Comme je vous le dis souvent, lorsque vous faites de la photo animalière, vous avez beau partir avec un objectif, à la fin c’est la nature qui décide. J’avais envisagé de changer de cible en vous faisant partager quelques clichés de quadrupèdes et bien c’est raté ! Il est vrai que la nature est perturbée par ces humains brutalement déconfinés et qui se précipitent dans la nature au mépris de certaines règles de savoir vivre et de savoir être à la limite de se demander si nous vivons dans une société civilisée. Les animaux dans tout ça, ils subissent les assauts de ces « hardes sauvages » contraints de changer leurs habitudes et leurs heures de sortie; tiens ! comme les humains. Ces derniers jours, le seul moment ou l’on pouvait espérer apercevoir le moindre animal et surtout les oiseaux, c’était à l’aube, à l’heure ou blanchit la campagne…Il y a une explication beaucoup moins romantique que je vous laisse imaginer.
Un bihoreau gris me fait encore craquer.
Lors de la précédente parution, je vous ai parlé de cet oiseau magnifique qui, personnellement me fait craquer. Il a un œil pétillant, un regard très expressif qui dévoile immédiatement ses intentions. Quand vous le voyez, vous pouvez être certain qu’il vous a déjà vu; s’il reste sur sa branche, vous pouvez en déduire qu’il se prête au jeu et qu’il veut vous faire plaisir. Je ne me lasserai jamais de voir et revoir ce magnifique oiseau. Le plaisir est-il partagé ?

Une nouvelle venue, la fauvette.
Au petit matin, bon nombre d’oiseau s’en donnent à cœur joie et leur chants trahissent leur présence. Vous cherchez désespérément à les voir et … rien; vous avez l’impression que ce sont les arbres qui chantent. Et puis, après un moment d’observation méticuleux, un mouvement se dévoile entre deux branches et enfin vous repérez l’artiste. Cette fauvette, je l’espérais depuis des lustres, j’avais le son et jamais l’image et bien c’est fait. C’est un petit passereau parfois migrateur mais quelques individus sont sédentaires. Celle-ci je ne sais pas d’ou elle venait mais une chose est certaine, niveau « belcanto » elle avait le profil pour concourir à « the voyce ».

L’aigrette Garzette; l’élégance d’une mariée.
Elle aussi fait partie des stars du blog mais chaque rencontre est particulière. Cette fois, j’étais à l’affut lorsqu’elle a daigné se poser à quelques mètres de moi. Comme pour le bihoreau, la fréquence des rencontres n’y enlève aucun intérêt. En vol, cet oiseau ne va pas forcément attirer votre attention mais au sol, c’est un oiseau tellement élégant que chaque mouvement dévoile une facette de sa beauté. Ce jour là, contrairement au film de François Truffaut, la mariée était en blanc.

Le tarier Pâtre, un passereau peu connu.
Comme la fauvette dont nous avons parlé précédemment, le Tarier Pâtre est un oiseau qui a l’art de passer inaperçu. Je l’ai rencontré à plusieurs reprises particulièrement en montagne mais là, il était en plaine sur les rives d’un lac. Sur la photographie nous avons affaire à un mâle adulte en costume nuptial d’identification facile de par son plumage tricolore, noir, blanc et roux. La grosse difficulté avec ce genre d’espèce au contour de l’œil noir est de trouver un angle de prise de vue ou la petite bille noire va briller; que faire si ce n’est s’obstiner à mitrailler en espérant qu’un cliché vous rende ce que vous attendez. Pour cet oiseau, vu son obstination a rester sur place je pense que sa femelle couvait dans les parages et il s’évertuait a détourner mon attention.

Ces derniers jours j’ai assisté, médusé à des comportements humains que je ne peux que qualifier de débiles. La sortie de confinement peut expliquer certaines dérives mais tout de même; je ne m’attarderai pas sur les détails mais je vous laisse imaginer ! Comme pourraient le faire des animaux traqués, j’envisage dans les prochains jours de me mettre moi même en posture animale et prendre le maquis et surtout de l’altitude; Dès que l’ accès motorisé est réglementé et que le dénivelé est conséquent, la sélection du promeneur s’opère naturellement. La nature est un refuge or, quand on est en terre d’accueil, on la respecte ou …on y va pas.
Merci à tous pour votre fidélité et surtout, n’hésitez pas à réagir sur le blog, par émail ou sur le compte Facebook « Gérard Laurent Photographie ».
A très bientôt
Gérard
Merci gege c est la triste vérité
Continue à nous faire rêver et surtout à découvrir des oiseaux magnifiques
Bises stef
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Merci de ton commentaire ça fait plaisir surtout quand ça vient d’un initié.
Si je fais réver quelques personnes tant mieux car l’actualité est bien morose.
A bientôt.
La bise « masquée ».
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