Heureusement, il était là …

Cette seconde phase de confinement, je la traine comme un boulet; que faire durant ces journées, les plus courtes de l’année mais aussi si longues quand on cherche à  s’occuper ? Heureusement il était là, il a agrémenté ma semaine m’accompagnant pas à pas lors de mes travaux à l’extérieur ; Il me suivait, m’observait, me provoquait et me rappelait à l’ordre par son chant, indiquant qu’il était là. Lui, c’est le rouge gorge, mon petit rouge gorge.

Mon petit rouge gorge

La légende du Rouge-gorge: Un petit oiseau cherchait un arbre pour s’abriter du froid de l’hiver; Tous les arbres lui refusèrent l’hospitalité sauf le houx. Le petit oiseau se blessa avec ses feuilles piquantes, colorant ainsi son poitrail en rouge. C’est ainsi qu’il devint Rouge-gorge.
Depuis lors, comme par punition tous les arbres perdent leurs feuilles en hiver sauf le houx qui avait accepté de donner un abri au Rouge-gorge.
En souvenir de cette histoire, le houx porte toujours des baies rouges.

« On croit que tout est fini, mais alors il y a toujours un rouge gorge qui se met à chanter » Paul Claudel

Retour sur  la fin de saison et (re)découverte de quelques oiseaux

Contrairement au printemps dernier où la faune était en effervescence, aujourd’hui, à l’inverse des humains, tous les animaux  semblent respecter scrupuleusement les règles du confinement. Lorsqu’on veut faire des photos, les sorties ne sont pas de nature à vous enjouer, on a l’impression que tout est fini.😥

Pour essayer de pallier à cette situation, j’ai décidé de ressortir quelques clichés de fin de saison afin de satisfaire certains d’entre vous, passionnés d’oiseaux. Quand je me suis pris de passion pour la photo animalière, fasciné par le cerf, j’en oubliais tout le reste et puis progressivement, au fil des rencontres, d’autres animaux sont venus compléter mon modeste tableau de chasse. Progressivement  les oiseaux se sont invités à la fête mais je dois avouer que je triche un peu en ne les tirant pas en plein vol, car je n’en suis ni capable, ni équipé pour le faire. Posé au sol, sur un arbre, un rocher ou les pattes d’en l’eau ça peut être aussi sympa, non 😜?

Un héron cendré, à la pêche au coup dans l’Ariège.

S’il est un oiseau, de grande taille qui sait se faire discret c’est bien lui; grand et très élancé il profite de sa morphologie mais surtout fait jouer son mimétisme pour surprendre les petits alevins dans les bordures des courants. Admirez la couleur de son plumage qui ne fait qu’un avec les reflets de l’eau…

Discrétion, patience et malice, le secret d’un bon pêcheur

Le traquet Motteux et traquet Isabelle, passereaux des montagnes

Ces deux espèces de migrateurs font partie des « poids plumes » que l’on peut rencontrer en montagne. Comme pourraient le faire le rouge-gorge, ces espèces sont capables de vous suivre pendant de longs trajets de randonnée comme pour vous indiquer votre chemin.

Le Traquet Motteux
Le Traquet Isabelle ou Traquet sauteur

Le faucon crécerelle, un rapace qui se prête à ce qu’on le photographie en vol.

C’est l’exception qui confirme la règle. Il est à mon avis, avec son cousin le faucon pèlerin, un des rapaces que l’on peut assez aisément photographier en vol. Vous me direz pourquoi ? Et bien lorsqu’il chasse, il se positionne à la verticale de sa proie (petits oiseaux ou rongeurs), face au vent et fait du vol statique. Ses ailes battent à plein régime et le reste de son corps inerte, on pourrait le comparer à un hélicoptère. Par contre, lorsqu’il a localisé une proie et l’a identifiée, là, il fait un piqué digne d’un avion de chasse. Regardez ses pattes repliés tel un train d’atterrissage qui se déploiera en arrivant au contact de sa victime.

Le faucon crécerelle, en vol statique.

Drôle de période, qui personnellement me désole. L’activité « nature » tourne elle aussi au ralenti, tout semble déboussolé. Il est vrai que c’est généralement la période la moins propice à l’observation des animaux mais quelque chose ne tourne pas vraiment rond et ce n’est pas que dans ma tête…🤪

J’espère, comme vous, pouvoir repasser rapidement la ligne de démarcation des 1 kilomètre et me retrouver en zone libre, les animaux me manquent. Heureusement, ces derniers jours, que mon petit rouge gorge ne m »avait pas abandonné.

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Merci de votre fidélité et à très bientôt.

Gérard

Mouflon, le seigneur du Carlit.

Mouflon mâle, « barbe noire »

Comme je vous l’avais laissé entendre dans un précédent article, j’aurais bien aimé vous faire découvrir la saison des amours du mouflon, mais les mesures de confinement m’en ont privé; je peste👿 !!! . Cloué à domicile, pour pallier à cette situation,  j’ai fouillé dans mes archives photographiques pour vous permettre de découvrir cet ancêtre du mouton domestique, animal méconnu du grand public mais qui mérite vraiment que l’on s’intéresse à lui.

Cette espèce a été introduite en Cerdagne (66) sur le massif du Carlit en 1957, (provenance de CHAMBORD). Elle s’ est bien acclimaté dans le secteur et sa population n’a cessé d’augmenter. De nombreuses hardes mixtes de mouflons viennent passer les  vacances d’hiver sur la « soulane »(versant ensoleillé)  de Porté Puymorens. Profitant d’un micro climat et d’une végétation de type  méditerranéen, fin avril et début mai, les femelles mettent bas et le site se transforme vite en véritable nurserie. Durant cette période  lorsqu’on se promène dans ce secteur, impossible de ne pas en apercevoir un mouflon (sinon « tchintchin »👓), les populations pullulent.  Aux premiers signes de l’été,  toutes les colonies prennent de la hauteur en se dirigeant principalement vers le Carlit et les sommets avoisinants (2500 à 3000 m).

Hardes mixtes avant la période des naissances

A la rude saison, des hardes mixtes colonisent « la soulane » de Porté Puymorens. La cohabitation des animaux est parfaite pour le plus grand bonheur des promeneurs. Ici deux magnifiques grands mâles , un plus jeune et sept femelles. Une précision, on peut évaluer l’âge d’un animal en fonction de la taille de ses cornes; un vieux sujet a les cornes qui s’enroulent au dessous de son oreille.

Harde mixte profitant des rayons du soleil hivernal.

Printemps rime avec heureux évènements

Fin avril, début mai, la population de mouflons voit l’arrivée de petites peluches que l’on appelle agneaux (portée d’un ou deux). Sur la photo ci-dessous, une harde de femelles avec une flopées d’agneaux; le printemps a été productif. A ce moment de l’année, les mâles ont pris certaines distances quoique, parfois, ils continuent à accompagner ces dames et leur progéniture.

A gauche, sur la photo, vous remarquerez que la robe de la femelle tire vraiment sur le blanc; certainement que les gênes des ascendants n’y sont pas étrangers et il paraitrait que des croissements avec les moutons domestiques sont possibles. Ce n’est pas très sérieux tout ça !!!!😕

Des femelles bien identifiables

Il y a plus de vingt ans, quand j’ai découvert le site de cette colonie de mouflons, il s’avère que l’identification du sexe des sujets était plus délicate qu’aujourd’hui. En effet, comme c’est le cas pour les brebis domestiques certaines femelles arboraient des mini-cornes (souvent dissymétriques), d’où des confusions possibles. Depuis quelques années, les femelles sont tête nue; les mâles seraient-ils devenus fidèles ?😜

Des femelles « tête nue »

Deux mouflons peuvent avoir un « look » très différent.

Selon les gênes de leurs ascendants, les sujets sont très différents. L’habitat et les conditions d’existence peuvent aussi avoir une incidence sur la couleur de la robe et des cornes. Quoi qu’il en soit, les animaux sont très fiers et le montrent.

Jeune mâle, robe et cornes sombres
Jeune mâle, robe et cornes claires., tête blanche.

Un pied montagnard

Bien qu’il ne soit pas un as de la course en montagne comme l’est l’isard, le mouflon plus massif  (les mâles pèsent de 35 à 50 kg et mesurent 80 centimètres au garrot) à un pied très sûr dans les falaises escarpées; son sabot assez large s’écrase sur le sol et prend la forme du support. Il a le pied montagnard; Ci-dessous, sur son promontoire, il m’observe, très fier et dominateur.

Jeune mâle en posture dominante.

Le mouflon est certainement un des grands mammifères que j’ai pu approcher le plus facilement surtout pendant les périodes où les conditions de vie sont délicates; par contre, en été, son habitat avoisine les 3000 mètres et comme on dit « il faut aller le chercher »🥵.

Au vu de ma situation de « confiné », la quête photographique ayant été infructueuse autour de chez moi (1 km c’est peu), il m’était difficile d’attendre d’être « relâché » dans la nature pour vous faire profiter d’un petit article. Les circonstances m’ont poussé à faire quelques rangements et permis de publier ce petit article, en espérant que le prochain soit un peu plus d’actualité. Heureusement que les photos sont intemporelles; Vous remarquerez que j’ai été honnête, car vous n’y auriez vu que du feu 😜.

Je vous donne rendez vous au plus tôt sur ce blog en espérant que vous soyez toujours plus nombreux à nous y rejoindre (Bientôt le 1000ème visiteur est attendu, mais il n’y a rien à gagner🤑). N’hésitez pas à me faire part de vos réactions sur le blog, par émail ger31l@hotmail.fr ou sur le compte Facebook « Gérard Laurent Photographie ».

Prenez soin de vous et de vos proches.

Gérard