Comment pouvait-il en être autrement ? Comme c’est le cas pour notre société, la nature marche aussi sur la tête. En montagne, après les changements brutaux de température, la pluie et la neige se sont invitées mettant souvent à mal, la vie animale. Les éleveurs qui ont des bêtes dans les estives font leurs comptes. Les intempéries brutales ont perturbé les animaux jusqu’à parfois avoir des conséquences fatales pour eux; En moins d’une semaine, la météo a eu raison de quatre bêtes sur une estive du port de Balès et il y a ce tout ce que l’on ne voit pas. S’il y en a qui ont profité de la situation ce sont bien les vautours, ils étaient bien présents et repus. Concernant les cervidés, pour lesquels ce devait être l’apogée de la saison, rafraichissement général; les acteurs sont bien présents, mais les scènes de brame se sont faites très discrètes et les hardes ont tendance à descendre plus bas dans la vallée retardant cette belle sérénade.
Les acteurs sont présents en nombre mais…
Les biches, sont bien au rendez-vous avec, comme à l’accoutumée, leur progéniture de l’année . Au moment de la période du rut, les grands mâles tolèrent la présence de ces jeunes pousses (les faons ont plus ou moins trois mois) car, même si ce sont des garçons, ils ne représentent pas une concurrence.

Et pendant ce temps certains mâles…
Avec toutes ces perturbations, j’ai assisté cette année à une scène assez insolite. Le brame, « arme de séduction massive » est habituellement destiné à appeler les biches et surtout à repousser les mâles concurrents du territoire. Le magnifique cerf ci-dessous, membre d’ une harde de cinq mâles bramait et était chaud comme la braise et s’excitait comme jamais. Allez y comprendre quelque chose ?????


Jean-Claude, vous connaissez ?
Jean-Claude, c’était un personnage atypique du film » les bronzés », un brin gringalet et qui s’obstinait à séduire la junte féminine en espérant « conclure ». Son expression « je vais m’la faire » est resté dans toutes les mémoires. C’est pour cette raison que j’ai donné ce prénom très sympa à cette génération de jeunes cerfs qui trainent sur les places de brame, pleins d’espoir… Ils sont très souvent chassés comme des malpropres mais, parfois, quand le « vieux » est occupé ailleurs ou a la tête tournée, il arrive parfois, sur un malentendu, qu’ils arrivent à conclure. Pas si bête les « Jean Claude ».

Drôle de période de brame cette année à l’image de la société où l’on a plus aucune certitude; l’ordre établi est bafoué, et les surprises s’enchainent. Les techniciens de l’environnement ont du soucis à se faire car toutes les pseudos certitudes sont mises à mal. Pour ma part, tout modestement, au fil des saisons, je sais que je ne sais rien sur le monde animal et sur cette nature si capricieuse.
Je vous donne rendez-vous très prochainement avec au programme …. ce que la nature décidera. Peut-être quelques échos un peu plus conventionnels sur la fin de la période du brame mais…
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Merci de votre fidélité.
Gérard
Merci pour ce joli récit plein d’humour et de poésie !
Joëlle
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Merci c’est gentil. En ce moment, c’est pour moi le seul moyen de me faire violence et d’oublier toutes les mauvaises infos qui nous inondent, alors j’essaye de faire sourire. A bientôt.
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coucou gerard tu as de la chance d’ecouter le brame d’un cerf je donnerais tout se que j’ai en mon pouvoir pour ecouter se son sortir de leur gorge si puissantte j’en ai enttendu a la tele mais quoi de plus naturel que dans leurs espace qui la foret je t’envie vraimment de pouvoir voir sa et sur tout ecouter merci a toi de nous faire profiter de tes photo et de tes commentaire et surtout de ton humour avec les jean claude merci a toi gerard
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Merci le « bulls » c’est gentil
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