La semaine dernière, certains d’entre vous ont vu les publications sur Facebook de petites vidéos faites au domaine des oiseaux à Mazères (09). Outre ces épisodes, j’ai fait de belles rencontres avec quelques oiseaux dont un que je traquais depuis longtemps, le pic vert. Rencontres « z’ailées » avec des oiseaux mais j’ai eu aussi la confirmation que l’on pouvait faire des rencontres avec des personnes « zélées ». Le site du domaine des oiseaux accueille de nombreux passionnés et professionnels de la photographie animalière et lors de ma sortie, nos chemins se sont croisés. Respect pour ce qu’ils font mais déception quant à leur état d’esprit! Il est vrai que je n’ai peut-être pas eu la chance de tomber sur de bons interlocuteurs mais ces échanges m’ont permis de me faire ma petite idée. J’en ai conclu qu’ en fait il s’agit d’un monde particulier, plein de rivalités, de surenchères en matière matérielle et où le culte du « moi je » prédomine; en fait tout ce que je n’aime pas dans notre société. L’homme m’ayant encore une fois déçu, parlons oiseaux ….
Rencontre surprise avec une oie à tête barrée
Au petit matin, tant que les oiseaux ne sont pas dérangés par l’activité humaine, l’observation méticuleuse permet de déceler des choses qui pourraient passer inaperçues. Au milieu d’un groupe d’oies cendrées, mon attention a été attirée par un animal, dirons nous, un peu différent, l’oie à tête barrée. Elle ne pouvait porter un nom plus révélateur. L’Oie à tête barrée est un peu comme c’est souvent le cas pour le cygne tuberculé, présente sur le territoire suite à l’intervention humaine. Originaire d’Asie centrale, il y aurait quand même quelques couples nicheurs en France. Je lui trouve une tête de peluche, d’aspect juvénile et un regard plein de douceur; qu’en pensez-vous ?

L’oie cendrée, la concierge du Domaine
Elle est partout sur le domaine des oiseaux et facilement visible. Parfois même on peut la surprendre à se substituer à une tondeuse à gazon et brouter sur les berges des lacs. Contrairement à beaucoup d’autres espèces, même les « lève tard » peuvent arriver à la voir. Il y a souvent des centaines d’individus répartis sur l’ensemble du territoire et croyez moi « ça piaille ferme ». Il semble que la présence humaine ne la dérange pas mais « faut pas abuser quand même ». C’est une véritable concierge qui a, dirons nous, un profil très protecteur. En cas de danger, l’alerte est donnée à grands cris et la colonie réagit immédiatement pour se mettre en sécurité. La légende dit que les oies auraient sauvé les romains au Capitole en donnant l’alerte; moi, ça ne m’étonne pas, cet oiseau est un vigile, un beau et gros vigile (jusqu’à 4 kg).

Une mésange a attiré mon attention
C’est certainement l’espèce la plus présente sur le domaine des oiseaux et pourtant le comportement de cet oiseau, sa curiosité ont attiré mon attention. Peur cette mésange ? non et je suis persuadé que si j’avais eu de quoi manger, elle serait venue dans ma main. Parfois les choses ne s’expliquent pas, elle se vivent. Malgré cette situation, je n’ai pas fait énormément de photos de cet oiseau; Lever le nez du viseur, pour profiter du moment, c’est une autre vision de la photographie, celle qui reste dans la tête et qu’on ne partage que grâce aux récits.

Le Pic vert ou l’art du camouflage
Enfant, j’étais fan de Woody Woodpecker, vous savez ce pic vert, héro de dessins animés, qui poussait des cris ou rires si particuliers. Par sa nature même d’oiseau piqueur, il faisait des dégâts dans le bois, mais à la vitesse vertigineuse d’un marteau-piqueur. Ces souvenirs d’enfance en tête, le pic vert, je le traquais depuis des mois, vu et revu mais impossible de lui tirer le portrait. Au niveau de la difficulté à photographier, je le mettrais au niveau du geai. Un vrai comportement de concierge lorsque vous investissez son territoire; il pousse des cris d’alerte (des Kiaks très sonores) qui alertent les autres animaux; lors de sa fuite, il a un vol très ondulant. Cet oiseau a un œil particulièrement expressif, révélateur de sa malice. Essentiellement arboricole, on le retrouve très souvent accroché aux troncs d’arbres pour y chercher des larves; Pour ma part, j’ai eu l’opportunité de le photographier au sol. Si je ne l’avais pas vu arriver, je passais une nouvelle fois à côté; Au sol, sur l’herbe, seul, le rouge de son crâne peut trahir sa présence. Admirez la beauté de cet oiseau; des plumes jaunes, comparables à des fleurs de mimosa ornent le bas de son dos et la base de sa queue. Alors que certains, recherchent les petits hommes verts sur la planète mars j’ai enfin rencontré le petit oiseau vert sur terre, chacun trouve son intérêt où il peut. Il m’en a fait voir de toutes les couleurs mais maintenant que j’ai une photo référence, je suis persuadé que d’autres vont suivre.

La semaine dernière aura été marquée par les rencontres « z’ailées » avec ces oiseaux mais aussi avec d’autres espèces que vous pouvez voir ou revoir sur le blog à la page « photographie oiseaux » (oiseaux des zones humides). Cette semaine a débuté l’exposition « c’est dans ma nature » à la médiathèque de Saint Sulpice sur Lèze. Une visite commentée était programmée mais les contraintes sanitaires étant trop strictes ( jauges de 6 personnes) nous avons renoncé à cette présentation. Pour les scolaires les animations sont maintenues; Une rencontre fort sympathique avec une classe a eu lieu aujourd’hui et d’autres vont suivre le 18 mars ainsi que les 1er et 15 avril. Ce partage avec les enfants est un pur moment de bonheur, que je savoure particulièrement surtout après en avoir été privé durant quasiment une année.
Je vous donne rendez-vous très prochainement pour, espérons le, quelques clichés mais aussi des échos de l’exposition à Saint Sulpice sur Lèze. N’hésitez pas à me faire part de vos réactions sur le blog, par email ou sur la page Facebook « Gérard Laurent Photographie ».
Merci de votre fidélité
Gérard
« Chouettes » photos (pour des oiseaux c’est de circonstance) et textes agréables à lire.
Sans indiscrétion, quel matériel utilises-tu? (objectif, trépied…) et surtout comment t’y prends-tu?
(Repérages, recherche d’infos pour connaître les habitudes de tes cibles ou bien c’est l’occasion qui fait le larron).
En tous cas, bravo pour ce blog.
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Merci Laurent. J’ai un bridge de Monsieur tout le monde (+- 500€). Il est vrai qu’il a un zoom qui dépote (X83) avec un trépied basique; J’ai privilégié le poids et l’encombrement (pour la rando) plutôt que la performance. Le matos c’est bien mais rien ne vaut la connaissance, la pratique et l’expérience. Je fais essentiellement de l’approche car l’affut ça ne me branche pas vraiment. On parlera de tout ça, quand on se reverra, espérons le bientôt …
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bravo gégé quelle patience !!!!!!!!!
stef
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Merci. Il faut de la patience et du temps et j’ai les deux. C’est devenu bien plus qu’une passion. A++
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