Coup de❤️ 2023

Bonne et heureuse année 2024🎉✨🎈🎇

En cette période, peu d’actualité alors que faire, mis à part revenir sur mon coup de cœur animalier💝 2023. Lors d’un précédent article sur le Mercantour, je vous avais dit combien une rencontre avec un chamois m’avait séduit ; Je suis littéralement tombé sous le charme de cet animal tant la scène était improbable. Nous pensions que c’était une blague et que cette rencontre se déroulait dans le cadre d’une caméra cachée. Des scènes comme celle là, ne sont pas courantes par contre, quand vous la vivez, c’est comme dans un rêve. L’animal décide de tout, s’approcher, poser, reprendre ses distances pour disparaitre comme il était apparu; c’est ce que l’on appelle la magie🪄. Une précision: ces photos, sous forme triptyque, sont personnelles et ne proviennent d’un photomaton 😂.

Quand vous avez le temps de photographier à quelques mètres, sous divers angles, un animal aussi docile, il faut bien avoir conscience du caractère exceptionnel de la scène et se dire qu’elle ne se reproduira jamais plus. Ces photos ne pouvaient pas rester dans les archives et méritaient d’être mises en avant dans la galerie du blog. Retrouvez les à la page « grands mammifères » => « chamois des alpes ».

Parfois les évènements de la vie et certaines circonstances vous freinent quelque peu ; il faut alors profiter de ces moments de ralenti pour revenir sur le passé avec la volonté, comme toujours, de partager. La rencontre avec cet animal était exceptionnelle et m’a fait prendre conscience, qu’il sait, au premier regard, quelles sont vos réelles intentions ; il a tout simplement compris que je ne lui voulais que du bien.

Encore une fois, je vous souhaite le meilleur pour cette nouvelle année en espérant que nous puissions encore partager quelques belles histoires animalières. Prochain gros objectif, l’exposition programmée à Roques sur Garonne en avril où j’espère, la pause actuelle aidant, bonifier l’exposition (la chasse est en cours), donner le meilleur de moi même mais aussi séduire le public le plus large.

Merci de votre fidélité et à très bientôt.

Gérard

Parfum d’automne🍁

Pour la majorité d’entre nous, la saison que nous traversons est réputée être grise, démoralisante et pourtant, parfois elle réserve quelques belles surprises. Entre plaine et montagne, une petite poignée d’animaux est venue s’exposer, apportant un rayon de soleil dans ce mois de novembre réputé si triste. Avant que la montagne ne devienne inaccessible, une dernière sortie s’imposait ; Le roi de la forêt a encore affiché sa majesté. Côté plaine deux oiseaux sont venus compléter la galerie. Se satisfaire de ce que l’on vit ; serait-ce un signe de sagesse 🤔?

Passé la mi-octobre, la période du brame est censée s’achever mais parfois, la météo aidant, on assiste à des soubresauts hormonaux tardifs. Ça a été le cas, il y a quelques jours lors de la rencontre avec ce magnifique cerf, d’un trophée certes modeste (8 cors), mais quelle grâce🤴 ! Il faut dire que le cadre végétal est venu sublimer la scène, avec ce décor automnal. Désolé pour les biches qui l’accompagnaient mais la junte féminine semble, malgré les amours, rester assez méfiante alors que ces messieurs sont, comme qui dirait, un peu branquignoles et n’hésitent pas à vous toiser. Tant pis, en ce qui me concerne , cette arrogance, ça m’arrange🤩.

Une scène d’amour automnale, tardive mais dans un cadre somptueux.

La météo se faisant capricieuse en altitude, un repli en plaine s’imposait. Une petite visite au domaine des oiseaux à MAZERES (09) m’a permis de compléter ma galerie photo. En premier lieu, découvrez la renversante « sitelle torchepot » qui à la particularité de se déplacer la tête en bas. Autre point, elle affiche des talents de bâtisseur incontestables ; Pour nicher, elle squatte des nids désaffectés par les pics et autres animaux « ébénistes » en obstruant partiellement l’accès pour éviter les intrusions des prédateurs. Elle squatte et se permet de changer les menuiseries, c’est du propre !!!! 😂.

La renversante sitelle torchepot

Autre rencontre, la très discrète bécassine (🎼🎶non, ce n’est pas ma cousine 😂) qui elle, est capable de disparaitre furtivement, telle un fantôme. Certains anciens disaient que, comme sa cousine la bécasse, elle serait capable de se faire marcher dessus sans s’envoler, à part si un chien d’arrêt venait la titiller, bien entendu. Merci à Sébastien G. qui m’accompagnait ce jour là et qui m’a permis de photographier ce « fantôme », sinon moi, je passais à côté.😵‍💫

La très discrète bécassine avec son long bec fin, tel un sabre

Ce mois-ci, chasse photographique modeste mais les temps sont durs, alors parfois, on doit s’adapter et accepter ce que la nature nous offre. Prochain terrain de chasse, la réserve ornithologique de Lamartine à ROQUES SUR GARONNE (31) ; objectif, encore une fois, faire du local en photographiant des oiseaux bien de chez nous, label « made in aqui ».

Merci de votre fidélité et à très bientôt.

Gérard

Drôle de brame. 🤔

Cette année, on pourra dire que rien ne s’est passé comme je l’espérais. Alors que, durant été, les animaux abondaient dans les estives du Port de Balès, vers la mi-septembre, les animaux ont progressivement disparu des places habituellement dévolues au brame. Depuis près de 25 ans, j’arpente ces bois et prairies, cette année aura été, de loin, la plus décevante. Heureusement, plus bas dans la vallée, quelques animaux ont gardé les bonnes vieilles habitudes, mais il fallait encore feinter avec les heures de grande fréquentation et les caprices des animaux. Seulement deux cerfs et leurs hardes respectives ont daigné dévoiler leur intimité sur la place publique ; il fallait quand même « se le gagner » car l’un d’entre eux n’est sorti à découvert qu’un jour où il pleuvait des cordes.

Ce cerf et sa cour auront été l’attraction de cette soirée pluvieuse. Si je n’ai pas été chanceux durant cette saison du brame, je dois reconnaitre que ce soir là, il fallait oser ; il faisait un temps à ne pas mettre un photographe dehors 🌧️. Vous n’allez peut-être pas me croire mais j’ai fait mon approche et ma séance photos sous mon parapluie☂️. Un avantage, il n’y avait pas un chat dans les parages, les moments comme je les aime. Sur la place, un grand cerf (10 cors) magnifiquement couronné, accompagné d’une quinzaine de biches, bichettes et faons mais aussi de deux daguets (jeunes cerfs immatures) eux aussi acceptés dans la harde. Particularité de ce cerf, il était taciturne ; soit il avait trop bramé et était aphone ou bien il était tout simplement muet. Réflexion faite, comment mieux passer inaperçu qu’en fermant sa… bouche. Les recherches des chasseurs de trophées sont souvent guidées par les brames ainsi, pour le cas présent, son handicap lui aura certainement permis de passer l’hiver.🤔

Un magnifique 10 cors, bien armé mais …muet.

Celui-ci j’ai eu beaucoup de mal à le mettre en boite ; la troisième tentative a été la bonne. Les deux premières rencontres, il était chaud bouillant mais n’a pas daigné rester à découvert après le lever du jour. Lorsque je l’ai revu la dernière fois, je l’ai senti épuisé, marqué par ses nuits de folie. Mettez vous un peu à sa place, passant son temps à veiller à ce qu’un autre prétendant ne vienne pas séduire ses conquêtes et éventuellement conclure avec une de ses belles dames 😂. Sa couronne a simplement six cors mais sa dégaine générale laisse penser qu’il sera un sacré client au fil des années en espérant que … Enfin quel que soit son avenir, je vous garantie que cette année, il aura bien profité de la vie. 😉

Un jeune animal mais déjà une élégance à faire craquer les plus belles biches.
Manque d’expérience ? Euh ! j’en doute avec cet œil méfiant, défiant mon objectif.

Cet article annonce la fin de saison dans cette merveilleuse vallée pyrénéenne. Déçu par la période du brame ? Oui ! bien sûr, mais globalement la saison a été de bonne facture malgré quelques accrocs. La saison des amours, elle, a été visiblement perturbée par des températures exceptionnellement chaudes pour ce début d’automne. Les animaux ne sortaient qu’à la nuit noire. En altitude, fiasco complet mais quelque chose me dit, l’expérience aidant, que la saison prochaine je changerai mon… appareil photo d’épaule. Non, ils ne me le feront pas à l’envers deux années de suite 😡

Je vous remercie de votre fidélité et vous donne rendez-vous pour, espérons le, des périodes de rut qui vont concerner d’autres espèces en souhaitant que celles-ci soient bien au rendez-vous.

N’hésitez pas à me faire part de vos réactions, sur le blog, par émail où sur le compte Facebook. Pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, je vous rappelle que vous pouvez vous abonner au blog, c’est gratuit et donc, aucune incidence pour votre pouvoir d’achat 😂.

A très bientôt.

Gérard

Rendez-vous en terre… connue

Préparez vous, car tous les acteurs du brame 2023 sont sur le pont ; il y a énormément d’animaux que ce soit en montagne ou plus bas dans la vallée. En altitude, les mâles sont en nombre mais plus bas dans la vallée, il y a plutôt des dames accompagnées de jeunes sujets et de faons de l’année. Maintenant se pose la question ; quand est-ce que ce beau monde va se retrouver et nous offrir un peu de musique ? Lors de ma dernière sortie je n’ai identifié qu’un seul cerf sensiblement agité. Scène surréaliste, où, complètement fada, l’animal a failli me foncer dessus ; il ne m’avait tout simplement pas vu. Ouf ! Un belle trouille quand même🥵. Le brâme c’est bien, mais faites attention car un cerf pèse en moyenne 200 kg et en cas de collision, pas de possibilité de faire un constat amiable.😂

Au risque de vous choquer, je dois vous avouer que les cervidés ont une conduite sexuelle très souvent immorale. Les biches sont encore suitées et vont malgré tout être séduites par le prétendant le plus entreprenant. Très souvent, les faons sont en compagnie de leurs mères sur les places de brame et manifestent un certain désarroi lorsque les cerfs courent dans tous les sens en bramant comme des fous ; c’est vrai qu’il y a de quoi ne pas être trop rassuré. Sur la photo qui suit, nous en sommes encore à des instants bien paisibles où un jeune faon (trois mois environ) a profité d’une pause dans les déplacements de sa maman pour téter. Cette scène bien que commune est assez difficilement photographiable.

Un faon, déjà gros, profite d’un moment de pause pour téter.

Il est toujours plus facile d’apercevoir les grands mâles à découvert dans les estives que dans les prairies, au bas de la vallée où la vue est beaucoup plus réduite. Je vais tout de même mettre un bémol à mes propos car, en altitude, certains cerfs ont le don pour passer inaperçus. Parfois, pour se rafraichir et se déparasiter ils prennent des bains de boue ce qui leur donne des allures un peu fantomatiques. Quand on connait, le territoire et le comportement de l’animal, ce sont les spécificités (trophées, couleurs de bois et pelage) de certains individus qui sont intéressantes à découvrir. Voici quelques individus, tellement différents mais aussi merveilleusement beaux et majestueux. Dans quelques jours, le taux de testostérone va aussi quelque peu changer leur comportement et même leur physionomie. Regardez sur les trois photos qui suivent, dans les différentes scènes, combien l’intru que je suis est toujours observé et dévisagé.

Un cerf couvert de boue mais l’oeil toujours pétillant.🤩
Un cerf avec un air quelque peu supérieur.
Dérangé pendant sa sieste dans les fougères. Il n’a pas l’air gentil le bestiau !

Tout le décor est donc en place pour ce grand rendez-vous d’automne. Comme je vous l’avais confié l’an passé, cet évènement attire de plus en plus de monde et parfois des personnes qui ne méritent pas d’assister à ce spectacle. Comme lorsqu’on assiste à un concert, un récital ou un spectacle on ne doit pas oublier que l’on est simplement spectateur et donc regarder, écouter et se taire. La seule chose qui diffère est le fait que l’on doit s’abstenir d’applaudir en fin de séance ; les animaux ne comprendraient pas 😂. Si le programme vous convient, vous pouvez me contacter pour une petite séance découverte.

Dans un autre registre, au niveau partage, sachez qu’une animation est prévue fin novembre à la médiathèque de DONNEVILLE -31. Cette exposition sera organisée au bénéfice de l’association « les virades d’Espanès » ( lutte contre la mucoviscidose). Je donnerai les dates précises dès que possible.

Merci de votre fidélité et à très bientôt j’espère.

Gérard

C’est ce que l’on appelle la chance…☘️

Après une période compliquée, il parait que la chance tourne, j’espère que c’est un signe. Pour le prouver, une merveilleuse rencontre locale avec l’animal emblématique de nos campagnes, le chevreuil. En ce moment c’est la saison des amours pour cette espèce et les rencontres avec quelques individus sont fréquentes. Comme pour beaucoup d’animaux, cette période est pleine de surprises où on assiste à des scènes improbables. Pour celui qui connait les symptômes de l’amour chez cette espèce, il faut jouer avec et parfois même en abuser. Je l’ai souvent dit, en matière de photographie animalière, vous pouvez faire ce que vous voulez c’est l’animal qui décide mais il faut parfois le provoquer; la preuve en image.

Une allure princière avec un brin d’arrogance.

En période de rut, soit les brocards (chevreuils mâles) ont trouvé l’âme sœur et vivent en couple, soit il la cherchent. Le chevreuil que je vais vous présenter était dans le deuxième cas; pendant cette période de recherche, les brocards sont en errance, souvent déboussolés, l’avantage est qu’ils sont visibles et parfois vous surprennent par leur audace. Une fois l’individu localisé, une bonne approche bien maitrisée est nécessaire ; ensuite il faut tenter quelques subterfuges ; pour le cas présent, j’ai tenté d’imiter l’aboiement de ses congénères (oui un chevreuil aboie). Je tiens à préciser que je parle couramment le chevreuil🤣 ; je plaisante mais ça fonctionne toujours très bien. Intrigué, l’animal s’est approché de moi (moins de 10 mètres) à plusieurs reprises pour ensuite s’enfuir en aboyant lui aussi. Déçu ? Oui, pour être honnête, je pense qu’il aurait préféré rencontrer une belle chevrette 😂.

ENTRE PLAISIR ET TRISTESSE: Lorsqu’on a la chance, de réaliser plusieurs prises de vue de ce type (sous divers angles), ceci indique que l’animal a joué le jeu, chose qui diffère lorsqu’il est surpris et apeuré. Alors comment en arriver là ? Tout d’abord, il faut faire le repérage des lieux de sortie des animaux et noter les heures, ensuite avec un peu de persévérance on arrive à les (re)voir. Pour ce qui est de la rencontre avec celui-ci, pas de difficulté majeure car son lieu d’errance n’était qu’à une petite centaine de mètres de la route. Ensuite , il y a l’approche ; je me demande encore, dans le cas présent qui a approché qui ? Pour ma part, je ne veux que du bien aux animaux mais force est de constater que leurs habitudes, surtout en cette délicate période de rut, peuvent parfois leur être fatales ; ces derniers jours, la découverte d’un poste d’affut de chasse m’a fortement contrarié et l’occupant ne faisait pas des photos 😠. Si je peux admettre que la chasse est un moyen de régulation, la pratique de « la chasse du brocard en été », au moment du rut, m’interpelle au même titre que « la chasse du cerf pendant le brame ». J’en profite pour faire un appel à la raison: Pitié 🙏! « Laissons les s’aimer ❤️ ».

Je vous donne rendez-vous sous peu, du moins je l’espère, pour partager quelques scènes avec des cervidés un peu plus grands et un peu plus haut en montagne.

Merci de votre fidélité et à très bientôt.

Gérard

,

Escapade dans le Mercantour

Mettre plus de dix jours pour revenir sur des évènements, ce n’est vraiment pas dans mes habitudes mais parfois, dans la vie, vous ne maitrisez pas tout …. voici quelques « photos-souvenir » de ce séjour mythique dans le Mercantour. Une fois n’est pas coutume, je me suis exilé quelques jours hors de mon territoire occitan traditionnel pour aller découvrir ce site faunistique exceptionnel. Quand vous arrivez à une certaine altitude dans le parc, le rêve commence et vous cherchez où est cachée la maison de blanche neige😍. Après quelques tâtonnements, nous avons découvert quelques coins paradisiaques où vivent, marmottes, chamois et autres bouquetins. Que dire quand, en moins d’une semaine on peut se réjouir d’avoir rajouté ces espèces à la galerie photos. Des animaux très peu farouches vis à vis des randonneurs, mais tout de même pas facilement accessibles, car vivant à une altitude respectable ; pour rajouter du piment, on peut dire que la population autochtone n’est pas trop bavarde pour donner des infos sur les sites à privilégier. Interrogés, les gens du pays vous disent « il faut aller très haut »🤔 ; Je confirme, il faut être obstiné ( je vous confirme, je suis un peu bourriquot). Je persiste, voir la faune se mérite; retour sur ces moments magiques.

La marmotte

Les marmottes du Mercantour sont identiques à celles des Pyrénées si ce n’est qu’elles sont sont bien moins farouches. Si vous ne faites pas de grands gestes, ces demoiselles prennent la pose, pour votre plus grand plaisir. Vous pensez vraiment avoir affaire à des peluches.

Le chamois

Là aussi pour faire la différence avec l’isard des Pyrénées, il faut vraiment être fortiche ; il faudrait vraiment avoir deux spécimens de chaque espèce, côte à côte pour voir les différences. Actuellement les animaux sont en pleine mue, assez clairs et très visibles ; un vrai bonheur pour les repérer. Dans le parc, la population est estimée à 10 000 individus donc si vous n’en voyez pas direction « tchin tchin » 👓…. Au niveau de l’approche, on va plutôt dire que c’est le chamois qui décide de venir vers vous et non l’inverse. Que du bonheur !

Un des premiers chamois rencontré sur un versant du lac des grenouilles vers 2000 m

Coup de cœur❤: Rencontre avec un chamois pas si ordinaire.🤔

Ce sera certainement le souvenir le plus marquant de la semaine ; au petit matin, sur le sentier de randonnée du refuge de Valmasque, ce chamois est venu à quelques mètres de nous pour ensuite nous guider sur la piste. C’était notre éclaireur, notre « ange gardien ». Dans ces conditions, même le pire des photographes n’a pas le droit de se rater.

Il n’était pas beau mon guide 🎶
Admirez la finesse des traits et ce regard doux, plein de tendresse, ….

Le bouquetin

Pour ce qui concerne le bouquetin, nous n’avons pas fait carton plein car nous n’avons pas eu la chance de croiser les grands mâles mais on se contentera de ces quelques conquêtes qui nous ont tout de même séduits. Comme pour leurs cousins Pyrénéens, les bouquetins ne perdent jamais une occasion de vous montrer à quel point ils sont agiles en montant sur le premier promontoire qui se présente ; une façon de vous impressionner. Dans le Mercantour, il y aurait une population estimée à 2500 individus.

Euh ! T’es qui toi ?
Pour eux aussi c’est la période de la mue, ça gratte !
La paroi rocheuse mouillée « même pas peur »

Cette semaine de rêve m’avait été offerte pour mon anniversaire pour fêter le fait que ça faisait « 20 ans que j’avais 40 ans ». Un magnifique cadeau et surtout un moment que je n’oublierai jamais. Dans la nature, je me dis toujours que je ne reverrai jamais ce que j’ai vu mais là , la barre a été tellement haute que j’en suis d’autant plus convaincu. Merci à Chantal, Maryse et Eric de m’avoir offert un nuage de rêve; j’ai adoré ❤

J’espère vous avoir fait partager une partie du plaisir ressenti et je vous dis à très bientôt, j’espère pour des rencontres aux couleurs plus locales…

Merci de votre fidélité.

Gérard

Que ça fait du bien !

Je savais depuis (trop)  longtemps que l’activité randonnée était très bénéfique physiquement mais quand vous y rajoutez quelques belles rencontres, ça ne peut que vous faire du bien. Deux de mes dernières randonnées  m’ont donné une véritable bouffée d’oxygène. Comme tout, les photos ça se mérite ; il faut se lever tôt, faire de la route et puis aller débusquer les animaux sur leurs terrains de prédilection. Pour les oiseaux ça va, le hasard fait souvent bien les choses mais les mammifères il faut souvent allier persévérance, audace et courage.🥵

Cerdagne, des mouflons, oui mais pas que…

Je vous ai déjà parlé de cette espèce si accessible au printemps alors que le reste de l’année c’est très compliqué. J’aime cette période si particulière au cœur du printemps, moment où la montagne n’est pas encore prise d’assaut par les hordes sauvages sur deux pattes ; c’est là où je me plait à discuter avec les quelques promeneurs, souvent des autochtones  avec qui vous découvrez énormément de choses. Lors d’une de mes sorties j’ai pu apprendre de nouvelles appellations au sujet de spécificités chez le mouflon. Oui ! , il faut savoir apprendre à tout âge. Ainsi « un hibou » est une appellation locale pour désigner un jeune mouflon avec de petites cornes pas encore enroulées. Autre appellation ; « Une isabelle » qui est un mouflon issu d’un croisement inattendu et surprenant avec un mouton. Et oui ! l’adultère n’est pas le propre de la race humaine et puis « dans la nuit tous les mouflons sont gris ».🤣

Une magnifique « isabelle » née sous le signe du bélier 🐏😂
« Un hibou » jeune mouflon mâle dont les cornes n’ont pas commencé à s’enrouler

Rencontre avec un accenteur mouchet

La photo qui suit me plait beaucoup tout simplement parce que l’oiseau a le soleil qui lui traverse le bec. Parfois (même souvent) avec les oiseaux,  je prends des photos à l’aveugle sans savoir ce que je photographie et puis je le découvre devant mon écran. Dans le cas présent, nous avons affaire à un accenteur mouchet qui, parait-il est très commun et moi, comme un débutant je ne l’avais jamais remarqué. Personnellement, j’aime ses joues bleutées 🤩

Accenteur mouchet: un oiseau commun sublimé par le soleil

Qu’est ce qu’il se passe  à la maison ?

Je vous présente rapidement notre petit protégé « Peaudouce », un hérisson qui a élu domicile chez nous. J’ai eu beaucoup de mal à le photographier, car il sortait trop tard et puis un soir ça a marché. Pas farouche l’animal et tellement mignon que je me suis senti obligé de vous le présenter. J’espère que personne ne m’a vu en train de le photographier, aplati sur le sol, sinon ma réputation est ruinée 😂

« Peaudouce » l’ hérisson, l’air canaille qui s’est invité à la maison.

Agenda à venir…

Côté activité partage, tout s’accélère pour la semaine à venir avec quatre interventions dans des classes des écoles de GOYRANS et de CINTEGABELLE. Début juin, ce sera au tour de CAUJAC dans le cadre d’une expo organisée par le Foyer Rural et la bibliothèque où nous accueillerons les classes de la commune.

Dans le cadre de cette exposition je vous donne rendez-vous le 2 juin à 20H30 à la salle polyvalente de CAUJAC-31 pour une visite commentée avec diffusion de diaporamas.

Je vous remercie de votre fidélité et vous dis à très bientôt pour de nouvelles aventures animalières. N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires sur le blog, par email ou sur Facebook.

Gérard

Je me croyais au paradis….

Si le paradis existe, je pense avoir trouvé l’adresse. Après une sortie infructueuse en Haute Ariège dans le secteur du Montcalm, j’ai enfin découvert la planète « bouquetin » tant convoitée. Bien sûr, le paradis ça se mérite mais comme pour tout dans la vie, la persévérance est tôt ou tard récompensée. Après quelques heures d’effort, je suis littéralement tombé dans une salle de cinéma plein air, mais là, j’étais seul comme spectateur. Sur scène, sous la protection du patriarche, un grand bouc d’une dizaine d’années, une colonie de bouquetins essentiellement masculine (désolé pour la parité) se prélassait au soleil, en ruminant. Mon arrivée n’est certes pas passée inaperçue surtout pour l’œil avisé de l’ancien, « Face de bouc » (nom que j’ai donné à l’ancien) mais n’a créé aucun trouble. Cette crainte passée, je me suis installé à une trentaine de mètres de mes bouquetins et j’ai simplement scruté tous leurs mouvements ceci durant plus de deux heures. Des scènes se sont succédées avec les séances de repos en ruminant, du grattage (c’est la période de la mue) des périodes de jeux pour lesquels les plus grands ont donné le mauvais exemple aux jeunes en simulant des combats. J’ai eu droit à des jeux façon « coup de boule » pour lesquels j’ai eu du mal à croire qu’il s’agissait de simulations, tant ça tapait fort. Voici quelques photos de cette merveilleuse rencontre.

Face de bouc, le patriarche de la colonie

Il était naturellement le chef tout désigné de la colonie. Qu’est ce qui me fait dire ça ? Tout simplement son âge, son trophée et sa morphologie massive. Lui, personne ne semblait contester son leadership; un vrai chef avec des… arguments 😂. En fait, il semblerait que dans la société bouquetin le « vieux » soit respecté et pas méprisé ; ça pourrait peut-être inspirer certains humains.🤔

« Face de bouc » le patriarche imperturbable, installé sur son rocher.

Quelques jeunes adultes bien charmeurs

Majoritaires dans la colonie, de jeunes adultes m’ont séduit non seulement par leur classe naturelle mais aussi par des attitudes qui ne trompent pas ; ce sont vraiment de bons acteurs. Ma présence ne semblait en aucun cas les perturber. Moi ces animaux, je suis fan. 👍

Une air quelque peu supérieur qui fait le charme de l’animal
Bien installé sur le rocher, sieste et rumination au programme

Les grands donnent le mauvais exemple

Alternant avec des séances de repos et rumination, quelques échanges sportifs sont venus émailler ma séance de cinéma ; un moment exceptionnel mais difficile à photographier parce que pour des jeux, ça bouge quand même. 😏

Même zizou en 2006 n’a pas fait mieux avec son « coup de boule« .

La jeune garde présente, elle aussi

Dans cette colonie, j’ai recensé trois jeunes sujets qui semblaient déjà avoir de la testostérone en réserve. On le dit « la valeur n’attend pas le nombre des années ». Des jeux, entre eux ? je veux bien mais c’était déjà des échanges bien appuyés.

Deux jeunes essayant d’imiter les grands. Il ne faut jamais rien faire devant les enfants.

Quel merveilleux moment pour ce début de semaine ! J’attendais avec impatience cette rencontre mais je n’imaginais pas une telle intensivité émotionnelle; c’était du rêve éveillé. Il ne me reste qu’à remercier encore une fois, Jean Noël d’AUZAT -09 qui m’a donné tous les ingrédients pour que ce rêve devienne réalité. Aujourd’hui, pour que le bonheur soit total, après les réseaux sociaux, il me fallait partager ce moment avec vous, fidèles lecteurs mais aussi, prochainement avec l’ensemble du public que je rencontre lors des expositions. Une page bouquetin est maintenant ouverte dans ma galerie photo en espérant prochainement quelques autres belles rencontres. Tout en restant optimiste, ce sera difficile de faire mieux.

Je vous remercie de votre fidélité et vous invite à me faire part de vos réactions, sur le blog, par email ou sur le compte Facebook.

A très bientôt j’espère

Gérard

Les oiseaux font tout pour me rassurer

Comme je vous le dis souvent, la nature est capricieuse et les animaux s’accordent à son diapason. A certaines périodes, vous pouvez sortir autant de fois que vous voulez et rien à se mettre sous l’objectif… Et puis parfois, tout près de chez vous, alors que vous ne vous ne vous y attendiez pas les oiseaux du jardin, eux qui sont souvent négligés par les photographes viennent vous faire plaisir. Voici quelques clichés d’oiseaux que vous connaissez bien comme la corneille, le rouge gorge, le merle et un autre moins bien comme la trépidante fauvette à tête noire.

La corneille agacée par ma présence et quelque chose dans le gosier.

Je l’ai évoqué dans les réseaux sociaux, mais je me devais de faire rentrer ce satané oiseau dans ma galerie photo du blog. La corneille est connue pour être d’une méfiance inouïe alors, quand on arrive à lui tirer le portrait, il faut savoir s’en satisfaire. Celle-ci braillait et semblait avoir avalé quelque chose de travers. « Rassure toi, dame corneille, nous aussi il y a des choses qu’on nous fait avaler et qui ne passent pas très bien, surtout en ce moment ».

La corneille, le cou tendu ; visiblement quelque chose n’est pas passé.

Le rouge gorge, toujours audacieux et réconfortant

Pour le photographe animalier, c’est certainement l’animal refuge car souvent,  il vous permet, surtout en période de « vaches maigres », d’éviter la Fannie. Cet oiseau est super sympa, audacieux et s’avère être un véritable ange gardien tant il vous épie, vous suit et veille sur vous. C’est vraiment un être bizarre dont le comportement m’a toujours quelque peu intrigué.

Le rouge gorge, audacieux et protecteur…

La merlette me nargue.

Ces derniers jours, une merlette semble me narguer tant elle se moque de ma présence et de mes activités extérieures. Un jour elle se baigne dans une flaque à deux mètres de mes pieds et le lendemain je la surprends a essayer de trouver refuge dans mon tas de bois de chauffage. Je la soupçonne de vouloir y établir son nid; Je vais arrêter d’utiliser la cheminée, nous verrons bien…😏

La merlette : « on n’est pas mal chez Gérard, gîte et couvert garantis« 

La fauvette à tête noire, un oiseau méconnu.

Elle est certainement l’oiseau le moins connu des acteurs de cet article. Non seulement, il faut la trouver, je devrais dire l’entendre et ensuite espérer qu’elle veuille bien se poser deux secondes pour se faire tirer le portrait. Pour l’identifier, elle est facilement reconnaissable à sa calotte noire. Petit oiseau très dynamique et surtout très gracieux.

La fauvette à tête noire, élégante et discrête

Après cette pause dédiée aux oiseaux, j’espère commencer la saison avec les gros mammifères en montagne et peut-être de nouveaux venus 😂; nous verrons bien ce que l’avenir nous réserve. Du côté « partage » le prochain rendez vous est à l’école de Miremont dans la classe de CM1-CM2 de Christelle CHEVALLIER. Nous allons parler uniquement « oiseaux » avec les enfants mais quelque chose me dit que…

Je vous remercie de votre fidélité et vous donne rendez-vous très prochainement, je l’espère pour un autre article.

A très bientôt.

Gérard

La dame du lac.

Profitant d’un moment d’acalmie et d’un repos forcé, je vous invite à découvrir une nouvelle venue dans ma galerie photos, il s’agit de la grue cendrée. J’avais eu la chance de l’apercevoir en vol avec cette particularité de structure en  V caractéristique de ses déplacements migratoires, ceci accompagné du cri spécifique « kroooh » perçant et nasillard . Il y a quelques jours, je suis allé au lac de Puydarrieux (65) site connu depuis 1989 pour être une halte migratoire hivernale de l’espèce. La semaine de ma visite (semaine 7/2023)  les effectifs recensés étaient encore de 1280 individus ; l’effectif maximum avait été atteint avec  7850 oiseaux recensés début janvier. Vous allez me dire, il y a matière à faire de la photo mais n’imaginez pas, la tâche n’est pas si aisée, tant la grue est craintive ; il faut faire preuve de malice et aller chercher les oiseaux dans les zones de gagnage alentours. Comme pour quasiment toutes les espèces animales, il existe deux moments de relâchement  qui permettent d’approcher les animaux, l’amour et la gamelle 😂.

La grue cendrée, la belle dame du lac de Puydarrieux

FICHE D’IDENTITE

DescriptionLe plumage est gris ardoisé.
La calotte est rouge vif (plus ou moins selon l’âge, le sexe et la saison).
Le haut du cou, le front et la nuque sont noirs.
Une tache blanche démarre des yeux et s’étend jusque vers l’arrière du cou.
Le bec est long et gris.
Les yeux sont de couleur rouge orangé.
Poids4 à 7 kg
Envergure1,8 à 2 m
Couvée1 à 4
Longévité17 ans
Une voix erraillée qui jure un peu avec l’élégance de l’oiseau

Un retour sur les bancs de l’école

La rencontre avec les parents d’élèves, une très belle initiative.

Comme les animaux auraient tendance à me bouder un peu, la semaine dernière j’ai jugé utile de revenir à l’école ; je pense avoir certaines lacunes 🤔. Je suis intervenu auprès des cinq classes de l’école élémentaire de Cintegabelle et pour rajouter du piment, la Directrice de l’école, Maryline PUYO à eu l’excellente initiative d’ouvrir les portes de l’école aux parents, jeudi en fin d’après midi ; un réel succès avec beaucoup de public. Je tiens à remercier mon impresario local Annabelle TOULZA 😂 ainsi que la Directrice de l’école, Maryline PUYO de m’avoir fait confiance😉.Un grand merci aussi à l’ensemble des enseignants et personnels, aux parents et bien sûr aux enfants qui m’ont gâté 🎁. Force est de constater que ce début d’année semble pour l’instant orienté vers cette mission de sensibilisation des jeunes enfants à la nature et aux animaux ; c’est vraiment un beau défit. Pour ce qui est des grands, vous attendrez 😜…

Je vous donne rendez-vous au plus vite pour partager de nouvelles étapes de ma retraite très active.

Merci de votre fidélité et à très bientôt.

Gérard