Au cœur de l’été

En matière de photographie animalière, vous pouvez tout prévoir mais en dernier recours c’est la nature qui décide. Durant ces derniers jours, la canicule est venue nous plomber mais aussi changer le comportement animal. Ainsi la période du rut du chevreuil aurait dû débuter mi-juillet et pour moi, ce n’est pas loin d’un zéro pointé. Mais outre cela, comme partout, il y a parfois la bonne surprise et ça a été le cas avec la rencontre avec un jeune faon. Pour compléter la galerie, une nouvelle image réalisée à la maison avec un pic vert, toujours aussi obstiné et provocateur. Pour terminer, la montagne avec un cliché venu tout droit de la vallée de la Barousse, celui d’un cerf en posture « dominante ».

Rencontre avec un Bambi si attendrissant

Pour ceux qui ne sont pas des adeptes de Facebook, retour sur la belle surprise de ce mois de juillet. J’avais repéré une chevrette et puis, elle n’était pas toute seule ; le jeune faon était blotti dans le sillon d’un chaume de blé, immobile au point que j’ai eu beaucoup de mal à l’apercevoir. Approché à une poignée de mètres, une petite vidéo rapide et quatre ou cinq clichés s’imposaient. Ensuite, il m’a fallu quitter les lieux au plus vite afin de ne pas perturber la chevrette, ne pas imprégner le faon de l’odeur humaine et surtout éviter de prendre le risque que la mère l’abandonne. Il y a plus de vingt ans que cela ne m’était plus arrivé de tomber sous le charme d’une telle scène. On peut donc en déduire qu’il ne faut jamais désespérer. Pour le prochain, il ne faudra peut-être pas attendre 20 ans quand même … 😰

Bambi remis en scène, 80 ans après la sortie du film..🤩

Le pic vert, un invité de la maison

Il était déjà présent lors du précédent article, mais son obstination et ses provocations font que je me fais toujours un véritable plaisir à l’observer et parfois lui tirer le portrait quand Monsieur veut bien se donner la peine. Celui-ci m’a provoqué pendant un long moment, affairé à fouiner au sol, se dérobant parfois pour revenir quelques minutes plus tard ; il était obstiné mais avec moi, il a trouvé à qui parler. Oui, moi aussi je suis un peu tête de mule ; « T’as pas gagné mon gars » !!!!

Le pic vert, un oiseau malicieux au comprtement déroutant 🤪

Un cerf avec un air « supérieur »

S’il est un animal qui en impose, c’est bien le cerf ; il est sans conteste le roi de la forêt. Une posture le met particulièrement en valeur, c’est quand il se trouve posté au dessus de vous ; il trône littéralement et dans ce contexte, votre présence ne le dérange pas au delà. La prestance de l’animal, son air supérieur ne sont pas sans rappeler l’attitude de certains « roitelets » qui gouvernent ce monde ; la différence réside dans le fait que le cerf est sain, naturel et surtout bien moins nocif. La photo que j’ai choisie de publier a fait « tilt » chez moi ; je ne sais pas pourquoi mais les conditions, le soleil caché, le contrejour et la lumière à minima ont fait que des reflets violacés sont venus s’inviter sur le cliché. Notre roi de la forêt méritait bien qu’on l’admire 🤴.

A la foi curieux et hautain, ce cerf me dominait.

Cette année juillet n’a pas été aussi prolifique qu’à l’accoutumée, la chaleur étant vraissemblablement responsable de cette situation. Pour les prochains jours, il semble bien que les ébats amoureux des chevreuils sont enfin lancés mais avec ces bestioles, rien n’est gagné d’avance. En montagne, les cerfs, eux continuent à me faire plaisir et j’espère pouvoir vous faire partager cette générosité. Nous verrons bien…

Je vous remercie de votre fidélité et vous dis à très bientôt pour de nouvelles scènes de vie animale.

Gérard

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