Quelques rapaces bien de chez nous.

Citation: « Un oiseau assis sur un arbre n’a jamais peur que la branche casse, parce que sa confiance n’est pas dans la branche, mais dans ses propres ailes »

Rudes semaines, ou les animaux ont quasiment déserté les campagnes. Déserté, oui, mais partiellement car à la tombée de la nuit certains se hasardent …

Comme je vous l’ai maintes fois avoué, l’oiseau et plus particulièrement le rapace, est pour moi, modeste photographe, quasiment inaccessible quand il est en vol; au sol ou sur un arbre il en est autrement, mais sa méfiance de l’homme reste toujours intacte. Deux éléments le rendent vulnérable, la nourriture et l’amour. Tiens ? certains disent dans des termes plus « cash » qu’il en est de même pour l’homme😍🍗.

Dans les campagnes, les anciens faisaient la chasse à « l’Astou » (la buse) ou à « l’Astouret » (le faucon). Ces rapaces étaient redoutés pour des actes de prédation sur les jeunes volailles;  à l’époque on ne les épargnait pas, ils étaient accueillis au fusil. Aujourd’hui, fort heureusement, il en est autrement; On connait mieux les différentes espèces d’où,  on sait juger de leur utilité dans l’écosystème. Dans notre région de plaine, parmi les plus gros rapaces, on rencontre essentiellement la buse variable, le milan noir et le milan royal. Chez les plus petits, on trouve le faucon crécerelle, le faucon pèlerin ou encore l’élanion blanc. Découvrons en quelques spécimens, qui ont bien voulu se laisser approcher.. un peu.

La buse variable, un sacré phénomène celle là.

Elle est la plus commune et certainement la plus connue. Avec elle, on fait souvent l’amalgame avec ses cousins « milans ». Dans un passé assez récent, elle jouissait d’une très mauvaise réputation et progressivement, on l’a réhabilitée aux yeux de l’homme. Certes, prédatrice mais n’oublions pas qu’elle épure aussi les populations de rongeurs et de serpents. Au niveau photographique, je vous mets au défit d’essayer de faire un cliché , il faut dégainer très vite, à moins que …

Une magnifique buse attirée au sol par quelque chose de bon à manger

L’Elanion Blanc, un magnifique oiseau, très peu connu.

Lorsqu’on l’aperçoit, on pense parfois avoir affaire à un faucon.  La confusion vient souvent de sa technique de chasse. En observation sur un arbre, si vous le dérangez, il s’éloigne et se met immédiatement à chasser. Comme le faucon crécerelle, lorsqu’il a repéré une proie, il se met à la verticale et fait du vol statique avant de plonger sur sa victime.  Différence essentielle au niveau physique, son gabarit légèrement plus gros, un corps plus allongé, une robe blanche et un regard très perçant avec de magnifiques yeux d’un rouge orangé.

Un Elanion blanc en observation dans une haie.

Le faucon crécerelle, autre invité de la semaine.

Je vous l’ai présenté à maintes reprises mais comme il a eu la délicatesse d’enfreindre les lois du confinement, je ne pouvais que lui faire honneur et de vous présenter sa photo; merci l’oiseau !

Un faucon crécerelle à l’affut sur la cime d’un arbre mort.

Ces derniers jours, quelques rapaces sont venus sauver mes « sorties photos ». On aurait pu croire que le confinement humain ait eu une influence sur la tranquillité de la faune, or on ne voit quasiment plus de gibier, sauf parfois à la tombée de la nuit et là, la photo est aléatoire voire impossible.

J’espère vous retrouver plus régulièrement mais comme je vous le dit souvent: « c’est la nature qui décide ».

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 Gérard

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