Le brame est pour bon nombre de photographes animaliers, l’apothéose de la saison. Il faut être présent, patient, obstiné et surtout ne pas avoir peur d’affronter les hardes sauvages humaines ; c’est là, le vrai problème. Oui, pour le brame il y a des biches, des cerfs et ceux qui sont certainement plus faciles à photographier …. « les idiots ». Ces derniers débarquent, surtout le weekend et en avant !!! … arrêt au milieu de la route, on lâche chiens et enfants, on crie pour exprimer sa joie mais surtout le summum est atteint avec les tenues vestimentaires ou ces « sauvageons » ont fait le choix de se déguiser en sapin de noël; le jaune fluo et le rose fuchsia sont très tendance cette année. En résumé, la difficulté ne réside pas uniquement à rencontrer les animaux mais plutôt à essayer d’avoir toujours un temps d’avance pour voir ce que les autres ne verrons certainement jamais, parce que, tout simplement, ils ne le méritent pas. « Pitié messieurs, mesdames ressaisissez vous ou bien, restez chez vous ».
Les femmes et les enfants d’abord.
En matière de quête photographique, le brame ne se limite pas à prendre des clichés du roi de la forêt, il y a aussi biches et faons qui occupent le devant de la scène. A l’opposé du cerf qui est à moitié « fada », les biches et faons restent vigilants et sont les véritables sentinelles des hardes. Ces derniers ne rendent pas la tache facile aux observateurs mais quand on sait se montrer discret, des photos sympas sont possibles. Contrairement aux stéréotypes, les places de brames ne sont pas uniquement occupées par un cerf et son harem de biches mais les faons, bichettes et daguets sont fréquemment présents. Ces jeunes pousses sont très souvent apeurées par les vocalises et autres frasques amoureuses du roi de la place.



Le roi, dans toute sa splendeur.
Dans notre région nous avons vraiment beaucoup de chance d’avoir de nombreuses têtes couronnées. Les prétendants au trône sont nombreux mais, quel plaisir de pouvoir immortaliser ce moment où le moindre cerf pousse ce bruyant cri guttural qui vous met le frisson dans le dos. Pour ma part, le plaisir ne se limite pas à photographier un animal en fonction de la beauté de son trophée mais certains individus font preuve d’attitudes assez viriles et musclées qui méritent qu’on s’y intéresse.




Cette année, la saison a été largement altérée par la sur fréquentation des places de brame. J’ai jusqu’alors, quand même fait de belles rencontres et ce n’est pas encore fini. Il faut toujours persévérer et y croire surtout qu’en fin de brame, les « spectateurs colorés, bruyants et indisciplinés » s’éclaircissent. J’ai encore bon espoir ….
Du côté des expositions, LAGARDELLE se termine mardi 11 octobre avec l’accueil des deux dernières classes😥 . J’enchainerai avec une exposition à PINSAGUEL du 25 octobre au 15 décembre ; Oui ! pas ou peu de temps mort ; je vous donnerai des nouvelles tout prochainement.
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Je vous remercie de votre fidélité et vous dis à très bientôt pour un nouvel article.
Gérard
Un bien joli reportage Gérard avec un texte oh combien réaliste. Suite aux mauvais comportements de certains visiteurs, mais également certains photographes animaliers qui n’en n’ont que le nom. La réserve de biodiversité ou j’allais faire mes clichés a été contrainte de durcir considérablement les règles que photographier le « Brame » sera quasiment impossible maintenant.
😒
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Merci pour ton commentaire. Pour ce qui concerne l’endroit ou je vais je ne sais pas ce que les autorités vont pouvoir faire mais nous allons à la catastrophe. Tous les usagers de la nature abusent; On vit dans un monde de dingues, c’est triste.
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Oublions les idiots !… Bravo pour ton texte et tes belles photos sur ces beaux moments que nous attendons chaque année.
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Je pense qu’il nous faut savourer ces instants magiques car cette « fête » ne durera pas. Tout le monde va payer les conséquences des débordements dès lors que l’on va sévir. Regrettable …
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