Le hibou aux yeux d’or

Ceux qui me connaissent savent que, dans la quête photographique, je recherche beaucoup plus les mammifères que les oiseaux ; ceci est certainement lié à mon passé professionnel qui a toujours mis en avant des problèmes avec les individus qui volent😄. Plus sérieusement, je ne suis vraiment pas doué (ni matériellement équipé) pour faire des photos d’oiseaux en vol, alors j’attends sagement qu’ils se posent 😉. C’est dans ce contexte, il y a quelques jours, que j’ai eu la chance de rencontrer un oiseau assez rare sur notre territoire, le hibou des marais. Là aussi, il faut dire que j’ai été verni, car cet oiseau classé « oiseau nocturne » est en fait assez actif le jour particulièrement en fin de journée ; heureusement pour moi car la nuit, je dors 😴. Passé cette première rencontre et quelques recherches auprès d’organismes spécialisés (LPO et Faune France) nous avons pu, avec mon collègue photographe animalier, Sébastien GALAUP, nous rendre compte qu’ il y avait dans ce secteur, une très belle colonie de ces oiseaux quelque peu atypiques. Découvrons le hibou aux yeux d’or…🦉

C’est avec lui que tout à commencé, un jour, en fin d’après-midi.

Le hibou des marais est aux dires des spécialistes, une espèce fascinante. Son physique atypique et son mode de vie surprennent tous les passionnés d’ornithologie. Dans notre région, bien que rare, le hibou des marais s’installe épisodiquement (pour diverses raisons pas toujours compréhensibles) dans des milieux ouverts herbeux comme les pâturages, des chaumes où il trouve de la nourriture. Les campagnols constituent sa principale ressource alimentaire. Il chasse le plus souvent en rasant le sol à la recherche de proies, mais aussi à l’affût sur des piquets, des branches ou des poteaux de réseaux. Nous avons pu observer que certains individus se chamaillaient pour se subtiliser des proies, conflits qui sont aussi observés avec d’autres rapaces comme les faucons crécerelles. Quelques comportements m’ont particulièrement surpris ; le retrouver en position de repos tout simplement posé au sol ; quand il décolle, il faut dire que ça surprend quelque peu😨 ; son approche en vol est aussi fabuleuse, avec un battement d’ailes assez lourd et surtout quasi silencieux ; il n’hésite pas à venir passer très près de vous. Au fait, si vous faites un affut soyez particulièrement prévoyant☂️ car ce hibou aurait tendance à venir vous provoquer en ne manquant pas parfois de vous « bombarder »; c’est en quelque sorte un « remake de Pearl Harbour » !!!! Si, si c’est vrai,😂.

Le hibou, ou l’art du camouflage dans un chaume.
Magnifique🤩 ! Tu as de beaux yeux, tu sais 👀

Outre cette page terrain, ce mois-ci aura été marqué par l’exposition à la médiathèque de NOE-31. L’accueil des classes élémentaires aura été un véritable moment de bonheur avec des enfants hyper attentifs, chose qui a même parfois surpris le personnel enseignant🤔. Outre les interventions avec les scolaires (8 classes) et le centre de loisirs (2 groupes), la période aura été marquée par la rencontre avec le public venu très nombreux le samedi 15 février ; un très bon moment de partage où le public a semble-t-il été totalement conquis. Je profite de l’occasion qui m’est donnée pour remercier Sébastien GALAUP (photographe animalier et enseignant à NOE) qui a été associé à l’exposition et a fait part de son expérience personnelle. Je remercie aussi chaleureusement les bibliothécaires de NOE, Laëtitia et Marie sans qui rien n’aurait été possible👍.

Un petit mot de Laëtitia et Marie « C’est la troisième fois que nous accueillons l’exposition « C’est dans ma nature » de Gérard et c’est toujours un réel succès. L’exposition plaît beaucoup, elle attire autant les adultes que les enfants. Ce ne sont pas seulement de belles photos que nous découvrons dans cette exposition, ce sont aussi des bois de cerfs récupérés lors de balades, des animaux empaillés et de multiples anecdotes rendant vivante et tangible une nature qui peut nous sembler éloignée.  Nous tenons à remercier Gérard pour ses interventions auprès des 8 classes de la commune et du centre aéré, ainsi que la rencontre proposée le 15 février qui a ravi de nombreuses personnes. Nous avons ainsi pu nous interroger sur les mystères de la nature dont l’accouplement probablement épineux des hérissons… Merci Gérard ! »

Un petit mot de la classe de CE2 de Mme Salgues: Le Vendredi 31 janvier 2025, nous sommes allés voir une exposition de photos animalières à la médiathèque de Noé. Nous avons vu des photos de renards, de sangliers, d’isards…, des animaux empaillés et des bois de cerfs. La classe a posé des questions au photographe et nous avons appris beaucoup de choses. Merci pour ce très bon moment Monsieur Gérard Laurent !

Prochains rendez-vous le 5 mars avec une animation pour le centre de loisirs de SAVERDUN-09 et le 18 mars avec deux interventions à l’école de MIREMONT-31.

Je vous remercie de votre fidélité et vous dis à très bientôt pour de nouvelles aventures animalières 😉.

Gérard

2024, la page est tournée.

Pour ce qui me concerne, il faut bien avouer que cette fin d’année a été plus dans le partage que sur le terrain ; résultat, très peu de clichés à vous proposer mais il faut dire que les rares sorties dans la nature n’ont pas été très fructueuses. Oui ça arrive, les animaux me boudent. Les mauvaises langues diront que, ces derniers temps, j’étais en télétravail, mais ce n’est pas vrai 😡!!!! Après un passage à la médiathèque de Mauzac avec, entre autre, une rencontre avec le public pleine de satisfactions, dans la foulée, j’ai fait un retour à l’école Michelet à Auterive. A cette occasion, j’ai pu rencontrer 9 classes soit plus de 220 gamins. Un véritable bonheur de constater à quel point les enfants ont pu se montrer passionnés ; je n’en revenais pas. Une remarque d’une petite fille très attentionnée, restera à jamais dans ma tête ; j’étais blessé au doigt et j’arborais un pansement assez voyant. En fin d’intervention avec sa classe, nous avions abordé le côté « prédateur » du renard et cette petite fille toute timide est venue me voir, visiblement bouleversée est m’a dit « C’est le renard qui t’a mordu ? » je vous laisse imaginer ma réaction ; c’est tellement mignon 😍!!! Un animateur TV bien connu, aujourd’hui disparu, aurait dit « les enfants sont formidables » ; et c’est vrai 😉

Pour illustrer 2024, j’ai revisionné les archives photographiques et je me suis rendu compte que certaines photos étaient passées à côté et méritaient de figurer en bonne place sur le blog. Certes, elles ne sont pas d’actualité mais méritaient d’être publiées.

Cette photo d’une poule faisane peut paraitre désuète tant cette espèce est décriée. Pour la majorité des gens, le faisan n’est autre qu’une poule qui se chasse ; Bon nombre d’humoristes ont fait des sketchs sur le sujet. Cette façon de voir est très réductrice alors que l’oiseau est magnifique et qu’il ne mérite pas d’être traité de la sorte. Pour ma part, ce qui me dérange, ce sont les croisements génétiques qui sont réalisés par quelques apprentis sorciers, ce en quoi on peut faire le lien avec les gallinacés domestiques . Parfois, la rencontre avec certains oiseaux, vous laisse dubitatif tant leur apparence peu changer d’un individu à l’autre, particulièrement chez les femelles. Et oui ! il faudrait peut-être arrêter ces pratiques pour redonner du crédit et redorer l’image de ce magnifique oiseau.

Très belle poule faisane arborant un plumage assez « inédit » 🤔

Pour ceux qui ont la chance d’accueillir aux beaux jours dans leurs jardins, ce migrateur, c’est toujours aussi passionnant d’entendre son « hou pou pou ».  La huppe nidifie sur notre territoire car c’est bien connu, l’Occitanie est une belle région pour fonder une famille et y élever ses enfants. Les écoles sont réputées, la cantine est bonne, le soleil brille souvent et les loyers restent raisonnables😉 . Quand le mercure entame sa descente, elle fait ses valises et met les voiles pour s’établir en Afrique tropicale sans assistance GPS où elle attend patiemment la fin de notre hiver. Se pose la question de la nationalité des petits nés en France ; peut-être des binationaux ?🤔

La « huppette »: les liaisons France- Afrique ne lui font pas peur.

C’est sans conteste, un des animaux les plus appréciés du public. Héros d’un conte, « Didy » l’écureuil est devenu la figure emblématique d’une banque française qui l’a chargé de faire fructifier vos économies. Il incarne la douceur, la malice et la beauté ; pour ma part je rajouterais la dextérité. Ce petit mammifère est une véritable pile électrique qui ne s’arrête de bondir que lorsqu’il a trouvé de la nourriture. Celui que je vous présente, était à la maison et s’était invité à la gamelle des poules qui médusées, regardaient ce convive surprise se restaurer.

Le petit rouquin invité à la table des poules

Je ne pouvais pas revenir sur une saison sans parler de mon animal fétiche, le cerf grâce à qui je suis devenu passionné de faune sauvage et par la suite de photo. Je raconte à chaque occasion, ma première rencontre avec un cerf ; Cette fois là, je n’avais pas d’appareil photo et la plus belle photo est celle que j’ai gardé en mémoire et qui, ce soir là, m’a empêché de trouver le sommeil. C’est bien le « roi des animaux » responsable de mes insomnies mais tout de même faiseur de rêves😍.

Il est bien le roi des animaux de notre région.

Pour conclure 2024, je tenais à remercier certaines personnes associées aux dernières interventions et rencontres avec le public et les scolaires. Un grand merci aux bibliothécaires de MAUZAC, Aurore et Fabienne. Merci aussi à Dorothée, Directrice de l’ALAE qui m’a mis en relation avec les enseignants de l’école Michelet à AUTERIVE ; MERCI à ces personnes, grâce à qui, j’ai vécu un mois de décembre relativement occupé mais aussi assez exceptionnel.

Prochain rendez-vous à la médiathèque de NOE-31 du 27 janvier au 28 février ; je vous donne d’ors et déjà rendez-vous le 15 février à 10HOO pour une rencontre avec le public.

Merci de votre fidélité et à très bientôt, je l’espère pour partager de nouvelles aventures animalières.

Gérard

Le brame et ses « à côtés ».

L’an dernier, à l’époque du brame, j’avais été déçu ; Une météo très chaude était venue plomber les velléités amoureuses des cerfs. Cette année, globalement, il y a eu du mieux avec des animaux assez actifs ; toutefois, comme je m’en doutais, la foule en délire est venue perturber ce qui me tient le plus à cœur lorsque je suis dans la nature: LA TRAN-QUI-LLI-TE. Je sais, je râle toujours, mais ce n’est pas possible messieurs-dames 😡, le brame ce n’est ni Disneyland, ni le Futuroscope ; Ici, on ne « gueule » pas et surtout on évite, au niveau vestimentaire, les strass et paillettes😡 . Il parait que les animaux ne distinguent pas les couleurs 🤩mais il ne faut pas abuser tout de même ! Profitez de ce que la nature vous offre si généreusement, respectez l’environnement, surtout les acteurs et prenez en plein les yeux et les oreilles (c’est gratuit, du moins pour l’instant😏). C’est dans ce contexte si peu favorable, que j’ai décidé d’ échapper aux hordes sauvages (je parle, bien entendu des mammifères à deux pattes 😏) ; j’ai fouiné et trouvé quelques « spots » me permettant de faire tout de même de magnifiques rencontres et d’assister à de belles scènes.

Bien qu’amoureux (son brame l’attestant), ce cerf, d’une rare élégance, je l’ai rencontré à plusieurs reprises, toujours seul comme un malheureux, visiblement en quête de l’âme sœur. Quels sont les signes particuliers du cerf en rut ? Quelque peu crasseux, la lèvre supérieure retroussée pour mieux humer, la langue pendante et quelques vocalises rauques, il avait vraiment le profil type de l’individu qui cherche. Que s’est-il passé la nuit ? cela relève de sa vie privée et ça ne nous regarde pas🫣. En tout cas, ce cerf c’est la classe, une biche a bien dû craquer💕 .

Un magnifique cerf reniflant la présence féminine.

Pour ceux qui choisissent l’option « je vais écouter le brame »(de nuit au bord d’une route🤨), le son 🔊c’est bien mais j’atteste que c’est quand même mieux avec l’image🤩.On peut parler de brame pendant des lustres, l’important reste d’immortaliser la scène. Ce cerf, se donnait à fond pour signaler à ses congénères, le périmètre de son territoire ; Les cerfs brament aussi pour cette raison et pas seulement pour appeler les biches. Sur le cliché qui suit, l’animal affiche tous les arguments de virilité et de puissance pour se faire sa place.

Vocalise « en do majeur ».

Voici maintenant une des rares scènes capturée sur les lieux habituels, un soir où les envahisseurs n’étaient pas de sortie pour cause de temps maussade. Une biche et son faon se gavaient de pommes dans un verger ; quelque peu dérangée par mon arrivée, la biche s’est déplacée et le faon a saisi l’opportunité pour aller téter. L’allaitement en public🧑‍🍼, rien de choquant, après au niveau diététique, le lait après les fruits je ne sais pas si c’est top. Je pense que, le lendemain, ce jeune sujet était « traçable » 😂.

Une biche en train d’allaiter son faon dans un verger.

En cherchant des endroits calmes, il arrive parfois de tomber sur des invités inattendus. Il y a de nombreuses années que j’attendais ce moment ; faire un cliché du cincle plongeur. Ce petit oiseau a une activité aquatique et terrestre digne d’un triathlète. La rencontre s’est faite sur les pierres d’un torrent qui doit avoir d’autres merveilles à dévoiler. » Merci mon petit oiseau, tu es aussi beau qu’inespéré » 👍 ».

Le très véloce et magnifique cincle plongeur

L’invasion des hordes sauvages de bipèdes m’aura au moins permis de m’isoler à tel point que lors de ma dernière sortie « brame », me sentant presque chez moi, je me suis surpris à parler à une harde d’animaux, comme si, cette année, quelque chose avait changé. Au risque de passer pour un dingue 🤪, je vais vous révéler ce que je leur ai dit avant mon départ, « A l’année prochaine, en espérant que je vous reverrai tous ». Je vous laisse méditer sur ce sujet🥹.

Après le terrain, du côté des moments de partage, je suis intervenu il y a quelques jours à l’école de Miremont-31 dans la classe de Christelle CHEVALLIER pour présenter ma petite galerie d’environ 80 espèces d’oiseaux allant du petit moineau à l’énorme gypaète barbu ; c’était varié. Le soir venu, les enfants ont dû rêver de becs et de plumes 😂.

Pour poursuivre l’option partage, l’exposition « c’est dans ma nature » va s’installer à MAUZAC-31 du 5 novembre au 7 décembre 2024. La rencontre avec le public aura lieu le 30 novembre ; vous y êtes tous conviés.

Je vous remercie de votre fidélité et vous dis à très bientôt pour partager ce que la nature aura bien voulu me dévoiler de nouveau.

Gérard

Rencontres estivales.

Comme c’est parfois le cas dans la société, dans la nature aussi, rien ne se passe comme on le souhaiterait. Nous venons de vivre la période du rut du chevreuil et bien, on peut dire que cela n’a pas été folichon. Très peu d’animaux aperçus et des scènes « d’amour et de tendresse » très rares💔. La trêve olympique décrétée par l’état en serait-elle la cause 🥇🥈🥉? Plus sérieusement, il faut plutôt espérer que subitement, les chevreuils soient devenus plus pudiques en esquivant les objectifs des « paparazzi » sinon … Heureusement, pour pallier à ce fiasco, quelques animaux ont osé s’exposer. Pas de nouvelles espèces pour ma galerie mais néanmoins de belles rencontres en montagne, dans notre campagne environnante et parfois même à la maison.

Pour commencer, voici la page montagne. Il faut savoir que je surveille périodiquement les cervidés pour espérer avoir les meilleurs plans pour la période du brame. Un soir, j’ai été surpris par un mouvement dans la végétation ; que faire ? Au risque de contrarier les fanatiques de « matos photo » je reste persuadé que le meilleur zoom, c’est encore une bonne approche. Voici le résultat en image, moment où j’ai dérangé une bichette réfugiée dans les hautes herbes. Une partie de cache-cache était engagée😉.

Une bichette, les yeux dans les yeux 🤩

En quête photographique, le chevreuil est par excellence, l’animal qui vient souvent s’exposer quand vous êtes sur le point de rentrer à la maison, bredouille. En campagne par contre, cette saison, il est devenu fantomatique. On peut expliquer cela par la présence d’une végétation luxuriante et surtout par des cultures agricoles qui offrent un couvert végétal abondant ; chez nous, si vous aimez le tournesol, vous êtes servis, il y en a partout. Si par hasard, dans quelques temps, vous entendez que la récolte a été mauvaise ou qu’il y a pénurie, n’en croyez pas un mot 🤔. Dans ces conditions, lorsque vous arrivez à photographier le moindre animal, il faut s’en satisfaire.

Un magnifique brocard, à découvert dans un chaume de blé

Chez les oiseaux, dans les airs ou sur la cimes des arbres morts, le milan royal est la valeur sûre de notre environnement. Quand tout semble perdu, lui aussi apparait, venant de nulle part et il vous offre la possibilité de vous faire plaisir. Cet oiseau en question, je l’ai vu à plusieurs reprises dans diverses conditions horaires et météo, parfois installé sur la même branche. Le milan Royal est un oiseau très territorial, qui trône sur son royaume. Quelle classe !

Juché sur son trône, un magnifique Milan Royal

Parfois, rien ne sert d’aller loin, certains animaux viennent vous rendre une petite visite à la maison. Vous me direz, un hérisson, rien d’exceptionnel mais faut-il encore arriver à lui tirer le portrait. Depuis les photos de « Peau douce », il y a quelques mois (voir archives du blog), rien à se mettre devant l’objectif. Le hérisson est bien présent mais malheureusement peu respecté par bon nombre de citoyens ; il est la malheureuse victime de produits « pas très bio » des jardins et d’autre part, d’automobilistes peu scrupuleux qui ne font rien pour l’éviter. Regardons bien ces petites bestioles car leur avenir est, je pense, fort compromis s’il n’y a pas une prise de conscience générale et des mesures de sauvegarde instaurées😢.

Un bébé hérisson en sécurité « éphémère » à la maison.

Ce mois ci, malgré une certaine déception, j’ai fait quelques belles rencontres ; toutes n’ont malheureusement pas été immortalisées car le monde de la photographie animalière est souvent capricieux. Il faut raison garder et se dire que si toutes les photos étaient réussies cela n’aurait plus aucun charme.

Au niveau des publications, les réseaux sociaux m’ont quelque peu refroidi car parfois, la moindre publication, abouti sur des échanges houleux des « pro ceci ou anti cela »😠 . Je me demande parfois ce qu’il faut faire pour partager une scène de la vie animale, sans craindre de déclencher une troisième guerre mondiale.💣

Du côté des « séances de partage » même si l’été est réputé comme une période creuse, je suis intervenu à deux reprises (en juillet et août) à la Maison de Retraite « Bellagardel » de Roquettes ; que dire et c’est ça l’essentiel, sinon que les pensionnaires étaient ravis 🙂.

Pour le prochain épisode de terrain, j’attends avec impatience le brame du cerf qui va débuter mi-septembre pour un mois, en espérant que cette espèce soit moins pudique que les chevreuils 😂.

Je vous invite à me faire part de vos réactions par mail, ou directement sur le blog.

A très bientôt.

Gérard

Entre plaisir et partage.

Qui aurait dit qu’un jour je serais autant accro à la nature et à la faune ? Combien de fois on me dit « tu n’en a pas marre d’aller toujours aux mêmes endroits ?  » ou même encore « quelle patience ! » En fait, la découverte d’un territoire et de la faune existante nécessite de la persévérance, de l’endurance et parfois même, de l’obstination. Ne croyez surtout pas que je suis têtu 😂, j’ai simplement de la volonté. Mon arbre généalogique laisse apparaitre quelques traces ariégeoises ascendant  » cap de mul » 🫏(tête de bourrique pour les non-initiés😂). Cette passion, j’aime la vivre mais aussi la partager, chose que j’ai pu faire ces derniers temps. J’ai posé cette question aux personnes qui m’ont accompagné « tu comprends pourquoi je ne me lasse jamais de venir ici ? ». Tous ont été unanimes et ont répondu « OUI ». Pour le comprendre voici quelques images de ce mois en cours.

Oui ! en ce moment, en randonnée, si les cigognes ont bien travaillé, vous avez l’opportunité de tomber sur des nouveaux nés, particulièrement chez les mammifères. En principe bien éduqués, les jeunes pousses s’exposent bien plus que leurs parents. Résultat, une bonne approche maitrisée et voilà ce que cela donne ; un marmotton en train de se gratter « le bidou ». Pour info, à cet âge les petits sont grands comme la main et la photo a été prise à environ 5 mètres 🚼. Tout simplement ADORABLE !

Un marmotton en train de se gratter « le bidou ».

Plus bas dans la vallée, encore une fois la chance venant s’allier à l’obstination, merveilleuse rencontre de deux cervidés ayant quelques similitudes ; Localisation, même taille, même robe, mêmes traits, même réaction, je parierais presque qu’il s’agit de jumeaux (ce qui est rare pour cette espèce, mais..). A moins que papa n’ait pas été très fidèle et soit allé bramer ailleurs ; il s’agirait alors de demi-frères. Ce jour là, les deux animaux m’ont paru plus curieux qu’inquiets, ce qui arrive très souvent avec moi ; il ne me craignent pas, comme si …Pour les photos qui suivent, tout se passe dans le regard 👀.

Biche oh ma biche !
Son (demi) frère, couronné de velours.

C’est un des malaimés de la nature et pourtant … Le jour de la rencontre, ce vautour était invité, au même titre que ceux qui accompagnaient, à un repas champêtre. En effet, il y avait environ 150 convives à la curée et au menu, pas moins de 3 vaches mortes ; vous imaginez le festin. L’oiseau qui a attiré mon attention était un dominant de la colonie, déjà repu mais quelque chose le perturbait car il gueulait comme un fou ; pourquoi ? Mystère. 🤔J’ai choisi cette photo, quelque peu insolite, pour vous épargner quelques détails pas très glamours allant de la chronologie du repas, aux pièces de viande préférées de ces charmants volatiles😂. Pour ceux qui ne craqueraient pas devant le physique de cet oiseau, je vous rappelle la citation du regretté Serge GAINSBOURG « La différence entre la beauté et la laideur, c’est que la laideur, elle, au moins elle dure ! » 

Un vautour fauve, repu mais semble-t-il, en colère.

Ce n’est qu’un début de saison mais j’avoue que j’ai déjà fait de belles rencontres. Je ne sais pas si les personnes qui m’ont accompagné m’ont porté chance, mais tous ont compris pourquoi j’aimais tant profiter de cette nature. Oui ! le bonheur est là, au milieu des animaux 👍.

Pour ceux qui souhaiteraient profiter de ces scènes « grandeur nature », n’hésitez pas à me contacter. Je suis prioritairement à la recherche d’un accompagnant qui pourrait me porter chance,🍀 pour enfin rencontrer l’animal de mes rêves « Nounours »; alors il paraitrait que ceux qui en ont peur, auraient tendance à l’attirer (non je rigole !!!😂).

N’hésitez pas à me faire part de vos réactions sur le blog, par messagerie ou par email. Pour ceux qui ne sont pas encore abonnés, vous pouvez le faire et chose exceptionnelle, c’est gratuit.

Merci de votre fidélité et à très bientôt.

Gérard

De drôles d’oiseaux !

Il est difficile de parler de cet oiseau tant les informations sont diverses et variées et parfois très contradictoires. Chose incontestable, c’est un magnifique rapace très coloré mais au caractère bien trempé. Pour moi, ça a été une surprise car j’étais loin de penser que nous en avions sur le territoire. Au niveau de son apparence, en vol et à distance on pourrait le confondre avec l’élanion. Monsieur est plus petit que sa compagne mais a meilleur caractère, je vous assure😉.

Monsieur « Busard Saint-Martin » avec son regard « doré »

Madame « Busard Saint Martin » est certainement la pire furie que j’ai pu rencontrer chez les oiseaux. Avec cette citoyenne, pas de quartier ; tout individu présent sur son territoire est chassé manu militari. Incroyable ! 😟 Je vous assure que ces charges sont franches et directes ; un véritable avion de chasse. Bien que je comprenne qu’elle protège le périmètre de son nid, je suis resté stupéfait de voir à quel point elle est casse cou. Cette espèce niche au sol mais je vous garantie qu’aucun animal ne se risquera à aller visiter le nid. Je suis certain, par exemple, qu’un renard 🦊se ferait écharper.😟

Partie de la crête du pin, une énième charge de Madame « Busard Saint Martin » sur moi.

Au niveau physique, vous voyez que les deux sexes sont très différents à l’exception de la base du bec avec cette bague jaune, type écarteur de narine. Un autre point m’a surpris, son masque en forme de cœur qui, bizarrement, lui donne un regard encore plus effrayant. Je sais, vous allez me dire qu’en matière de masque, vous en avez eu votre dose avec « Kylian »⚽. Rassurez vous ! je pense que la spécificité de cet étrange oiseau, fera moins de bruit chez les médias 😉.

Madame Busard Saint Martin » elle aussi avec son masque.

Passionnante rencontre que celle avec ces busards marquée par cette scène surréaliste d’agressivité démesurée de la femelle ; ceci m’a rappelé à l’ordre et confirme bien, qu’en pleine nature, les animaux sont rois👑.

Prochainement au programme, l’exposition dans le cadre de « la fête du chien et de la chasse » le 7 juillet au bois de Notre Dame à Auterive. Suivront ensuite deux animations courant juillet et août (dates à finaliser) à la maison de retraite Bellagardel à Roquettes. Je m’en tiendrai là pour cet été car j’ai besoin de temps pour aller un peu musarder dans la nature (et trouver accessoirement quelques champignons) et peut-être faire quelques belles rencontres ; du moins je l’espère …

Je vous remercie de votre fidélité et vous dis à très bientôt pour d’autres rencontres animalières.

Gérard

Les animaux s’invitent à l’école.

Peu de gens le savent mais, grâce à une loi du 30 novembre 2021, l’éthique animale doit désormais être enseignée aux élèves de primaire, collège et lycée. Cette mesure est censée permettre, à terme, de fondamentalement changer l’attitude de la société envers les animaux ; mais avant tout faut-il les connaitre🤔… C’est un peu dans ce but que mon expo s’est installée durant quelques jours à l’école Clairfont de Portet sur Garonne. Une semaine pas tout à fait comme les autres…

Faire une expo dans une médiathèque et y inviter les élèves, c’est bien mais quand les animaux s’invitent au sein même de l’école, c’est un plus ; Dans ce contexte particulier, les enfants s’approprient le projet, cela devient « leur exposition ». A l’école Clairfont, mon intervention était préparée en amont par l’équipe enseignante. La visite du blog a servi de base et a permis des échanges plus riches aboutissant sur des questions très pertinentes. Autre point positif, l’idée d’ouvrir les portes de l’école aux parents d’élèves, un soir, après la classe. Une sacrée réussite vu le nombre d’enfants qui sont (re)venus accompagnés de toute la famille. A partir de ce moment, silence🤫 ! les enfants ont servi de guide. Quelques parents m’ont confié que leurs enfants leur avaient déjà fait un véritable exposé de l’évènement, preuve, s’il en fallait, que l’objectif était atteint.

La salle informatique de l’école Clairfont transformée pour la cause.

Que dire de cette semaine ? 9 classes et près de 220 élèves cela représente un sacré challenge . Les divers retours transmis par l’équipe enseignante indiquent que les enfants ont adoré; sur ce point, après chaque passage de classe, j’en étais déjà convaincu . Durant mes interventions, j’ai eu droit à tout ce que l’on peut espérer, ceci allant d’un témoignage passionné jusqu’à une haie d’honneur avec une « ola » improvisée dans le couloir. Que dire du poème  » à la façon de » Maurice CAREME que m’a dédié la classe de CE2 et des dizaines de dessins réalisés par les élèves pour me remercier ? Outre ceci, étant du terroir, j’ai particulièrement apprécié une remarque d’un gamin ; « vous avez un bel accent » 😂 Autre point: Par pudeur pour mon pèse-personne et eu égard à mon taux de diabète, je ne parlerai pas du cadeau « sucré » offert par l’équipe enseignante pour me remercier. Tout était top ! 👍Je tiens à remercier Bénédicte, la Directrice, l’ensemble des enseignants et tout particulièrement Delphine et Frédéric mes « impresarios » locaux ; ils m’ont permis de revenir à l’école élémentaire quelques années après. Ça a changé un peu depuis la fin des années 60, début 70 🤔…

Bilan général ? Depuis que j’ai débuté cette activité, j’ai constaté que les enfants connaissaient mieux les animaux des autres continents (ou bien disparus du globe) que la faune locale. Outre la volonté de faire découvrir à cette génération ce que nous avons chez nous, j’espère aussi susciter quelques vocations en matière de photographie mais aussi pour les métiers en lien avec la nature. Inciter les enfants à aller dans la nature, c’est un beau challenge de manière à les détourner ne serait-ce que quelques minutes, de leurs satanés écrans📵 ; l’idée et simple, la réalisation plus délicate …🤔

Prochain rendez-vous avec un autre public « la fête du chien et de la chasse » le 7 juillet au bois de Notre Dame à Auterive.

Je vous remercie de votre fidélité et vous dis à très bientôt avec un article très certainement dédié à quelques volatiles …😉

Gérard

L’approche du petit prince.

Si le cerf est le roi de la forêt, le chevreuil est sans conteste le petit prince de nos campagnes. Très présent et facilement visible, il est toutefois méconnu de la majorité des gens. Dans notre région on le qualifie à tort de « biche » ce qui me fait toujours râler😡 ; bien que faisant partie de la même famille (cervidés) il a toutefois du mal à rivaliser surtout au niveau du gabarit. Pour un photographe animalier local, le chevreuil est la valeur sûre car on peut le voir en toute saison, toujours un brin provocateur. Sa simple présence bonifie le cadre ou il vit ; Le chevreuil, c’est la classe à l’état pur. Si besoin était, les scènes qui vont suivre, ont eu un mérite de me confirmer que j’étais fait pour l’approche et non pas pour l’affut, trop statique à mon goût. Retour sur quelques rencontres avec cet animal qui a animé le début de printemps.

Si le chevreuil est un animal très commun sur notre territoire et particulièrement visible, il n’en demeure pas moins difficile à approcher surtout lorsqu’il vit en groupe. Ce jeune brocard faisait partie d’un groupe de cinq animaux installé dans un prairie jouxtant un bois. Lorsque l’on tente une approche, on mise souvent sur un moment où les animaux se nourrissent et ne sont pas trop attentifs ; le problème est, que lorsque l’on a affaire à un groupe, il y en a toujours un qui lève la tête et qui scrute l’horizon. Une vieille femelle tient souvent ce rôle de concierge mais parfois, c’est un monsieur qui prend la relève. A votre approche, l’animal quel qu’il soit, sent le danger mais ne le localise pas toujours. Réflexe de défense chez le chevreuil, il aboie ; oui vous avez bien lu, il aboie pour vous impressionner et donner l’alerte ! J’allais oublier, pour ces approches, le parfum « coco Channel  » machin bidule, faut oublier 😂Petite précision ; Bien que le parfum soit à proscrire, vous avez quand même droit à une douche sommaire sinon ce n’est pas les chevreuils que vous allez approcher mais vous risquez à attirer les renards (c’est bien aussi les renards 🤔).😂

Un jeune brocard en velours a senti ma présence et est aux aguets.

Pour ce brocard rencontré après la mue des velours (fin mars), l’approche et la réaction de l’animal ont été différentes. Ce chevreuil solitaire était couché dans un champs de luzerne et à uniquement senti mon odeur ; il ne savait pas où j’étais. Ces conditions sont assez intéressantes car en fuyant l’animal désorienté peut tout aussi bien revenir vers vous. J’ai aimé cette posture où l’animal bien que paniqué, a marqué un temps d’arrêt pour estimer le danger. Le constat fait, il a ensuite pris la fuite en aboyant, exprimant son mécontentement.

Un moment d’arrêt pour ce brocard estimant le danger.

Autre cas, autre figure. Alors que j’assistais à la fuite d’un groupe de trois chevreuils, bizarrement, un d’entre eux, s’est brusquement arrêté me faisant face en me dévisageant littéralement. Sur le moment, je n’ai pas compris son attitude ; il me provoquait ?🤔. C’est en rentrant à la maison , en scrutant en détail mes photos que j’ai compris ; il faisait simplement une « pause pipi ». Pas très glamour cette scène mais c’est aussi ça la nature.

Une pause s’imposait pour ce magnifique brocard.

Lorsque comme moi, on est allergique à la montagne en hiver (enfin surtout à la neige), le chevreuil est la valeur refuge locale durant cette saison de transition ; Blasé de rencontrer des chevreuils ? Non pas du tout, je les adore❣️

Au niveau actualité « partage », l’expo de Roques se poursuit jusqu’à la fin du mois. Dernière animation, samedi 26 avril dans l’après midi où je vais rencontrer les pensionnaires de la maison de retraite de Roquettes. C’est une première pour moi mais j’espère leur faire partager un bon moment. 😉

Je vous remercie de votre fidélité et vous donne rendez-vous très prochainement pour un nouvel article.

A bientôt.

Gérard

S’il n’y en avait qu’un …

Parfois une rencontre avec un animal est belle, tout simplement parce qu’elle est peu commune ou bien même exceptionnelle ; d’autres fois, je suis simplement émerveillé parce que j’ai réussi à immortaliser le moment en faisant une belle photo. La rencontre avec ce milan noir restera classée au rang des meilleurs souvenirs. Vous me direz que rencontrer un milan n’a rien d’exceptionnel mais réussir à lui tirer le portrait, ce n’est pas anodin. Ne me demandez pas pourquoi cette photo là, a fait « tilt » dans ma tête, je suis incapable de vous expliquer pourquoi je l’adore.

Il fait partie de la famille des rapaces migrateurs. Après avoir passé ses vacances hivernales en Afrique, il revient sous nos latitudes courant mars pour se reproduire; vous voyez, comme quoi on est pas si mal en France (douceur climatique, avantages sociaux etc..) 😂. Il est arrivé, il y a quelques jours et son retour n’est pas passé inaperçu tant ses vols de prospection sont fréquents ; Son vol et ses pirouettes illuminent littéralement le ciel. Malgré un profil de tueur, il est absolument magnifique et pour ne rien gâcher, il est celui qui est certainement le moins farouche de ses cousins milans royaux et buses variables ; lui, au moins, il ose s’exposer.

L’œil pétillant, un profil de tueur, mais quel oiseau magnifique !

Personnellement j’ai été émerveillé par cette rencontre et, c’est plutôt rare, très satisfait par la photo que j’ai pu faire. La photo met en avant ce profil d’oiseau de proie avec des armes redoutables (bec et serres acérées) mais aussi une posture particulière qui prouve que l’oiseau n’était pas en repos mais à l’affut. Le ciel légèrement laiteux et une bonne luminosité sont venus sublimer cette image. Cette image valait bien un article non ?

Prochain rendez-vous à la médiathèque de Roques où « l’exposition « c’est dans ma nature » vous attend du 2 au 27 avril 2024. La rencontre avec le public est prévue le samedi 6 avril à 10H.

Je vous donne rendez-vous très prochainement pour un nouvel article, du moins si la nature le veut bien et se montre généreuse.

Merci de votre fidélité et à très bientôt.

Gérard

Regards de mouflon…

Très souvent une escapade photographique peut ne rien donner et parfois elle tourne à l’enchantement. Une fois page météo visitée, il faut encore regarder les moments où la nature va peut-être vous être totalement dédiée. Le monde appartient à ce qui se lèvent tôt et je le confirme. Actuellement les usagers de la montagne ont prioritairement la tête tournée vers les pistes blanchies à la poudreuse artificielle😡 ; pour ce qui me concerne, ce qui d’ordinaire m’énerve 😞aurait tendance parfois à m’arranger😉. Bref ! ce jour là, un morceau de Cerdagne m’appartenait et pour ne rien gâter, les mouflons pullulaient.

Rien d’exceptionnel que de croiser en cette période des hardes de mouflons sur ce secteur de la Cerdagne mais parfois une rencontre prend un caractère particulier. A votre approche, au lieu de fuir, un animal s’arrête, vous scrute, un brin curieux, c’est ce qui fait la différence avec le reste de la harde. Dans ces conditions, on ne fait pas forcément une photo d’exception, mais une photo que l’on aime, celle que l’on partage et que l’on commente. Cette mouflonne était belle mais ce qui m’a le plus frappé c’est l’originalité du pelage de la tête et … un regard très doux.

Une mouflonne arborant des couleurs peu communes au niveau du masque et des joues

Comme je l’évoquais précédemment, en matière de photographie animalière à l’approche, c’est très souvent le regard d’un animal qui détermine le choix de votre cible. Un jeune mouflon vraisemblablement âgé de moins d’un an (né en avril/mai 2023), bien qu’un peu pris de panique s’est arrêté pour voir qui venait le perturber ; Il a vite compris que je ne lui voulais que du bien. Encore un regard qui en dit long …

Un agneau né au printemps 2023. Une belle petite frimousse.

Dans un précédent article, j’avais déjà parlé de cette surprenante dénomination. Pour les autochtones , « un hibou » est une appellation locale pour désigner un jeune mouflon  male dont les cornes n’ont pas commencé à s’enrouler. Pour l’animal qui suit, il était à la limite du passage à l’âge adulte. Même posture, même comportement que ses congénères si ce n’est que celui ci avait un air supérieur car il trônait glorieusement sur un promontoire rocheux. Dans cette posture, les animaux ont souvent un air hautain et de ce fait moins perturbés par notre présence car il nous dominent.

Un « hibou » dominateur sur son rocher, regard légèrement fuyant mais …

C’est certainement la plus belle rencontre de cette sortie si riche. Visiblement proclamé chef de harde, ce bélier aurait pu se montrer protecteur et afficher des signes d’agacement mais au contraire il s’est prêté à mon jeu ; c’est son côté « Plon Plon » qui m’a séduit. Lui et ses congénères étaient installés sur un piton rocheux et profitaient de quelques beaux rayons de soleil. Là encore, ma cible était identifiée ; j’ai tenté une approche méthodique soucieux de ne pas effrayer les animaux mais aussi de conserver une exposition lumineuse favorable. Il faut dire que la connaissance du terrain offre certaines garanties de réussite, c’est que l’on qualifie d’expérience.

Une anecdote: « C’est pas bien de chasser photographiquement avec le téléphone, sonnerie activée📵!!!! » ; Pour ceux qui me côtoient et qui connaissent bien mon « Néandertalophone », lors de la traque j’ai reçu un appel et l’animal nullement perturbé par la sonnerie de mon bastringue n’a pas bougé d’un pouce, comme quoi les miracles ça existe !!! 😂

Un grand male, corne en💖 ; l’apothéose de ces rencontres.

Cette reprise en montagne, m’a fait beaucoup de bien et m’a permis aussi de juger, si besoin était qu’en matière de photo animalière, on ne maitrise en aucun cas tous les éléments. Le secret c’est la chance, tout faire pour être seul (ou le plus matinal) et ensuite, si les animaux sont sympas, on repart satisfait ou même comblé. Merci les mouflons !!!😉

Du côté de l’actualité, je prépare avec le plus grand soin, l’exposition à la médiathèque de Roques pour avril. Une autre expo est prévue à l’école Clairfont à Portet sur Garonne pour le moi de mai ; j’y retrouverai Frédéric, un enseignant que j’avais rencontré l’an dernier à l’école de GOYRANS. Le « réseau » scolaire est une valeur sûre et fonctionne à merveille 😉.

J’espère vous avoir fait partager, tant soit peu, ce que j’ai pu vivre sur le terrain ; un moment exceptionnel d’autant plus bénéfique en cette période où l’actualité nous torture quelque peu le moral.

Merci de votre fidélité et à très bientôt.

Gérard