Un été déboussolé

Jamais nous n’avions relevé autant de signes d’alerte donnés par la nature. Températures record, sècheresse et leurs conséquences. Et au milieu, il y a nous et surtout les animaux pour qui la vie ne tient qu’à un fil et qui par souffrance et dépit ont parfois quitté leurs territoires pour aller chercher refuge aux abords et dans les villes ; des sangliers ont été filmé en ville à Ajaccio pour ne citer que cet exemple. Les oiseaux semblent avoir disparu, les mammifères sont rarement visibles ; La canicule a, par exemple éclipsé presque totalement la période du rut du chevreuil habituellement si prolifique en matière photographique. Bref ! c’est une véritable désolation et nous, humains pouvons culpabiliser et surtout arrêter de nous plaindre quand nous pouvons activer (du moins pour l’instant) des clims, ventilateurs et ouvrir les robinets ; les animaux ne bénéficient pas d’un tel confort. Certains intégristes de l’écologie  tirent souvent à boulet rouge sur certaines pratiques agricoles ; aujourd’hui, par expérience du terrain, je pense que s’il n’y avait pas eu l’irrigation en zone de plaine, durant ces dernières semaines, la plupart des animaux seraient morts. Dans ce contexte difficile, ce n’est pas très glorieux mais j’ai tout de même réussi à voler quelques menus clichés à certains animaux en grande souffrance.

Le choucas des tours, un oiseau méconnu avec un regard malicieux.

Il fait partie de la famille des corvidés et il est souvent qualifié à tort de corbeau. Le choucas des tours est un oiseau dont on ne peut vraiment apprécier le charme que lorsqu’on fait de la photo, sinon il passe inaperçu. Il a la particularité d’avoir un plumage dont la couleur varie en fonction de la luminosité et de l’exposition au soleil. Que dire aussi de cet œil pétillant qui n’est pas sans rappeler celui d’un de ses cousins, le geai des chênes. Il a la malice dans le regard et que dire de sa faculté à fuir le photographe; un vrai corvidé dans l’âme.

Un coucher de soleil dans les plumes et l’animal est sublimé

Le pluvier guignard un nouveau venu dans ma galerie.

C’est la première fois que je croise le chemin de ce magnifique oiseau. Il vit essentiellement sur des zones planes d’altitude. Son habitat est souvent malmené par l’activité humaine (ce n’est pas une surprise) et particulièrement par les installations des stations de ski. Pour ma part, c’est la première fois que je le rencontre et si j’attends autant de temps …. Profitez donc pleinement de cette image, il vaut mieux.

Voici le petit nouveau, le pluvier guignard

Les cervidés en mode « zombi ».

S’il est des animaux qui souffrent des fortes températures en montagne, les cervidés font partie de ceux là. Même en altitude, la chaleur, les mouches et  tiques, viennent pourrir la vie des animaux alors, ils cherchent à se protéger. Pour eux la seule solution est de faire des bains de boue quand il reste des souilles encore humides.

On pourrait croire qu’un incendie est passé par là; Pas très difficile de voir qui s’est souillé dans la boue

Un autre exemple avec ce cerf « grisonnant » encore maculé de boue séchée. Son regard en dit long sur ce qu’il pense de ce c… qui l’a dérangé. « Désolé mon gars mais c’est la rançon de la gloire ».

Qu’est ce t’as !!! tu veux ma photo ?

Drôle de période où rien ne va comme on le voudrait. J’espère que la saison du brame du cerf qui débute (mi-septembre/ mi-octobre) ne va pas être trop perturbée par les aléas climatiques car c’est pour moi le point culminant de l’année et je serais vraiment déçu de passer au travers.

Du côté des expos, Lagardelle sur Lèze à débuté et se poursuit jusqu’au 8 octobre avec une rencontre avec le public le samedi 1er octobre à 10H. Pour ce qui est des interventions en milieu scolaire, un rendez-vous est fixé avec une classe de CM1-CM2 à l’école de Cintegabelle le 17 octobre prochain.

Je vous donne rendez-vous très prochainement j’espère pour un nouvel article, sous réserve que les conditions climatiques se normalisent un peu et me permettent de faire de belles rencontres.

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Merci de votre fidélité et à très bientôt.

Gérard

6 réflexions sur “Un été déboussolé

  1. Grâce à mon garçon Thays, que vous avez rencontre à l’école de Caujac,je vous connais.
    Quel plaisir de vous suivre.Merci d émerveillé la famille à chaque article.Continuez.

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  2. Merci et bravo par ces belles photos et les commentaires qui sont des plus justes et que je partage totalement
    je vous souhaite un très bel automne,
    bien cordialement nature,
    Hubert Vignaux
    (En plus de mon compte photos sur flickr, j’ai aussi un compte sur instagram : vignauxhubert)

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