S’il n’y en avait qu’un …

La vie nous apprend que parfois il faut se contenter de peu et ce peu, si infime soit-il, il faut surtout le savourer. Nous passons trop souvent devant des choses qui, au moment nous paraissent banales et qui par la suite doivent nous faire réfléchir et parfois nous enchanter. Après une belle sortie, le soir en s’endormant il faut se dire « tu te rends compte de ce que tu as vu ? ». Cette semaine, une simple rencontre avec un chevreuil, dans notre campagne environnante m’a émerveillé. Pour vous faire partager ce moment, dans cet article, j’ai fait le choix de ne faire paraitre qu’une photo, parce que c’était lui.

Un brocard avec un trophée assez exceptionnel

Alors que j’essayais de retrouver la trace des sangliers rencontrés la semaine passée, ce magnifique brocard a croisé mon chemin. J’ai immédiatement flashé sur la taille de son trophée. Après une approche méthodique, j’ai fait quelques clichés mais la présence d’autres congénères a perturbé ma progression. L’animal a été alerté et malgré sa tête sympathique n’ a pas toléré d’enfreindre aux lois de son périmètre de sécurité. En pleine période de repousse des bois, imaginez déjà la taille des velours. A mon avis, le trophée, pour notre région est assez exceptionnel. Il fallait rendre honneur à cet animal, à sa beauté et à sa prestance. Vous en pensez quoi ?

Si le cerf est le roi de la forêt, j’ai rencontré son dauphin « le petit prince »

Petite réflexion sur la photographie animalière… En cette période assez creuse, du moins pour moi qui je ne prospecte que mon proche environnement, cela me laisse le temps de la réflexion. Je regarde ce que font ceux qui, comme moi, partagent la même passion, parfois j’échange. C’est très enrichissant et cela me conforte dans ma position de vouloir rester à ma place, loin de la surenchère matérielle et de la concurrence exacerbée. Je souhaite simplement continuer à me faire plaisir et, en ces temps difficiles, cela m’est salutaire.

Je vous donne rendez-vous très prochainement pour un nouvel article. Pour ceux qui ont un compte Facebook, n’hésitez pas aussi à consulter ma page « Gérard Laurent Photographie » ou je passe parfois quelques clichés en cours de semaine.

Merci de votre fidélité et à très bientôt.

Gérard

Brrr !!!! Quelques oiseaux bravant d’hiver.

Dans le précédent article je vous avais dit que les oiseaux allaient faire la une, c’est effectivement le cas. Lorsqu’on fait de la photo animalière, on ne choisit pas toujours le sujet mais il faut sentir les bons coups. C’est compliqué en cette période, où certains matins, le vent aidant, on avait des températures « frisquettes » voire « sibériennes » . Quelques oiseaux bravant le froid et parfois la neige ont daigné poser.

La chouette chevêche, sous la neige.

La Palice n’aurait pas fait mieux, mais il n’est pas du tout logique de faire des photos de rapaces nocturnes en plein jour. Pourtant cette chouette chevêche sera la première de sa famille à rentrer dans  ma galerie « rapace de nuit ». Dans la famille Dalton on l’aurait baptisée Jack; elle n’est pas la plus petite qui est la chevêchette mais juste la taille au dessus;. Cette variété reste un petit gabarit (200 g).  Alors, vous me direz comment avoir réussi à la  photographier en plein jour ? Je pense que le temps neigeux lui a imposé une pause forcée sur cette cheminée, sinon mon compteur serait resté vierge. Mon objectif serait de photographier l’ensemble de la famille Dalton, mais c’est loin d’être gagné.

C’était un jour à ne pas mettre une chouette chevêche dehors

Les cigognes bravent le froid.

A mon arrivée au domaine des oiseaux à Mazères- 09, le vent aidant, il faisait un froid polaire (ressenti -7°). Surprise! sur un  petit lac abrité du vent, dont une partie était dégelée,  une vingtaine de cigognes prenaient un bain de pieds. On a plutôt l’habitude de les voir dans leurs nids, haut perchées. Bien réfléchi, par rapport à la température de l’air, littéralement polaire, l’eau leur paraissait plus accueillante, enfin tout est relatif. Ce constat m’amène quand même à une réflexion sur la sédentarisation de cette espèce dans notre région. Aujourd’hui leurs congénères migratrices sont en  Afrique, ou même en Espagne (ça fait moins loin et ça reste dans espace Schengen) où les conditions météo sont un peu plus adaptées. Cette sédentarisation prouve, quand même que la France reste une belle terre d’accueil 😜

Pour cette cigogne, il faisait trop froid pour aller « livrer des bébés«  à leurs mamans.

Union sacrée  insolite entre deux coqs faisans.

D’après vous, qu’est ce qui peut expliquer la présence de milans royaux sur un territoire en dehors de travaux agricoles ? J’ai ma petite idée sur le sujet: ils arrivent souvent lorsqu’il y a eu des lâchers de gibier à plumes. Alerte générale ! En suivant les vols de repérage des milans,  je me dis, je vais voir du gibier. Ca a été le cas cette semaine où, grâce à cet indicateur, j’ai assisté  à une scène un peu insolite. Deux coqs faisans de deux variétés différentes (faisan de Colchide et faisan obscur) accompagnaient deux femelles. Habituellement les plumes auraient volé et là, le danger présent dans le  ciel,  ils en oubliaient leurs querelles de nature hormonale. Tout est possible, dans la nature, la preuve.  Au vu de ce genre de scène, je confirme que les milans royaux sont des opportunistes en matière d’alimentation; ils sont essentiellement  nécrophages mais quelque chose me dit … Malin, qui détient la vérité.

Faisan Obscur (à gauche) et faisan de Colchide, c’était l’union sacrée.

Un magnifique Elanion me défie

Lorsque vous faites de la photo à l’approche, en fonction des circonstances, vous décidez parfois de faire l’impasse sur un animal. Et puis, il est là, immobile, semblant vous défier, vous craquez. Cet élanion était visiblement habitué à la présence humaine car il m’a laissé faire une approche, on ne peut plus facile. Depuis que je me suis intéressé à cette espèce, je m’interroge:  comment un prédateur qui habituellement a  un plumage neutre, peut-il avoir une robe aussi voyante ? l’explication est peut-être dans ses origines africaines…nouvellement installé dans le sud ouest, il est possible que son plumage fasse comme le coronavirus , qu’il mute.

Elanion: un costume pas très adapté à la chasse

Après une période plus ou moins perturbée par les règles sanitaires, uniquement consacrée à la chasse terrain, des projets semblent se dessiner pour passer à la phase « partage ». Les interventions en milieu scolaire et autres expositions vont enfin repartir, chose qui j’espère, va donner le ton d’un retour progressif à la normale. Ces derniers mois, je me sentais comme en manque, car le contact avec le public lors de ces animations me manque vraiment. Une lueur d’espoir et là …personnellement, je veux sortir de ce marasme coute que coute.

N’hésitez pas à réagir, à partager et si ce n’est pas encore fait, à vous abonner.

Je vous dis à très bientôt sur le blog ou peut-être mieux … sur le terrain.

Gérard

Chevreuils en parure d’hiver.

En ce tout début d’année, mes sorties ont soufflé le chaud et le froid; surtout le froid d’ailleurs. Le gibier est assez peu présent à l’exception des chevreuils. Ces animaux, malins comme des singes, ont changé leurs habitudes en quittant le milieu couvert des bois pour s’installer en hardes, en plein découvert dans des chaumes. Double avantage pour eux,  trouver de la nourriture (maïs et tournesol) et surtout voir venir le danger de loin. Le fait de vivre en harde, ne rend pas la tâche facile de ceux qui veulent s’approcher car il y en a toujours un qui a la tête levée. Pour s’abriter du froid, une petite haie champêtre fait leur affaire. Malgré tout, lorsqu’on est souvent sur le terrain, que l’on connait leurs habitudes, la chance aidant on peut se hasarder à quelques approches.

Après midi, bain de soleil.

Le matin, lorsque le sol est gelé on ne peut pas faire une approche discrète, il semble que l’on marche sur des biscotes, ça craque sous le pas, mieux vaut privilégier la période du début du dégel. C’est alors que beaucoup d’animaux prennent du repos, installés à l’abri d’une haie champêtre ou d’un talus, en plein soleil. Même si on les repère de loin, l’approche est toujours délicate parfois impossible. Ce brocard (1ère photo) , confortablement  installé a mis un peu de temps à m’identifier, m’a laissé prendre un cliché et ensuite à pris la poudre d’escampette avec son compère (photo 2). Quand je fais fuir, mes animaux, je ne suis vraiment pas fier de moi et ça a été le cas.

(1) Un jeune brocard surpris lors du farniente au soleil
(2) Brocard avec de magnifiques velours, version cactus.

Une rencontre inattendue sur une butte.

Parfois, la configuration du terrain vous réserve une belle surprise. Arrivé en haut d’une butte, stupeur !  je me suis retrouvé face à face avec un brocard. En pareil cas, il faut s’arrêter et ne faire aucun mouvement. J’ai eu la chance que l’animal s’approche doucement pour essayer de m’identifier. Le soleil favorable pour l’approche ne l’a malheureusement pas été pour la photo ou je me suis retrouvé à contre jour. La contemplation mutuelle a duré un certain temps jusqu’à ce qu’il me sente et prenne le large. Vous remarquerez sur la deuxième photo comme ce brocard tire la langue et a de faux airs de girafe. J’avais oublié de vous dire, pour la chasse photo à l’approche, pas de gel douche et de parfum, il vaut mieux sentir le renard, enfin, pas trop quand même, parce qu’après il faut rentrer voir maman à la maison …🤢🤢🤢

Rencontre avec ce brocard et son air supérieur; on se demande lequel de nous deux a été le plus surpris.
Un brocard avec, tout de même de faux airs de girafe.

Je profite de l’opportunité pour vous remercier d’avoir été aussi fidèles à mon blog, où, par exemple, pour le jour de l’an, vous avez été plus de 80 visiteurs; pas mal pour un jour où  on a la tête ailleurs qu’à la photo (et souvent envahie par un pic vert). La conjoncture fait que l’avenir est assez incertain mais de mon côté je peux vous faire une confidence, sans la photo, la nature et les animaux, je pense que je serais hospitalisé en psychiatrie🤪🤪🤪. Il est certain qu’il faut avoir du temps libre et je dois avouer qu’aujourd’hui, je dois détenir le record du monde de présence hebdomadaire dans la nature. C’est un véritable sacerdoce; l’avantage par rapport à beaucoup de loisirs, c’est gratuit, ça fait du bien et ça ne nuit à personne.  

Je vous donne rendez-vous pour le prochain article ou, quelque chose me dit qu’il y aura de l’oiseau. N’hésitez pas à réagir directement sur le blog, par email ou sur le compte Facebook Gérard Laurent Photographie.

Merci de votre fidélité et à bientôt.

Gérard

Meilleurs vœux 🤩🤩🤩

Je n’oserai pas vous souhaiter une « bonne année » sachant qu’il y a un an, ça n’a pas été le top. En même temps, les plus optimistes diront, ce ne sera pas difficile de faire mieux …

Cette année, je me contenterai de vous souhaiter une « meilleure année »✨🎉🎊. 

J’ai chargé, ce couple de chevreuil (couple légitime, car j’ai assisté à leur mariage l’été dernier💍💍) de vous adresser tous mes vœux.

Repartons du bon pied pour 2021

Je vous fais, j’espère, la dernière bise « socialement distancé »

Gérard