Cette annĂ©e, on pourra dire que rien ne s’est passĂ© comme je l’espĂ©rais. Alors que, durant Ă©tĂ©, les animaux abondaient dans les estives du Port de BalĂšs, vers la mi-septembre, les animaux ont progressivement disparu des places habituellement dĂ©volues au brame. Depuis prĂšs de 25 ans, j’arpente ces bois et prairies, cette annĂ©e aura Ă©tĂ©, de loin, la plus dĂ©cevante. Heureusement, plus bas dans la vallĂ©e, quelques animaux ont gardĂ© les bonnes vieilles habitudes, mais il fallait encore feinter avec les heures de grande frĂ©quentation et les caprices des animaux. Seulement deux cerfs et leurs hardes respectives ont daignĂ© dĂ©voiler leur intimitĂ© sur la place publique ; il fallait quand mĂȘme « se le gagner » car l’un d’entre eux n’est sorti Ă dĂ©couvert qu’un jour oĂč il pleuvait des cordes.
Un grand cerf, avec son harem
Ce cerf et sa cour auront Ă©tĂ© l’attraction de cette soirĂ©e pluvieuse. Si je n’ai pas Ă©tĂ© chanceux durant cette saison du brame, je dois reconnaitre que ce soir lĂ , il fallait oser ; il faisait un temps Ă ne pas mettre un photographe dehors đ§ïž. Vous n’allez peut-ĂȘtre pas me croire mais j’ai fait mon approche et ma sĂ©ance photos sous mon parapluieâïž. Un avantage, il n’y avait pas un chat dans les parages, les moments comme je les aime. Sur la place, un grand cerf (10 cors) magnifiquement couronnĂ©, accompagnĂ© d’une quinzaine de biches, bichettes et faons mais aussi de deux daguets (jeunes cerfs immatures) eux aussi acceptĂ©s dans la harde. ParticularitĂ© de ce cerf, il Ă©tait taciturne ; soit il avait trop bramĂ© et Ă©tait aphone ou bien il Ă©tait tout simplement muet. RĂ©flexion faite, comment mieux passer inaperçu qu’en fermant sa⊠bouche. Les recherches des chasseurs de trophĂ©es sont souvent guidĂ©es par les brames ainsi, pour le cas prĂ©sent, son handicap lui aura certainement permis de passer l’hiver.đ€

Le second plus frĂȘle mais dĂ©jĂ bien bĂąti
Celui-ci j’ai eu beaucoup de mal Ă le mettre en boite ; la troisiĂšme tentative a Ă©tĂ© la bonne. Les deux premiĂšres rencontres, il Ă©tait chaud bouillant mais n’a pas daignĂ© rester Ă dĂ©couvert aprĂšs le lever du jour. Lorsque je l’ai revu la derniĂšre fois, je l’ai senti Ă©puisĂ©, marquĂ© par ses nuits de folie. Mettez vous un peu Ă sa place, passant son temps Ă veiller Ă ce qu’un autre prĂ©tendant ne vienne pas sĂ©duire ses conquĂȘtes et Ă©ventuellement conclure avec une de ses belles dames đ. Sa couronne a simplement six cors mais sa dĂ©gaine gĂ©nĂ©rale laisse penser qu’il sera un sacrĂ© client au fil des annĂ©es en espĂ©rant que ⊠Enfin quel que soit son avenir, je vous garantie que cette annĂ©e, il aura bien profitĂ© de la vie. đ


Cet article annonce la fin de saison dans cette merveilleuse vallĂ©e pyrĂ©nĂ©enne. Déçu par la pĂ©riode du brame ? Oui ! bien sĂ»r, mais globalement la saison a Ă©tĂ© de bonne facture malgrĂ© quelques accrocs. La saison des amours, elle, a Ă©tĂ© visiblement perturbĂ©e par des tempĂ©ratures exceptionnellement chaudes pour ce dĂ©but d’automne. Les animaux ne sortaient qu’Ă la nuit noire. En altitude, fiasco complet mais quelque chose me dit, l’expĂ©rience aidant, que la saison prochaine je changerai mon⊠appareil photo d’Ă©paule. Non, ils ne me le feront pas Ă l’envers deux annĂ©es de suite đĄ
Je vous remercie de votre fidĂ©litĂ© et vous donne rendez-vous pour, espĂ©rons le, des pĂ©riodes de rut qui vont concerner d’autres espĂšces en souhaitant que celles-ci soient bien au rendez-vous.
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A trĂšs bientĂŽt.
Gérard