Contre nature…

Les animaux sont relativement bien équipés pour affronter les rigueurs de l’hiver même en cas de températures extrêmes. Nous humains, nous voyons rapidement nos limites. Ainsi, ces derniers jours je me suis hasardé à changer de technique de chasse en passant de la « billebaude » (Pour les non initiés, traque du gibier au hasard) pour celle de l’affut. Cette nouvelle expérience, bien qu’assez concluante au niveau résultat, l’a été moins au niveau santé. Un immobilisme de statue, agrémenté d’un petit -4° au mercure🌡, une légère brise et patatrac !!! Bref ! dès que je serai rétabli, je reprends mes bonnes vieilles habitudes, en bougeant , c’est bien connu, il fait beaucoup moins froid.

Un perdreau figé par le froid

Ce perdreau, est le seul oiseau que j’ai pu surprendre, il y a quelques temps déjà avec ma technique de chasse préférée, l’approche. Que dire de ce pauvre bougre transit par le froid et pour lequel les gouttelettes d’eau sur son dos flirtaient avec la glace. Je vous rassure, malgré cette posture semi-congelée digne de chez « Picard »🥶❄ (mince ! la pub est interdite, désolé), quand il s’est décidé à partir, il est parti et très vite.🚀

Quand te reverrai- je ? 🎶🎼

Le rouge gorge, socialement coopératif

Il est des espèces pour lesquelles, le froid les rend plus abordables. Déjà peu farouche en temps normal, le rouge gorge, lorsqu’on est bien caché, inerte, n’hésite pas à se poser tout près de vous, un brin hautain, limite provocateur. C’est un oiseau superbe et certainement un des plus faciles pour se faire la main quand on débute la photo animalière.

Quel merveilleux perchoir que ce piquet au soleil pour ce rouge gorge, un brin provocateur.

La grande aigrette monte sur scène

Cette grande aigrette est une habituée de mon objectif mais, ce jour là, bien camouflé dans mon affut, j’ai réussit à faire une photo ou animal et ambiance étaient en parfaite osmose. Le halo de lumière sur l’animal contrastant avec le fond d’écran sombre, l’effet miroir de l’eau tel une scène de théâtre, tout était réuni. A vous de juger, d’apprécier ou non, moi j’adore. Moralité: Parfois, il vaut mieux laisser faire la nature que de passer des heures à bidouiller son appareil photo ou son PC pour faire du « commercial ». Là c’est du 100% bio, 100% naturel !

Pas du tout expressive par le geste mais quelle grâce, quelle beauté !

Le froid rime avec oiseau et en ce moment, les volatiles sont les seuls à bouger un peu. Je suis plutôt « en froid » avec les excès du thermomètre mais il faut reconnaitre que c’est souvent dans des conditions difficiles (pic de froid et de chaleur) que l’on a des chances de rencontrer de l’insolite. Véritablement passionné de cervidés, je me pose souvent la question sur leurs conditions d’existence en hiver; le mieux c’est d’aller voir peut-être ?

Je vous remercie de votre fidélité et vous dis à très bientôt pour un nouvel article.

Gérard

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