Depuis quelques jours, le printemps s’est installé, relégué au second plan par cette actualité morose et ce virus sournois dont tout le monde parle et que personne ne connait.
Alors que la grande majorité des confinés passe son temps devant les chaines d’actualité en boucle, je vous invite à vous protéger de l’overdose d’informations anxiogènes et de mettre le nez à la fenêtre. Pas besoin de masque, de gel hydro alcoolique, de gants et d’autorisation dérogatoire pour observer la nature et plus particulièrement les oiseaux, vous ne risquez rien.
Voici quelques clichés d’oiseaux communs (étourneau sansonnet, moineau, merle et tourterelle) avec en toile de fond de belles couleurs printanières. Je souhaite vous contaminer avec « mon gentil virus ».
Dans les conditions exceptionnelles ou nous vivons, il faut se satisfaire de peu. s’il y a un point positif, le confinement et plus particulièrement la baisse de l’activité humaine, nous ont révélé certaines choses; moins de pollution et la nature qui reprend un peu de terrain. Au petit matin et en soirée on se prend à écouter « le bruit du silence ». Essayez de prêter l’oreille et vous verrez que vous ne percevrez que des chants d’oiseaux et des croassements de batraciens; ce silence nous surprend et parfois nous inquiète. Cette situation exceptionnelle m’a incité à regarder ce qui se passe autour de chez moi. En cette période printanière, les oiseaux ont senti le printemps et sont très actifs. J’ai pu, m’attarder sur les comportements de ces derniers (courses poursuites, bagarres, construction de nids, cris d’intimidation et chants de séduction). Un affut fait de bric et de broc contre la façade de ma maison, de la passion et de la patience m’ont permis de (re)découvrir des oiseaux très communs que j’avais tendance à ne pas (plus) voir. Ces espèces communes souvent décriées car invasives, m’ont séduit et surtout permis de tuer le temps. J’ai pu apprécier entre autre, la beauté des couleurs du plumage de l’étourneau sansonnet, la malice de la pie et l’activité incessante du rougequeue et tant d’autres choses; c’était bien sympa…
Il y a quelques jours, j’ai eu le plaisir d’intervenir à l’école d’ESPERCE pour accompagner le projet « les enfants pour la biodiversité ». La classe de CM1 CM2 de Madame Carole Zonta-Husson à décidé de participer à ce concours. Le choix de « l’animal vedette » pour le citer, « le chevreuil » a été guidé par une de mes précédentes expositions à CAUJAC réalisée en 2019 mais aussi par le fait que les enfants croisent régulièrement le chevreuil en venant à l’école au petit matin; il est devenu pour la plupart d’entre eux un animal familier mais encore assez méconnu.
Lors de mon intervention j’ai présenté le chevreuil à travers quelques clichés relatifs à sa distribution sur le territoire, son habitat, les indices de présences, ses habitudes, sa description physique (identification des sexes et âges des animaux) et surtout tout ce qui est lié à cette mystérieuse chute annuelle des bois. Mon exposé a été complété par des questions préparées par les enfants. L’interrogation qui venait à l’esprit de tous était si l’espèce était menacée; bien que la situation actuelle soit aujourd’hui plutôt favorable, comme pour toutes les espèces, l’équilibre reste très fragile, ce constat n’a, semble-t-il, pas laissé les enfants insensibles.
Maintenant les enfants ont les cartes en main pour préparer cet article et créer une affiche de campagne sur la biodiversité. Il ne reste plus qu’à espérer que ce soit un projet gagnant, moi j’y crois …
Lors de mes précédentes interventions en milieu scolaire j’avais pu constater à quel point les enfants étaient sensibles à la cause animale mais après cette intervention je suis totalement convaincu. Je pense que ma passion aura été communicative et qu’à l’avenir, la cause animale sera bien défendue.
Un grand merci à la classe de CM1-CM2 d’ESPERCE et à Madame Carole Zonta-Husson pour sa confiance et la qualité de son accueil. Bravo à tous les enfants qui ont été formidables.
Parfois des évènements de la vie et les conditions hivernales ne permettent pas d’aller traquer « photographiquement » les animaux en montagne. Une solution s’est offerte à moi en allant découvrir des sites, à deux pas de chez nous, le domaine des oiseaux à MAZERES (09) et la réserve de Bidot à FONSORBES (31). Et là, surprise, j’ai découvert certes des oiseaux mais aussi d’autres pensionnaires plus inattendus . Découvrez les sur mon blog à la page « photographies mammifères » mais aussi « photographies oiseaux ». Bonne découverte.
Les élèves de CM1-CM2 d’ESPERCE -31 ont décidé à participer à l’opération « Les enfants pour la biodiversité ». Ce concours permet aux classes de travailler en profondeur le thème de la biodiversité tout au long de l’année scolaire 2019-2020.
Encadrés par leur enseignante, ces élèves m’ont demandé de les accompagner dans ce projet. Le projet consiste à écrire un article sur un animal qui vit autour de leur école, s’interroger sur la protection de la nature, et créer une affiche de campagne pour défendre la biodiversité.
Dans cette optique, une rencontre est prévue avec cette classe fin février pour présenter l’animal retenu et qui permettra aux enfants de me poser des questions à son sujet.
Merci à cette classe et à son enseignante pour leur confiance et pour cette initiative fort sympathique. A suivre, bien entendu !
Loin de la surenchère avec le monde des photographes animaliers, je faisais, depuis plusieurs années quelques photographies pour garder des traces de ce que j’avais pu voir dans la nature. Et puis, un jour on m’a suggéré de ne plus les garder pour moi mais de les partager. Modeste photographe, équipé de matériel de « monsieur tout le monde » j’ai choisi l’option de me servir de la photographie comme d’un support pour faire connaitre la nature et plus particulièrement le monde animal. Aujourd’hui, je réalise quelques expositions pour présenter au public et particulièrement aux enfants, la faune de notre région. Au fil des interventions, j’ai constaté qu’en fait, nous avons sous les yeux des choses que nous ne voyons pas. Mon expérience, ma connaissance du terrain me confortent dans l’idée que le monde animal est bien mystérieux et force est de constater, que nous sommes souvent en position de perpétuelle découverte. Conditionné par les choses que vous pouvez lire ou entendre au sujet des animaux, vous constatez que vous ne savez finalement rien sur ce monde mystérieux.
En créant ce blog, je me suis lancé un défit celui de vous faire aimer les animaux comme je peux les aimer.