Un plaisir, l’approche des animaux.

Cette semaine devait être pour moi, le retour à la normale avec une petite escapade en montagne. Et bien, déception   car  les malheureux « ex confinés » urbains sont allés se libérer sur les sentiers de randonnée. Beaucoup de monde en montagne, du bruit, des comportements inadaptés et surtout la fin du calme pour les animaux; une véritable désolation. Certes la montagne est à tout le monde et de ce fait, je ne m’attarderais pas sur ces comportements parfois irrespectueux. J’ai préféré me retrancher dans la campagne profonde, déserte avec pour objectif, l’approche discrète des animaux. Chut !!!!

Le lièvre sort du bois

Je désespérais, un peu  de le rencontrer et puis cette semaine ça a été l’apothéose. Un soir j’en avais quatre sous les yeux au même moment. Comment faire une approche ? Le chercher, en bordure de bois sur un terrain propre (semis, labour ou champ fauché) et surtout côté ombragé. Comme beaucoup d’animaux, il faut le voir avant d’être vu et puis s’approcher de façon rectiligne sans faire d’écarts ou de gestes brusques. On peut alors se retrouver à quelques de mètres de lui. La photo ci-dessous montre à quel point l’œil de  cet animal est fascinant; assez globuleux et très latéral , il  lui permettrait, selon les spécialistes, d’avoir une vue à quasiment 360°, alors il ne faut pas se manquer…

Le lièvre pris entre deux feux.

Lors de l’approche, le lièvre ci dessous, passait des positions assise à debout sur ses pattes arrières; je l’intriguais, mais la présence d’un chat à l’opposé le préoccupait autant. Il  était pris entre deux feux. Il a alterné ces postures pendant plusieurs minutes avant de détaler, effrayé par le départ soudain du chat. Je vous garanti que quand il part, il part; on lui prête quand même des pointes de vitesse variant de 60 à 80 km/h.

La chevrette agacée, aboie.

Une chevrette (et non une biche) a été surprise en bordure d’un bois. Approche réussie et contemplation pendant plusieurs minutes. L’animal a identifié une présence, situation qui l’intriguait. On peut voir sur la photo, que la chevrette à un « bidou » bien rond ce qui laisse présager un heureux évènement. A cette période, certains disent que la future maman serait un peu irritable, je peux en témoigner. Elle est partie tranquillement, en « rouscaillant  » comme l’on dit chez nous, en poussant une trentaine des « baous » qui résonnaient dans les bois; elle aboyait. Cette attitude prouve qu’elle avait senti quelque chose mais qu’elle n’avait pas identifié, faute de quoi, elle se serait enfuie rapidement.

Goupil, version diurne.

A moins de mettre des caméras pièges, les photographes ne l’ont pas facile avec goupil. Une malice, de la méfiance des sens très affutés, il n’est pas facile à photographier. Comment est-il sorti alors qu’il faisait encore jour ? Certainement les conditions (champ fraichement fauché), la faim et peut être des bouches à nourrir. Sur la photo, goupil, venait de « muloter » et a encore un trophée de chasse dans la gueule. Là, j’avoue, j’ai eu de la chance.

Après la déception d’une sortie photo ratée en montagne, je reconnais que j’ai été comblé car la chance a été avoir moi; mais la chance ne se provoque- t-elle pas ? Je vous donne rendez-vous très bientôt pour de nouvelles découvertes et des situations, je l’espère aussi sympas à partager. N’hésitez pas à me faire part de vos observations, commentaires et suggestions directement sur le blog ou par email => ger31l@hotmail.fr.

A bientôt

Gérard 

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