« La cerf thérapie », vous connaissez ?

Quelle vie nous menons ! Moi, je fais partie de la minorité silencieuse  qui tolère  le  masque mais qui en a marre  d’en entendre parler. Quelle solution adopter pour oublier cette actualité anxiogène, le masque avec ses adeptes et ses détracteurs ? Alors  que faire à part s’exiler dans la nature, sans TV et surtout sans réseau. Ma solution  pour tout oublier, c’est la « cerf thérapie » (ça ne coute pas 25€ comme chez votre médecin).

Dans cet article, l’actualité animale m’a contraint de vous parler certainement pour la dernière fois de la saison, du brame et de ses mystères. Il est évident que je suis addict à cette espèce animale, peut-être même un peu cinglé mais ça ne me gêne pas vu que dans notre société, les dingues sont si nombreux que l’on a tendance à ne plus les remarquer😁.

Que se passe -t-il en bas dans la vallée de la Barousse?

Les grand mâles, attirés par les biches ont investi les abords des villages. Quelques uns ont été surpris en infraction de « polygamie manifeste »(attention aux contrôleurs de la CAF quand même, faut pas abuser).  Il n’y  avait pas moins d’une quinzaine de prétendantes pour ce magnifique cerf qui donnait un récital de chant; belle santé l’animal 🥵!!!!

Voici » l’ignoble polygame » en train de bramer

Comment ! je me serais trompé sur Jean Claude ????

Dans le précédent article je vous parlais de « Jean Claude », vous savez, l’infatigable séducteur des bronzés. Lorsque je l’avais rencontré la première fois, il était en compagnie d’un autre mâle, un peu plus mûr.  C’est la bizarrerie de la saison , je l’ai retrouvé occupant la même place de brame que son compagnon (mais installé à l’écart); une seule biche était à séduire. Son copain semblait bien passionné et amoureux alors que « Jean Claude » paraissait  totalement passif et désintéressé. Je me serais donc trompé sur les pulsions obsessionnelles de « Jean Claude » ? Bien réfléchi, pourquoi se quereller pour une biche, même qu’elle ait de beaux yeux, au risque de détruire une si belle amitié ?

Jean Claude, assiste médusé aux frasques amoureuses de son copain

Présentation « d’un d’jeun »

Le daguet c’est » l’ado » de la famille ; Il est assez parfois accepté dans les hardes constituées pendant le brame car il ne présente pas une concurrence pour les grand mâles. On l’appelle « daguet » tout simplement parce que sa tête est surmontée des premiers bois qui ont une forme de dague. Celui ci, très filiforme, a besoin un peu de se remplumer, mais ça va venir avec le temps; dans quelques années, il sera peut-être le maitre de la place de brame.

Un daguet un peu « séquet » !!!

Retrouvailles avec ce magnifique grand cerf et sa harde imposante

Rencontré sur une place de brame toute proche l’an passé, le voilà réapparu, puissant, dévastateur  et effrayant pour les jeunes pousses de la harde.  Ces  faons, nés en juin, sont encore sous la protection de leurs mamans qu’ils ne lâchent pas d’une semelle, pardon, d’un sabot. Les jeux sexuels des adultes les inquiètent mais c’est surtout le râle profond du cerf qui les fait, à chaque fois, sursauter et s’écarter soudainement. Les courses poursuites et les déplacements brusques se multiplient pendant ces scènes de brame, ils sont affolés. Ce n’est quand même pas très moral de faire ça devant des enfants…👿

Le grand cerf et sa harde pas tout à fait complète

Cette année m’a montré que, malgré le nombre constant d’individus, il n’est pas toujours facile de se retrouver dans de bonnes conditions pour prendre des photos; il fallait avoir, entre autre, envie d’affronter la météo et ses caprices. La grande satisfaction aura été de revoir quelques animaux, preuve que certains ont survécu aux affres du temps et à bien d’autres entraves  de la vie sauvage animale.

Certains abonnés m’ont demandé si j’avais déjà assisté à des combats entre mâles et bien, non. De belles courses poursuite avec de grand éclats de voix, ça je l’ai souvent constaté. Pour imager,  le cerf est un peu comme l’homme, il a beaucoup de « g..…. » mais au risque d’être ridicule, il préfère s’en aller plutôt que de prendre « une danse ». Plus sérieusement les cerfs qui ont un très grand espace vital, comme c’est le cas en montagne,  n’ont que très rarement l’occasion d’en découdre physiquement avec leurs congénères. A mon avis, c’est souvent la promiscuité qui fait qu’il y a combat.

Je vous donne rendez-vous très prochainement pour un autre petit article.

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 Gérard

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