’opposé du cerf qui est à moitié « fada », les biches et faons restent vigilants et sont les véritables sentinelles des hardes. Ces derniers ne rendent pas la tache facile aux observateurs mais quand on sait se montrer discret, des photos sympas sont possibles. Contrairement aux stéréotypes, les places de brames ne sont pas uniquement occupées par un cerf et son harem de biches mais les faons, bichettes et daguets sont fréquemment présents. Ces jeunes pousses sont très souvent apeurées par les vocalises et autres frasques amoureuses du roi de la place.

Biche oh ma biche 🎶
Réaction similaire et un sacré sens de l’observation.
Aucun doute, je suis repéré

Le roi, dans toute sa splendeur.

Dans notre région nous avons vraiment beaucoup de chance d’avoir de nombreuses têtes couronnées. Les prétendants au trône sont nombreux mais, quel plaisir de pouvoir immortaliser ce moment où le moindre cerf pousse ce bruyant cri guttural qui vous met le frisson dans le dos. Pour ma part, le plaisir ne se limite pas à photographier un animal en fonction de la beauté de son trophée mais certains individus font preuve d’attitudes assez viriles et musclées qui méritent qu’on s’y intéresse.

Les yeux dans les yeux 👀
Et un petit brame, pour la route
Celui-ci est amoureux mais reste quand même vigilant
Une petite vocalise virile

Cette année, la saison a été largement altérée par la sur fréquentation des places de brame. J’ai jusqu’alors, quand même fait de belles rencontres et ce n’est pas encore fini. Il faut toujours persévérer et y croire surtout qu’en fin de brame, les « spectateurs colorés, bruyants et indisciplinés » s’éclaircissent. J’ai encore bon espoir ….

Du côté des expositions, LAGARDELLE se termine mardi 11 octobre avec l’accueil des deux dernières classes😥 . J’enchainerai avec une exposition à PINSAGUEL du 25 octobre au 15 décembre ; Oui ! pas ou peu de temps mort ; je vous donnerai des nouvelles tout prochainement.

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Je vous remercie de votre fidélité et vous dis à très bientôt pour un nouvel article.

Gérard

Un été déboussolé

Jamais nous n’avions relevé autant de signes d’alerte donnés par la nature. Températures record, sècheresse et leurs conséquences. Et au milieu, il y a nous et surtout les animaux pour qui la vie ne tient qu’à un fil et qui par souffrance et dépit ont parfois quitté leurs territoires pour aller chercher refuge aux abords et dans les villes ; des sangliers ont été filmé en ville à Ajaccio pour ne citer que cet exemple. Les oiseaux semblent avoir disparu, les mammifères sont rarement visibles ; La canicule a, par exemple éclipsé presque totalement la période du rut du chevreuil habituellement si prolifique en matière photographique. Bref ! c’est une véritable désolation et nous, humains pouvons culpabiliser et surtout arrêter de nous plaindre quand nous pouvons activer (du moins pour l’instant) des clims, ventilateurs et ouvrir les robinets ; les animaux ne bénéficient pas d’un tel confort. Certains intégristes de l’écologie  tirent souvent à boulet rouge sur certaines pratiques agricoles ; aujourd’hui, par expérience du terrain, je pense que s’il n’y avait pas eu l’irrigation en zone de plaine, durant ces dernières semaines, la plupart des animaux seraient morts. Dans ce contexte difficile, ce n’est pas très glorieux mais j’ai tout de même réussi à voler quelques menus clichés à certains animaux en grande souffrance.

Le choucas des tours, un oiseau méconnu avec un regard malicieux.

Il fait partie de la famille des corvidés et il est souvent qualifié à tort de corbeau. Le choucas des tours est un oiseau dont on ne peut vraiment apprécier le charme que lorsqu’on fait de la photo, sinon il passe inaperçu. Il a la particularité d’avoir un plumage dont la couleur varie en fonction de la luminosité et de l’exposition au soleil. Que dire aussi de cet œil pétillant qui n’est pas sans rappeler celui d’un de ses cousins, le geai des chênes. Il a la malice dans le regard et que dire de sa faculté à fuir le photographe; un vrai corvidé dans l’âme.

Un coucher de soleil dans les plumes et l’animal est sublimé

Le pluvier guignard un nouveau venu dans ma galerie.

C’est la première fois que je croise le chemin de ce magnifique oiseau. Il vit essentiellement sur des zones planes d’altitude. Son habitat est souvent malmené par l’activité humaine (ce n’est pas une surprise) et particulièrement par les installations des stations de ski. Pour ma part, c’est la première fois que je le rencontre et si j’attends autant de temps …. Profitez donc pleinement de cette image, il vaut mieux.

Voici le petit nouveau, le pluvier guignard

Les cervidés en mode « zombi ».

S’il est des animaux qui souffrent des fortes températures en montagne, les cervidés font partie de ceux là. Même en altitude, la chaleur, les mouches et  tiques, viennent pourrir la vie des animaux alors, ils cherchent à se protéger. Pour eux la seule solution est de faire des bains de boue quand il reste des souilles encore humides.

On pourrait croire qu’un incendie est passé par là; Pas très difficile de voir qui s’est souillé dans la boue

Un autre exemple avec ce cerf « grisonnant » encore maculé de boue séchée. Son regard en dit long sur ce qu’il pense de ce c… qui l’a dérangé. « Désolé mon gars mais c’est la rançon de la gloire ».

Qu’est ce t’as !!! tu veux ma photo ?

Drôle de période où rien ne va comme on le voudrait. J’espère que la saison du brame du cerf qui débute (mi-septembre/ mi-octobre) ne va pas être trop perturbée par les aléas climatiques car c’est pour moi le point culminant de l’année et je serais vraiment déçu de passer au travers.

Du côté des expos, Lagardelle sur Lèze à débuté et se poursuit jusqu’au 8 octobre avec une rencontre avec le public le samedi 1er octobre à 10H. Pour ce qui est des interventions en milieu scolaire, un rendez-vous est fixé avec une classe de CM1-CM2 à l’école de Cintegabelle le 17 octobre prochain.

Je vous donne rendez-vous très prochainement j’espère pour un nouvel article, sous réserve que les conditions climatiques se normalisent un peu et me permettent de faire de belles rencontres.

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Merci de votre fidélité et à très bientôt.

Gérard

Au cœur de l’été

En matière de photographie animalière, vous pouvez tout prévoir mais en dernier recours c’est la nature qui décide. Durant ces derniers jours, la canicule est venue nous plomber mais aussi changer le comportement animal. Ainsi la période du rut du chevreuil aurait dû débuter mi-juillet et pour moi, ce n’est pas loin d’un zéro pointé. Mais outre cela, comme partout, il y a parfois la bonne surprise et ça a été le cas avec la rencontre avec un jeune faon. Pour compléter la galerie, une nouvelle image réalisée à la maison avec un pic vert, toujours aussi obstiné et provocateur. Pour terminer, la montagne avec un cliché venu tout droit de la vallée de la Barousse, celui d’un cerf en posture « dominante ».

Rencontre avec un Bambi si attendrissant

Pour ceux qui ne sont pas des adeptes de Facebook, retour sur la belle surprise de ce mois de juillet. J’avais repéré une chevrette et puis, elle n’était pas toute seule ; le jeune faon était blotti dans le sillon d’un chaume de blé, immobile au point que j’ai eu beaucoup de mal à l’apercevoir. Approché à une poignée de mètres, une petite vidéo rapide et quatre ou cinq clichés s’imposaient. Ensuite, il m’a fallu quitter les lieux au plus vite afin de ne pas perturber la chevrette, ne pas imprégner le faon de l’odeur humaine et surtout éviter de prendre le risque que la mère l’abandonne. Il y a plus de vingt ans que cela ne m’était plus arrivé de tomber sous le charme d’une telle scène. On peut donc en déduire qu’il ne faut jamais désespérer. Pour le prochain, il ne faudra peut-être pas attendre 20 ans quand même … 😰

Bambi remis en scène, 80 ans après la sortie du film..🤩

Le pic vert, un invité de la maison

Il était déjà présent lors du précédent article, mais son obstination et ses provocations font que je me fais toujours un véritable plaisir à l’observer et parfois lui tirer le portrait quand Monsieur veut bien se donner la peine. Celui-ci m’a provoqué pendant un long moment, affairé à fouiner au sol, se dérobant parfois pour revenir quelques minutes plus tard ; il était obstiné mais avec moi, il a trouvé à qui parler. Oui, moi aussi je suis un peu tête de mule ; « T’as pas gagné mon gars » !!!!

Le pic vert, un oiseau malicieux au comprtement déroutant 🤪

Un cerf avec un air « supérieur »

S’il est un animal qui en impose, c’est bien le cerf ; il est sans conteste le roi de la forêt. Une posture le met particulièrement en valeur, c’est quand il se trouve posté au dessus de vous ; il trône littéralement et dans ce contexte, votre présence ne le dérange pas au delà. La prestance de l’animal, son air supérieur ne sont pas sans rappeler l’attitude de certains « roitelets » qui gouvernent ce monde ; la différence réside dans le fait que le cerf est sain, naturel et surtout bien moins nocif. La photo que j’ai choisie de publier a fait « tilt » chez moi ; je ne sais pas pourquoi mais les conditions, le soleil caché, le contrejour et la lumière à minima ont fait que des reflets violacés sont venus s’inviter sur le cliché. Notre roi de la forêt méritait bien qu’on l’admire 🤴.

A la foi curieux et hautain, ce cerf me dominait.

Cette année juillet n’a pas été aussi prolifique qu’à l’accoutumée, la chaleur étant vraissemblablement responsable de cette situation. Pour les prochains jours, il semble bien que les ébats amoureux des chevreuils sont enfin lancés mais avec ces bestioles, rien n’est gagné d’avance. En montagne, les cerfs, eux continuent à me faire plaisir et j’espère pouvoir vous faire partager cette générosité. Nous verrons bien…

Je vous remercie de votre fidélité et vous dis à très bientôt pour de nouvelles scènes de vie animale.

Gérard

Parfois, pas besoin d’aller très loin.

Mon emploi du temps surchargé ne me permet pas toujours d’aller taquiner les animaux des cimes Pyrénéennes. Alors que faire ? parfois il suffit de mettre le nez à la fenêtre et observer ce qu’il se passe autour de chez soi. Bien qu’assez commun, le bilan de l’observation est assez sympa.

L’hirondelle rustique refait surface.

On dit la population d’hirondelles sur le déclin ; tout laissait croire que nous n’en reverrions pas dans le quartier et puis un jour, une petite famille m’a rassuré. Les puristes de la photographie animalière diront qu’on ne fait pas une photo d’oiseau sur les fils électriques ; désolé mais avec l’hirondelle, mis à part en vol ou c’est impossible à tirer c’est, soit le nid, soit le confort du fil électrique. Bon, là j’ai un joker c’était un fil téléphonique… 🤣

Une magnifique hirondelle rustique dont la présence me rassure quelque peu …

Le pic vert me nargue.

Cet oiseau est un espiègle. Depuis que je fais de la photo, malgré de nombreuses rencontres, ce n’est que la troisième fois que j’arrive à  lui tirer le portrait. Ses yeux sont aussi uniques et facilement reconnaissables avec leur iris blanc qui donne à cet oiseau un regard très expressif. Il respire la malice ce qui fait dire qu’il a vraiment la « connerie » dans le regard.🤫

Un espiègle avec un regard qui respire la roublardise.

Dame « huppette » sort du nid.

Quelques peu discrète ces derniers jours, après avoir assuré son devoir parental, la huppe fasciée redevient très active, parfois accompagnée de sa progéniture à qui elle apprend à chercher de la nourriture. Un oiseau magnifique toujours aussi imprévisible et très intéressant à photographier.

Coquine, belle et furtive, la huppe fasciée.

Un petit rouquin, fait une pause.

Pour lui aussi, en ce début d’été, la famille s’est agrandie. Les petits sont quelque peu imprudents et se prêtent aux séances photographiques. Celui-ci est resté immobile pendant un bon quart d’heure sous les feux de mon objectif. On dit souvent que la position de la queue d’un animal indique son humeur ; là je me demande bien ce que cette queue bizarrement courbée en forme de « ❓ » voulait bien indiquer. 🤔

Un petit rouquin, curieux et inquiet à la fois.

Les expos de la saison sont terminées.

Message de la médiathèque de miremont: « Gérard Laurent a présenté à la médiathèque de Miremont du 16 mai au 27 juin son exposition «C’est dans ma nature». Lors de la rencontre avec Gérard Laurent, le 13 et 14 juin, avec les élèves du CP de l’école élémentaire et le samedi 25 juin avec le public, chacun a découvert les techniques d’approche d’un photographe animalier, a découvert à travers les commentaires des photographies exposées la faune de notre région : chevreuils, biches, cerfs mais aussi marmottes, lièvres, écureuils et notre célèbre «goupil» sans oublier les vautours et le gypaète ! A travers de nombreuses anecdotes Gérard Laurent a su intéresser et passionner petits et grands et transmettre l’amour et le respect de la nature qui nous environne »……….. « Un grand merci aux bénévoles de l’association de la médiathèque« . Gérard

Après Miremont, c’était dernièrement l’expo de « la fête du chien et de la chasse » à Auterive. Un grand moment d’échange, de partage et de convivialité. Comme quoi, parfois, malgré des divergences de point de vue, il est toujours possible d’échanger et de faire passer quelques messages. C’est ce que l’on appelle tout simplement « la tolérance » et le droit de penser autrement.

Maintenant je vais profiter de la trêve estivale pour reprendre mon trépied de photographe pour aller chercher quelques nouvelles images pour les futures expos mais aussi pour agrémenter ma galerie du blog, du moins, je l’espère. Prochain rendez-vous expo à Lagardelle sur Lèze à compter de mi-septembre.

Je vous remercie et vous dis à très bien bientôt pour un nouvel article.

Gérard

Retrouvailles au sommet.

Après avoir été privé de mon lieu de prédilection pendant plusieurs mois, cette semaine aura été l’occasion de faire mon retour tant espéré dans la vallée de la Barousse ; Retrouvailles avec cette nature préservée mais aussi avec les cervidés qui colonisent les estives et bois. Durant cette remise en route, j’ai pu constater que bon nombre d’animaux étaient déjà présents mais, bizarrement et contrairement aux années précédentes, les dames sont majoritaires. Seule ombre au tableau, nous avons failli nous faire dépecer par deux patous, accomplissant avec zèle et rigueur, leur rôle de protection d’un troupeau de brebis. Vu leur acharnement, je ne suis pas certain qu’ils aient une ration de croquettes à disposition tous les jours 😬. Bref ! nous avons évité de tester leurs « chicots acérés » c’est l’essentiel 😂. Drôle de rencontre alors que je fréquente les lieux depuis plus de 20 ans, je n’en avais jamais vu sur l’estive du « cardouet » ; leur présence m’interpelle….🤔

Vous avez dit des yeux de biches ?

Actuellement les biches vivent un peu au ralenti car elles terminent leur période de gestation ; elles n’en demeurent pas moins prudentes envers l’homme mais on décèle chez elles une certaine lassitude, un épuisement. Lors des sorties à découvert, les biches alternent siestes, repas et bains de boue. Il y a tout le confort mais il semble qu’elles attendent quand même que le grand jour arrive et de gouter au bonheur de la maternité.

Une charmante biche maculée de boue avec un  œil qui ne laisse pas indifférent…Oh ma biche, tu me « faon » le cœur !

Un magnifique cerf en velours fait figure d’exception

Un peu perdu au milieu de toutes ces dames, un magnifique cerf semblait régner sur le groupe. Il avait l’air heureux au milieu de son harem ; il ne doit pas trop lui tarder que ces collègues mâles arrivent dans les estives, car dans trois mois, au moment du brame, la concurrence sera d’autant plus rude. Tiens ! en parlant de brame, nous avons entendu un mâle bramer, il a dû louper une ou deux pages de l’agenda celui-là; c’est dans trois mois le brame !😂.

Un magnifique cerf en velours, se sent pousser des ailes, seul au milieu de toutes ces dames.

Que ça fait du bien de retrouver ce cadre exceptionnel duquel j’étais coupé depuis le mois d’octobre. Tous les ans, à cette même période, tout semble renaitre et les choses se remettent en place. Non, je ne m’en lasse pas d’aller dans ce coin car la nature a toujours un épisode inédit à faire valoir. Cette année, je me prends à rêver car si certains redoutent de croiser « nounours », moi, pour ma part, je veux bien prendre le risque; après, une photo d’assez loin, c’est bien aussi … 😂

Je vous remercie de votre fidélité et vous donne rendez-vous très prochainement vraisemblablement avec d’autres cervidés et, espérons le, quelques invités surprise, l’avenir nous l’apprendra.

A bientôt

Gérard