Quelques oiseaux bien tranquilles,

Parfois des activités loisirs nous amènent sur des sites particuliers ou nous sommes loin de soupçonner qu’ils sont fréquentés par de nombreuses espèces animales. Toutefois,  la quête photographique est plus ou moins fructueuse en fonction de votre heure d’arrivée; dès lors que l’activité humaine débute les animaux ont tendance  à s’éclipser tel un mirage. Cette semaine petite visite très matinale sur la base de loisir de Montréjeau dans le Comminges à la confluence de la Neste et de la Garonne. Au petit matin, certains oiseaux, habituellement farouches  se sont montrés assez conciliants avec mon objectif. Découvrons…

L’espiègle,  geai des chênes

Il est la hantise des photographes. Pour ma part, je l’ai gentiment baptisé « la concierge des bois « . Lorsque vous êtes en quête photographique, il a la vilaine habitude de dévoiler la présence des intrus en poussant des cris stridents qui donnent l’alerte aux autre animaux.  Le geai a très mauvaise réputation, car comme tous les corvidés c’est un redoutable prédateur particulièrement d’oisillons.

Habituellement, c’est un oiseau assez difficile à approcher car il est très méfiant; En cette période, certains jeunes sujets sont beaucoup plus sociables. Le Geai des chênes est reconnaissable à son plumage coloré, rayé de noir et blanc sur la tête, dont les plumes peuvent se dresser (huppe érectile). Des plumes rayées de bleu et noir ornent ses ailes. Le bec est prolongé par une bande noire sous l’œil qui donne l’impression qu’il porte des sortes de moustaches noires. Magnifique oiseau qui à un œil fascinant et très expressif.

Un jeune merle, me défie

Alors que j’étais camouflé, ce jeune merle en parure juvénile s’est approché à moins de 2 mètres de moi, intrigué par ma présence mais nullement  apeuré . Comme pour le geai, c’est une preuve que les jeunes sujets sont insouciants et beaucoup moins méfiants que les adultes.

Un  grand moment, j’ai assisté au festin du milan royal.

Tout le monde en a vu en train de faire de grands vols de prospection très lents pour localiser des proies; il est fréquemmenet confondu avec la buse. C’est un magnifique rapace, d’une envergure dépassant les 1,50 m. En vol, il présente une silhouette caractéristique, avec ses longues ailes étroites et fortement coudées, des taches claires sous les ailes et sa queue échancrée (en V). C’est un opportuniste et très souvent, il apparait lorsque d’autres oiseaux (corvidés hérons etc.) ont trouvé de quoi se nourrir. Sur les clichés ci dessous, un magnifique milan  venait de parasiter un corbeau pour lui dérober le cadavre d’un poisson. C’est le propre des animaux habituellement farouches que de devenir moins méfiants lorsqu’il y a un festin en vue.

Ces derniers jours ont été un peu particuliers car les éléments et les grands mammifères, en particulier, ont été un peu capricieux avec mon objectif. Malgré un sentiment de frustration, il y a toujours quelque chose qui est susceptible de vous régaler car la nature a toujours des ressources pour vous enchanter…

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Merci de votre fidélité et à très bientôt

Gérard

Cette semaine on prend de la hauteur

Dans la quête de photos animalières  ce n’est pas toujours vous qui décidez mais la nature, c’est ce qui fait le charme de cette activité. En cette saison, les biotopes d’altitude ont effacé toutes traces de l’hiver et sont peu à peu réinvestis par les animaux… et par l’homme. Cette semaine, j’ai tenu à vous faire découvrir les estives du port de Balès dans la vallée de la Barousse-65 qui reprennent vie après la période hivernale. Comme l’activité pastorale, cerfs, biches et marmottes réapparaissent chaque année en cette période ceci pour mon plus grand bonheur… et j’espère aussi le votre.

Les grands cerfs déjà au rendez-vous.

C’est une particularité des estives du « Cardouet » au sommet du col. Tous les ans, les cerfs « en velours » (état des bois) s’y regroupent  pour y passer l’été avant de se séparer au moment du brame. Bizarrement des dizaines d’individus (j’en ai comptabilisé 24 ensembles à un moment donné)    passent les périodes les plus chaudes  des beaux jours en plein soleil; de cette manière ils régulent leur température. Ils alternent des périodes d’alimentation, de souille dans des trous de vase (rafraichissement et élimination des parasites) et ensuite ruminent en somnolant. L’homme n’a donc rien inventé avec le farniente estival…

Une biche avec des faux airs de « guanaco ».

Cette biche surprise sur un terrain escarpé avec encore des végétaux dans la gueule m’a fait penser, à cause de ses yeux, à un lointain cousin d’Amérique latine. En cette période, en altitude, pas  encore de trace de jeunes faons mais visiblement c’est pour très bientôt.

Dame marmotte, encore discrète.

J’ai eu la chance de ne rencontrer que cette jeune marmotte, mais alors, je n’en ai jamais vu d’aussi peu farouche. Les autres marmottes de la colonie étaient aux abris, certaines préoccupées par leur maternité mais aussi à cause d’un milan royal qui tournoyait au dessus de nous. L’intéressée m’avait l’air bien insouciante prostrée à l’entrée de son terrier me gratifiant d’un large sourire.

La vallée de la Barousse est un véritable paradis pour les passionnés de nature et d’ animaux. Le cerf est vraiment la star des lieux, mais d’autres animaux comme on a vu la marmotte, sont très présents. En fonction des saisons et l’arrivée des nouvelles générations, nous reverrons vraisemblablement les mêmes animaux dans d’autres postures mais nous découvrirons sans aucun doute d’autres espèces. Personnellement même au bout de plus de 20 ans, je ne m’en lasse pas.

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Je vous remercie pour votre fidélité et vous dis à très bientôt.

Gérard

Pour rien au monde, je n’aurais laissé ma place.

On m’a toujours dit que, lorsque on aime les animaux, ils nous le rendent bien. Je peux en témoigner au vu de ce que j’ai pu vivre ces derniers jours. Quel plus beau cadeau pour un photographe que de se retrouver à quelques mètres d’un animal ? Pourquoi se laisse -t-il approcher ? Pourquoi vient-il au contact ? Autant de questions que je me pose et pour lesquelles je commence à avoir des débuts de réponse. S’il réduit son périmètre de sécurité c’est que l’animal a certainement confiance mais c’est tellement étrange.

Un jeune brocard, s’approche de moi

Quel merveilleux moment que celui vécu un soir, à la fraiche. Un jeune brocard (chevreuil mâle) repéré de loin, une approche parfaitement maitrisée et ensuite j’ai laissé  faire les choses. Cet animal est venu à environ 5 à 6 mètres de moi,  curieux et un peu méfiant; insouciance de la jeunesse ou confiance aveugle ? Une chose est certaine, il a senti que je ne lui voulais que du bien.

Un lièvre , pas du tout préoccupé par ma présence

Les conditions météo favorables, l’heure, l’exposition et … la chance  permettent d’immortaliser ce type de rencontres. Comme précédemment le chevreuil, un très beau lièvre s’est laissé approcher en toute confiance et m’a permis de faire quelques clichés. Encore une fois pourquoi ?

Famille nombreuse, pour ces sangliers

Il parait qu’ils sont très nombreux et prolifiques et pourtant on ne  les aperçoit qu’assez rarement et souvent dans de mauvaises conditions (aube ou crépuscule). Cette soirée là, encore une fois, la chance aidant, cette compagnie de sangliers (laies et marcassins) a voulu me faire plaisir. Scène tellement rare mais cette fois, c’est moi qui n’étais pas très rassuré, ça grognait ferme !!!

« La chasse photo » comme beaucoup d’activités nature, a sa part d’inconnu, de surprise et parfois de réussite; cette semaine, pour rien au monde je n’aurais laissé ma place. Egoïsme ? oui peut être, mais sans trop car j’ai quand même décidé de vous faire partager ces moments exceptionnels. N’oubliez pas de (re)visiter les pages du blog ou certaines espèces animales ont été rajoutées dans les galeries respectives.

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Un grand merci à vous et à très bientôt.

Gérard

Un plaisir, l’approche des animaux.

Cette semaine devait être pour moi, le retour à la normale avec une petite escapade en montagne. Et bien, déception   car  les malheureux « ex confinés » urbains sont allés se libérer sur les sentiers de randonnée. Beaucoup de monde en montagne, du bruit, des comportements inadaptés et surtout la fin du calme pour les animaux; une véritable désolation. Certes la montagne est à tout le monde et de ce fait, je ne m’attarderais pas sur ces comportements parfois irrespectueux. J’ai préféré me retrancher dans la campagne profonde, déserte avec pour objectif, l’approche discrète des animaux. Chut !!!!

Le lièvre sort du bois

Je désespérais, un peu  de le rencontrer et puis cette semaine ça a été l’apothéose. Un soir j’en avais quatre sous les yeux au même moment. Comment faire une approche ? Le chercher, en bordure de bois sur un terrain propre (semis, labour ou champ fauché) et surtout côté ombragé. Comme beaucoup d’animaux, il faut le voir avant d’être vu et puis s’approcher de façon rectiligne sans faire d’écarts ou de gestes brusques. On peut alors se retrouver à quelques de mètres de lui. La photo ci-dessous montre à quel point l’œil de  cet animal est fascinant; assez globuleux et très latéral , il  lui permettrait, selon les spécialistes, d’avoir une vue à quasiment 360°, alors il ne faut pas se manquer…

Le lièvre pris entre deux feux.

Lors de l’approche, le lièvre ci dessous, passait des positions assise à debout sur ses pattes arrières; je l’intriguais, mais la présence d’un chat à l’opposé le préoccupait autant. Il  était pris entre deux feux. Il a alterné ces postures pendant plusieurs minutes avant de détaler, effrayé par le départ soudain du chat. Je vous garanti que quand il part, il part; on lui prête quand même des pointes de vitesse variant de 60 à 80 km/h.

La chevrette agacée, aboie.

Une chevrette (et non une biche) a été surprise en bordure d’un bois. Approche réussie et contemplation pendant plusieurs minutes. L’animal a identifié une présence, situation qui l’intriguait. On peut voir sur la photo, que la chevrette à un « bidou » bien rond ce qui laisse présager un heureux évènement. A cette période, certains disent que la future maman serait un peu irritable, je peux en témoigner. Elle est partie tranquillement, en « rouscaillant  » comme l’on dit chez nous, en poussant une trentaine des « baous » qui résonnaient dans les bois; elle aboyait. Cette attitude prouve qu’elle avait senti quelque chose mais qu’elle n’avait pas identifié, faute de quoi, elle se serait enfuie rapidement.

Goupil, version diurne.

A moins de mettre des caméras pièges, les photographes ne l’ont pas facile avec goupil. Une malice, de la méfiance des sens très affutés, il n’est pas facile à photographier. Comment est-il sorti alors qu’il faisait encore jour ? Certainement les conditions (champ fraichement fauché), la faim et peut être des bouches à nourrir. Sur la photo, goupil, venait de « muloter » et a encore un trophée de chasse dans la gueule. Là, j’avoue, j’ai eu de la chance.

Après la déception d’une sortie photo ratée en montagne, je reconnais que j’ai été comblé car la chance a été avoir moi; mais la chance ne se provoque- t-elle pas ? Je vous donne rendez-vous très bientôt pour de nouvelles découvertes et des situations, je l’espère aussi sympas à partager. N’hésitez pas à me faire part de vos observations, commentaires et suggestions directement sur le blog ou par email => ger31l@hotmail.fr.

A bientôt

Gérard 

Retour a la normale, pas si évident!

Cette semaine a été pour beaucoup d’entre nous, l’occasion de relâcher l’étreinte  qui nous bridait depuis plusieurs jours. Pour les animaux, la crise sanitaire a créé des situations cocasses comme à MURET (31) ou des chevreuils arpentaient le centre ville (en traversant à un passage piétons d’ailleurs). A CANNES (06), c’est un sanglier qui s’est pris pour une starlette en déambulant sur la croisette; il est vrai que c’était la période habituelle du festival.

Dans l’habitat naturel, la recherche  des animaux a été rendue difficile par les caprices de la météo, une luminosité déficiente  et une végétation surabondante.

Le chevreuil sort du bois !

Malgré tout, sortant entre un bois et un champ de blé, un animal s’est prêté au jeu et  a daigné poser pour moi. C’était le deuxième soir que je le rencontrais. Ce jeune brocard (chevreuil mâle) surpris mais pas perturbé par ma présence, m’a ausculté de la tête aux pieds. Chose exceptionnelle,  Il m’a laissé prendre une quinzaine de clichés avant de s’esquiver et disparaitre dans les bois. L’occasion m’est donnée de lancer un nouvel appel: arrêtez de l’appeler « biche » c’est bien un chevreuil !

J’en profite pour adresser faire un petit clin d’œil à la classe de CM1 CM2 d’Esperce en lui dédiant ce petit article (réf: articles de ce blog des 13 février et 14 mars 2020).

Vous saurez ce que veut dire « poule mouillée ».

Cette semaine a été bien arrosée. Dans ces conditions, certains animaux cherchent à se mettre un peu au sec dans des endroits fauchés ou défrichés. Voici une pauvre poule faisane pas très à son avantage qui semblait un peu perdue dans un accotement. C’était vraiment une poule mouillée; pauvre bête, elle faisait pitié !

Rencontre avec de malicieux petits perdreaux.

Eux aussi, lorsqu’ils sont en quête de nourriture, recherchent des terrains ou l’herbe a été fauchée. Pour eux, les déplacements dans les hautes herbes sont un peu galère alors ils s’aventurent sur des terrains un peu plus à découvert. Particularité de cet oiseau, il se déplace en trottinant et ne réserve le vol qu’aux « déplacements urgents » comme quand un humain vient les perturber. Le photographe les remercie car pour moi, ils ne se sont pas envolés…

Le retour à la normale a été plus compliqué que prévu. Heureusement que tout ne se prête pas à être photographié facilement,  ce qui laisse beaucoup de part au rêve et à l’imaginaire. Si aujourd’hui le rêve et le rire venaient à être taxés,  je pense que je serais rapidement ruiné.

A très bientôt, pour d’autres rencontres.

Gérard

Avec la nature comme refuge.

Avec le confinement, nous venons de traverser une période on ne peut plus délicate. Pour ma part, je fais partie des personnes qui ont pu apprécier les avantages de la campagne. La « toute proche nature » a été généreuse avec moi et m’a offert des choses merveilleuses que je ne soupçonnais même pas. Ainsi, fuyant les écrans de télé et leur actualité anxiogène, les masques étouffants, les anti dépresseurs et les problèmes  de la vie suffocante des citadins, moi j’ai eu la chance de choisir la nature comme refuge.

Le Bihoreau gris, l’élégance d’un mousquetaire.

Je vous l’ai présenté lors de précédents articles. Cette semaine, je l’ai revu à plusieurs reprises. Installé au bord du lac depuis plusieurs minutes, il m’apparait, venu de nulle part. Il se pose quelques minutes et change de place comme lors d’un « shooting photo » d’un défilé mode. Sa robe vaut qu’on s’intéresse à lui. Tel un panache, deux longues plumes blanches ornent sa nuque. Sa cape bleue dans l’ombre des arbres devient   grise lorsqu’il va s’exposer au soleil, incitant le photographe à se dévoiler.  Son regard de braise,  « rouge orangé » m’a fasciné. Qu’en pensez-vous ?

Le Foulque macroule, un black à nez blanc.

Certainement l’oiseau le plus présent dans les marres et étangs. On l’appelle communément et à tort, poule d’eau. Comme le geai, ses cris d’alerte troublent souvent la quiétude des lieux et donnent l’alerte aux autres oiseaux. C’est un magnifique plongeur actif tout au long de la journée. Etant régulièrement à son contact, j’ai découvert quelque chose qui m’a intrigué; il émet en certaines circonstances, des » bips » stridents (qui s’apparentent un peu  à des éternuements) dignes de sons musicaux produits par synthèse électronique. Etranges cris qui ne laissent pas ses congénères indifférents qui s’agitent soudainement. J’aurais dû apprendre  « le foulque » en deuxième langue!

Dans la famille Héron, je demande le …

Il existe plusieurs variétés de hérons. Ces derniers jours, j’ ai rencontré deux membres de cette famille nombreuse, le héron cendré (1) et le héron pourpré (2). Il y a entre eux, une différence de robe mais ce qui m’a frappé le plus, c’est leur faculté à trouver refuge dans les  arbres. Ces deux oiseaux sont physiquement assez volumineux (de grande taille et envergure) mais en fait, sont des poids plume. Si vous ne les avez pas vus se poser, vous ne devinerez pas leur présence; leurs robes grises et pourpres se fondent avec  les couleurs de la végétation.

Le rossignol; l’entendre c’est bien, le voir, c’est mieux …

Ce petit migrateur revenu de ses quartiers d’hiver est connu pour être un merveilleux chanteur. En ce printemps, il n’arrête pas de chanter jour et nuit. Le problème avec cet oiseau c’est qu’on l’entend toujours et qu’ on ne le voit  jamais. Cette semaine « bingo !  » je l’ai surpris en plein récital sur un arbre mort. Comble de tout, en rentrant et en visionnant mes photos, j’ai vu sur le cliché qu’il chantait tout proche d’un escargot, qui, apeuré est parti à toute vitesse…

La semaine prochaine, débutera l’aire du déconfinement. Dans l’intérêt de tous, il faut espérer que nous n’aurons plus recours à cette mesure de privation de liberté. Personnellement,  cette période m’a permis de me recentrer sur mon environnement proche  et m’a beaucoup apporté. Merci à la nature de m’avoir permis de passer de merveilleux moments de (re)découverte.  Je vais maintenant pouvoir élargir mon rayon d’action et prendre un peu d’altitude pour revoir les animaux un peu oubliés…

Je vous retrouve très bientôt et n’hésitez pas me donner vos impressions sur mes articles en laissant des commentaires sur le blog ou par messagerie => ger31l@hotmail.fr

Gérard

Comme si je n’étais pas là !

La période que nous vivons nous interpelle beaucoup sur nos égoïsmes, nos droits, nos besoins …Les restrictions nous ont imposé de rester confinés et de limiter nos déplacements, conditions qui m’ont contraint à réorienter mes recherches en quête de nouvelles espèces animales à photographier. Du grand gibier qui est ma passion, je suis passé au stade des oiseaux, batraciens, rongeurs, tortues vivant dans des zones humides. Cette semaine, je suis retourné dans la gravière abandonnée. Abandonnée, mais pas par tout le monde…Silence et on observe !

Le Bihoreau gris

Je vous le présentais dans mon dernier article. Le Bihoreau est un petit héron trapu à bec court et  aux yeux rouges. Le dos est bleuté avec le dessous du corps blanc. Il a la particularité de chasser au crépuscule ou la nuit. Celui-ci,  je l’ai vu à plusieurs reprises durant la semaine. Par son comportement,  j’ai imaginé que sa femelle était en train de couver dans les parages; malgré ma présence il changeait sans cesse de place mais ne s’éloignait jamais. Il semblait vouloir  détourner mon attention de quelque chose … C’est le premier oiseau de cette espèce que je rencontre et je suis littéralement tombé sous le charme.

Le ragondin

Victime d’un « délit de sale gueule » le ragondin est le mal aimé des bords de cours d’eau et étangs. Et oui, c’est un gros rat… Si on s’attarde à l’observer, on se rend compte que malgré notre présence il continue sa petite vie. Je l’ai surpris à plonger pour aller chercher une algue au fond de l’eau et la consommer immédiatement sur un ilot, comme si je n’étais pas là …

Des invitées « surprise », les oies Bernaches.

Un jour, grosse surprise après plusieurs apparitions sur le site, je constate en arrivant qu’il y a de nouvelles locataires sur le lac, deux magnifiques oies Bernaches. Bien qu’elles ne m’aient pas quitté du regard, ma présence ne les a pas perturbées au delà. J’ai pu faire mes photos, discrètement et repartir sans qu’elles ne quittent les lieux.

Les risques psychosociaux liés à l’ère du confinement; Humour !!!!

Les images qui vont suivre montrent à quel pont le confinement peut aussi avoir des conséquences néfastes sur le moral des animaux. Toute ressemblance avec l’espèce humaine ne serait que pure coïncidence…

Ces photos, ont aussi demandé un peu de patience …

Pour faire des photos, somme toute modestes, il faut être en réelle immersion dans la nature, tout voir, tout entendre et surtout faire preuve de discrétion.

A bientôt.

Gérard.

Retour aux sources inquiétant …

Après avoir été  exploitées, des gravières situées  proche de chez moi ont été abandonnées. Avant la fin de l’exploitation, des interdictions d’accès au public avaient  été mises en place. Aujourd’hui, bravant les interdits, je suis retourné sur place. Les lieux sont méconnaissables, l’activité humaine les a dénaturés, la végétation a envahit les lieux offrant un refuge idyllique aux oiseaux sauf que …surprise ! Sur un tronc d’arbre semi immergé je découvre  d’énormes tortues de Floride en « insolation ». Pendant ma promenade j’en ai découvert au moins une centaine, certaines énormes, c’était flippant !!!

La tortue de Floride que fait-elle là ?

Officiellement interdite à l’importation et à la vente, mais … Comme pour beaucoup d’animaux, pour faire plaisir aux enfants ont « achète » de petits sujets pour les mettre en aquarium, mais ils  grossissent … Alors on fait quoi ? Et bien, on les lâche dans un lac. Adultes dans des conditions favorables,  les plus gros sujets peuvent  atteindre 40 cm et jusqu’à 8 kg !!! La présence de ces colonies d’énormes « Ninjas » au look préhistorique n’est pas très rassurante.

Un autre occupant omniprésent, le ragondin:

Espèce aussi très invasive introduite en Europe  pour sa fourrure, le ragondin s’adapte très bien à ces milieux abandonnés par l’homme et vu  le taux de reproduction, tout peut aller très vite. Encore une fois l’homme est passé par là mais l’animal n’y est pour rien.

Heureusement, des oiseaux sont là.

Pendant ma balade, j’ai eu le plaisir de voir entre autre, un héron pourpré (1) (en équilibre sur une branche surplombant des tortues) et un bihoreau gris (2)

Une note d’humour et d’optimisme

On avait bien dit qu’avec le confinement le taux de natalité allait exploser …Papa et maman colvert n’ont pas respecté les règles de distanciation sociale, résultat, la cigogne à porté 12 nouveaux nés à la maman. Sur la photo, les leçons ont été retenues, on se camoufle et on se réfugie proche de maman.

Drôles de retour aux sources durant cette semaine, partagé entre de la joie de voir beaucoup animaux et de l’inquiétude  pour leur devenir. Que va-t-il se passer pour la faune et l’environnement  lorsque l’on prendra la décision de remettre le site dans son état originel ? L’homme fait souvent n’importe quoi et il n’est pas surprenant que parfois,  la nature se venge…

A bientôt pour de nouvelles découvertes.

Gérard

Que se passe-t-il autour de la maison ?

Si les mesures de confinement ne nous permettent pas d’arpenter, les forêts, les rives des lacs et cours d’eau et les montagnes, elles nous permettent de « dézoomer » pour « focaliser » sur le proche environnement naturel. Que se passe-t-il autour de la maison ?

Dans l’intimité de la huppe:

Durant ces  derniers jours, un jeu s’est mis en place entre la huppe et moi. Je l’ai vue tour à tour, en quête de nourriture (2), camouflée dans les arbres (1), déclamer  tête baissée son « houpoupou » caractéristique (3) , parader, s’accoupler, rechercher  un lieu pour établir son nid et tant d’autres postures parfois incompréhensibles…. Etrange oiseau qui alterne  discrétion et exubérance.

L’étourneau Sansonnet, ce mal aimé.

Malgré sa triste réputation liée surtout à son caractère invasif, j’ai été encore une fois en admiration devant l’ éclat du plumage de l’étourneau sansonnet  dont les couleurs  semblent  évoluer en fonction de la luminosité du jour.

Cohabitation pour les travaux agricoles:

Un autre grand moment a été d’assister à la cohabitation des oiseaux avec les travaux des champs. Le tracteur à peine en action et en quelques secondes, des nuées d’oiseaux ont envahi les lieux. Hérons garde bœuf (1), pies, corbeaux, milans et même la petite bergeronnette (2) sont venus participer au festin; on se demande comment, en si peu de temps, les oiseaux  peuvent apparaitre de nulle part. Peut-être les réseaux sociaux ornithologiques ?

Mon  futur défi sera, dans les prochains jours, de photographier, un maximum de nouvelles espèces. Il y a à gérer la rareté de certains spécimens mais aussi la malice de certains autres … Sacré chantier sachant, qu’en plus,  certains oiseaux me sont inconnus et de ce fait, je dois m’en remettre régulièrement à des spécialistes ou faire des recherches sur les espèces. Un petit jeu en attendant que mon périmètre  d’intervention  s’élargisse un peu plus avec le déconfinement tant espéré…Merci quand même à la nature pour ce qu’elle nous donne aujourd’hui, en toute simplicité.

A très bientôt

Gérard

Des oiseaux qui réinvestissent le milieu urbain.

Avec le confinement, la baisse de l’activité humaine et plus particulièrement le calme ont favorisé le retour de certains oiseaux sur les toits et le proche environnement  de nos habitations.

Conflit sur un toit:

 Grande a été ma surprise quand, il y a quelques jours  j’ai assisté à une querelle peu banale entre un Goéland (pas trop dans son milieu naturel) et une pie; les deux oiseaux convoitaient une proie (carcasse d’un rongeur). Malgré la différence de gabarit c’est la pie qui a eu gain de cause.

Huppe fasciée, le retour de la vacancière:

Après avoir passé l’hiver en Afrique, malgré la fermeture des frontières, ce magnifique oiseau est réapparu ces derniers jours dans notre région. Son chant très caractéristique   » Houpoupou » trahit souvent sa présence alors que méfiant, on a beaucoup de mal à l’apercevoir. Oiseau aussi beau que fascinant !

Le rouge queue noir, un obstiné:

Un des passereaux les plus teigneux. Lorsqu’il a décidé d’investir votre garage ou un hangar pour y établir son nid, ni votre présence, ni votre envie de le chasser ne le dissuaderont; c’est un obstiné et il est infatigable.

Le héron garde bœuf, s’habitue à la présence humaine:

Très connu pour suivre les engins agricoles et les quelques troupeaux bovins, cet oiseau très grégaire peut  se poser dans les prairies et friches, tout proche des habitations,  dès lors qu’il peut y trouver de l’alimentation (vers, sauterelles, grenouilles et mulots).

Voir ces oiseaux est une chose, les photographier, une affaire de patience et de chance …

A très bientôt, pour espérons le, découvrir d’autres oiseaux ou d’autres scènes insolites.

Gérard