Mouflon, le seigneur du Carlit.

Mouflon mâle, « barbe noire »

Comme je vous l’avais laissé entendre dans un précédent article, j’aurais bien aimé vous faire découvrir la saison des amours du mouflon, mais les mesures de confinement m’en ont privé; je peste👿 !!! . Cloué à domicile, pour pallier à cette situation,  j’ai fouillé dans mes archives photographiques pour vous permettre de découvrir cet ancêtre du mouton domestique, animal méconnu du grand public mais qui mérite vraiment que l’on s’intéresse à lui.

Cette espèce a été introduite en Cerdagne (66) sur le massif du Carlit en 1957, (provenance de CHAMBORD). Elle s’ est bien acclimaté dans le secteur et sa population n’a cessé d’augmenter. De nombreuses hardes mixtes de mouflons viennent passer les  vacances d’hiver sur la « soulane »(versant ensoleillé)  de Porté Puymorens. Profitant d’un micro climat et d’une végétation de type  méditerranéen, fin avril et début mai, les femelles mettent bas et le site se transforme vite en véritable nurserie. Durant cette période  lorsqu’on se promène dans ce secteur, impossible de ne pas en apercevoir un mouflon (sinon « tchintchin »👓), les populations pullulent.  Aux premiers signes de l’été,  toutes les colonies prennent de la hauteur en se dirigeant principalement vers le Carlit et les sommets avoisinants (2500 à 3000 m).

Hardes mixtes avant la période des naissances

A la rude saison, des hardes mixtes colonisent « la soulane » de Porté Puymorens. La cohabitation des animaux est parfaite pour le plus grand bonheur des promeneurs. Ici deux magnifiques grands mâles , un plus jeune et sept femelles. Une précision, on peut évaluer l’âge d’un animal en fonction de la taille de ses cornes; un vieux sujet a les cornes qui s’enroulent au dessous de son oreille.

Harde mixte profitant des rayons du soleil hivernal.

Printemps rime avec heureux évènements

Fin avril, début mai, la population de mouflons voit l’arrivée de petites peluches que l’on appelle agneaux (portée d’un ou deux). Sur la photo ci-dessous, une harde de femelles avec une flopées d’agneaux; le printemps a été productif. A ce moment de l’année, les mâles ont pris certaines distances quoique, parfois, ils continuent à accompagner ces dames et leur progéniture.

A gauche, sur la photo, vous remarquerez que la robe de la femelle tire vraiment sur le blanc; certainement que les gênes des ascendants n’y sont pas étrangers et il paraitrait que des croissements avec les moutons domestiques sont possibles. Ce n’est pas très sérieux tout ça !!!!😕

Des femelles bien identifiables

Il y a plus de vingt ans, quand j’ai découvert le site de cette colonie de mouflons, il s’avère que l’identification du sexe des sujets était plus délicate qu’aujourd’hui. En effet, comme c’est le cas pour les brebis domestiques certaines femelles arboraient des mini-cornes (souvent dissymétriques), d’où des confusions possibles. Depuis quelques années, les femelles sont tête nue; les mâles seraient-ils devenus fidèles ?😜

Des femelles « tête nue »

Deux mouflons peuvent avoir un « look » très différent.

Selon les gênes de leurs ascendants, les sujets sont très différents. L’habitat et les conditions d’existence peuvent aussi avoir une incidence sur la couleur de la robe et des cornes. Quoi qu’il en soit, les animaux sont très fiers et le montrent.

Jeune mâle, robe et cornes sombres
Jeune mâle, robe et cornes claires., tête blanche.

Un pied montagnard

Bien qu’il ne soit pas un as de la course en montagne comme l’est l’isard, le mouflon plus massif  (les mâles pèsent de 35 à 50 kg et mesurent 80 centimètres au garrot) à un pied très sûr dans les falaises escarpées; son sabot assez large s’écrase sur le sol et prend la forme du support. Il a le pied montagnard; Ci-dessous, sur son promontoire, il m’observe, très fier et dominateur.

Jeune mâle en posture dominante.

Le mouflon est certainement un des grands mammifères que j’ai pu approcher le plus facilement surtout pendant les périodes où les conditions de vie sont délicates; par contre, en été, son habitat avoisine les 3000 mètres et comme on dit « il faut aller le chercher »🥵.

Au vu de ma situation de « confiné », la quête photographique ayant été infructueuse autour de chez moi (1 km c’est peu), il m’était difficile d’attendre d’être « relâché » dans la nature pour vous faire profiter d’un petit article. Les circonstances m’ont poussé à faire quelques rangements et permis de publier ce petit article, en espérant que le prochain soit un peu plus d’actualité. Heureusement que les photos sont intemporelles; Vous remarquerez que j’ai été honnête, car vous n’y auriez vu que du feu 😜.

Je vous donne rendez vous au plus tôt sur ce blog en espérant que vous soyez toujours plus nombreux à nous y rejoindre (Bientôt le 1000ème visiteur est attendu, mais il n’y a rien à gagner🤑). N’hésitez pas à me faire part de vos réactions sur le blog, par émail ger31l@hotmail.fr ou sur le compte Facebook « Gérard Laurent Photographie ».

Prenez soin de vous et de vos proches.

Gérard

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